Un abri abandonné - Il y a quelqu’un ?

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MessageSujet: Un abri abandonné - Il y a quelqu’un ? Lun 14 Mai - 2:40

Je suis un volcan qui se noie de l'intérieur, je m’étouffe avec la vapeur qui ne peux s'échapper
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Puisque notre arrivée ne peut pas vraiment s’être fait le même jour puisque sinon nous nous serions logiquement croisés chez le docteur, disons que c’est trois ou quatre jours après ton arrivée ? Ça te va?



Je me surprends à penser que si cet endroit est un zoo, en tout cas, c’est un très joli zoo, car il y a des fleurs magnifiques partout et l’air est d’une pureté incomparable. Je commence d’autre part à écarter l’idée du rêve, car il ne me semble pas que dans un rêve il soit possible de pouvoir sentir et gouter autant de parfums, ni de sentir l’air rafraîchir la peau tandis que le soleil, lui, la réchauffe agréablement. Non…peu importe où j’étais, c’était bien réel.

En marchant vers l’endroit où j’avais aperçu de la fumée plutôt, je commençais à me souvenir de brides des mots qu’Alan disait souvent : « nouveau monde parfaitement pure ! » « Tout recommencé à zéro ou encore» « recommencé à partir de rien »… J’avais compris dès la première fois où je l’avais rencontré qu’il était quelqu’un d’exceptionnel, mais d’avoir trouvé un moyen de rebâtir un nouveau monde à partir de rien était un peu trop difficile à avaler pour moi.

Les herbes commencent lentement à devenir moins hautes et les rochers mon imposants, la forêt, elle, se dessine plus nettement de pas en pas. L’endroit d’où il y avait de la fumée était plutôt vers ma droite alors je m’y dirige lentement. Il n’y a pas de danger immédiat, j’ai donc bien le droit d’observer les alentours ! Après un moment de marche, je finis par apercevoir ce qui me semblait être un abri. Ce n’était pas de là que venait la fumée, mais c’était immanquablement la trace d’un autre être humain.

-Allo ? Il y a quelqu’un ? Demandais-je d’une voix basse et face au silence je redemande d’une voix plus forte : « Il y a quelqu’un ? ». Peut-être que c’est un abri abandonné ? Ou peut-être que son propriétaire est parti se promener ? Me disant que je ne perdais rien à attendre un peu avant de poursuivre mon chemin vers la fumée, j’alla m’asseoir sur un gros billot de bois qui me semblait confortable. Les coudre sur les genoux et la tête entre les mains, je me mets à réfléchir sur cet endroit et à Alan, l’homme qui avait éveillé en moi du désir et de l’amusement, puis qui m’avait fait angoisser et prendre peur…pour ensuite m’envoyer ici d’une quelconque façon.

Vraiment étrange quand même, cette situation. Poussant un long soupire, je me dis que je pouvais bien attendre ici jusqu’au lendemain, comme ça je suis sûr de pouvoir m’abriter une fois que la nuit tombera. Avec un peu de chance, le propriétaire de cet abri arriverait d’ici là, et avec encore plus de chance il ne s’agira pas d’un psychopathe et il pourra peut-être m’aider à comprendre cette histoire de fou.


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MessageSujet: Re: Un abri abandonné - Il y a quelqu’un ? Lun 14 Mai - 14:55

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Isaac Blackwood - R.I.P.

Je m'étais levé tôt ce matin. Le soleil plombait sur la toile de mon abri, ce qui causait une chaleur étouffante. À cette idée, je devais achevé mon abri de fortune afin que cette chaleur cesse, sinon je finirai par cuire. Ne voulant pas rester une minute de plus dans ce four, j'enfilais quelques vêtements légers et mes mocassins que je m'étais fabriqués il y a de cela quelques jours.

Rapidement, je sortais de chez moi, j'étais debout devant mon abri, regardant le soleil qui était déjà bien haut dans le ciel. La journée s'annonçait rayonnante et très chaude. Je fermais les yeux et écoutais les chants des oiseaux inconnus et je profitais de la petite brise qui venait caresser mon visage. Je soupirais. Je m'étais dit que si je ne voulais pas devenir cinglé dans cette nouvelle terre, je devais arrêter de compter les jours et surtout, de prendre une journée différente à la fois. Qui sait ce qu'elle nous réservera comme surprise? Je ne devais pas me hâter de retrouver Bethany, je suis certain qu'elle reviendra...

Je fis le tour de mon campement, à la recherche de me mettre quelque chose sous la dent, mais il n'y avait plus rien. Je devais me résigner à aller chasser... Je risquais un œil à mon jardin, que j'avais semé à l'aide des pépins de fruits et de légumes que j'avais, je ne sais plus trop quand, mais il n'y a pas longtemps. Les plantes n'avaient pas encore matures... Alors l'idée de se faire un ragout était vouée à un échec... Un deuxième soupir s'installa.

Je pénétrais dans mon abri, à la recherche de mon arc et de mes flèches. J'agrippais ma gourde, je voulus y boire de l'eau, mais surprise, il n'y en avait plus... Décidément, aujourd'hui c'était la journée ravitaillement... Je sortis une nouvelle fois de ma maisonnette. Je prenais sur le passage mon couteau afin que je puisse marquer mon chemin sur les arbres. Même si je commençais à reconnaitre quelques signes de la nature qui montraient mon chemin, je ne prenais pas de risque, je ne voulais pas me perdre en territoire inconnu.

J'étais enfin prêt. Je voulais chasser une grosse prise, afin d'avoir assez de nourriture pour un minimum de trois jours... Alors je trapperais la plus grosse bête que je verrais. Ensuite, je la dépècerais, là, assis sur ce tronc. Il était un peu comme un symbole, maintenant, c'était la première chose dont je me souvenais, je me voyais toujours assis sur ce tronc en train de fabriquer mes mocassins. Souvenir...

J'espérais de pas chasser trop longtemps, j'avais tant à faire! Silencieux, je marchais, à l'affut de chaque indice. Je prenais garde à chaque branchage qui bougeait, à chaque battement d'ailes, à chaque souffle... Et surtout à moi, je veillais à faire le moins de bruit possible, je suis un être étranger dans ces lieux, je n'aurais alors qu'une seule chance de tir, je ne devais pas rater mon coup.

Tout en marquant les arbres que je croisais, je remarquais du coin de l'oeil, un cerf à la queue de cheval? Eh bien... Doucement, j'encochais une flèche, je visais ce majestueux animal. Il était magnifique. Je bandais mon arc et je tirais, retenais mon souffle. La flèche siffla dans l'air et elle venait se plantée juste derrière l'épaule de l'animal. Je laissais échappé un sourire, cette planète regorgeait de nourriture.

J'allais rejoindre ma proie, je la prenais par le panache et tentais de la trainer à mon campement, qui miraculeusement, n'était pas loin. Avec plusieurs efforts, j'arrivais. Je m'apprêtais à dépecer mon diner sur le tronc, lorsque je vis une petite silhouette assise sur ce tronc. Je restais surpris. Je ne m'attendais pas à de la visite, surtout que jusqu'à ce jour je n'avais rencontré personne... Je m'approchais tranquillement, j'étais épuisé par ma traine, mais cela ne m'empêchait pas de regarder l'intrus. Je l'examinais, comme si elle était une proie. Elle n'avait pas l'air bien dangereuse...

«Eum... Je peux vous aider?»Demandais-je la voix enrouée, je n'avais pas l'habitude de parler... Ça faisait des jours que je n'avais pas conversé.
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MessageSujet: Re: Un abri abandonné - Il y a quelqu’un ? Mer 16 Mai - 16:10

Je suis un volcan qui se noie de l'intérieur, je m’étouffe avec la vapeur qui ne peux s'échapper
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J’avais attendu un bon moment ! Enfin je crois, mais je ne suis pas certaine puisque je n’avais pas de montre et je sais très bien que le temps semble toujours plus long lorsque l’on n’a rien à faire.

Oui bon, disons que j’ai eu le temps de mourir d’ennui lorsqu’enfin j’entends du bruit. Je me retourne et inspecte la forêt sans rien apercevoir, je pousse un soupir et retourne à ma position initiale, mais peu de temps après je me laisse surprendre par une voix grave et masculine. J’avais sursauté comme jamais auparavant ! En me retournant je vu l’homme. Il était très grand et fait fort, beau quand même aussi! Mais ce qui était dérangeant c’était la carcasse de cerf qu’il trainait derrière lui. L’avait-il...Tuer ? Mais pourquoi ?

Pour manger, évidemment, mais pourquoi avait-il besoin de chasser? Et en plus il était étrange le cerf !

Passant mes yeux de l’homme au cerf, je me lève nerveusement et bredouille : « Oui, herrr, où sommes-nous ? » Près d’un bois, ça, c’est évident ! Mais dans quel pays sommes-nous ? Le Canada peut-être, ils sont réputés pour avoir des gros caribous et des cerfs il me semble. Mes mains papillonnent sur ma jupe et mes yeux vont et viennent sur l’homme, mes pieds et la carcasse.

-J’étais chez Alan, un "ami" docteur, mais il a commencé à devenir fou et là, je ne sais pas trop ce qu’il m’a fait, mais je me suis retrouvée dans le champ là-bas. Je n’ai pas pris la peine de pointer le champ, c’est impossible qu’il ne devine pas de quel champ je parlais puisque celui-ci était immanquablement visible et imposant.

La chose qui me troublait le plus était le manque de tout. Il ne semblait pas y avoir la moindre trace de technologie ou d’indications. Mon Irlande natale était bien connue pour avoir conservé beaucoup de territoire vide, mais pas assez peu surveillé pour que quelqu’un puisse se construire une cabane et y vivre sans problèmes, aussi, d’ordinaire la faune est bien contrôlée il me semble! Un tourbillon étrange d’émotions, de doutes et de suppositions prenait lentement forme au creux de mon ventre. Mais où étais-je donc ?


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MessageSujet: Re: Un abri abandonné - Il y a quelqu’un ? Mer 16 Mai - 18:25

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Isaac Blackwood - R.I.P.

Je soupirais, le poids de la bête sur mon dos commençait tranquillement à devenir de moins en moins supportable. Je m'approchais d'un pas lent de la grosse branche de bois, d'où était maintenant la jeune fille. Je déposais brutalement la carcasse à mes pieds, je m'assoyais à côté d'elle qui était maintenant debout. À l'aide de mon couteau, qui était à ma ceinture, je commençais doucement à peser légèrement la lame sous le cou de la bête.

À sa question, je cherchais mes mots, comment pouvais-je expliquer l'impossible sans savoir vraiment le pourquoi du pourquoi?

«Nous sommes chez moi...» Commençais-je en coupant la queue de cheval du cerf, ses crains me seraient fors utiles, ils pourraient me servir de corde ou d'attache... Je trouverais quelque chose.

Puis elle me donnait une affirmation, d'où elle venait. Du champ de pierre. À ces informations, je hochais de la tête en ne quittant toujours pas mon butin des yeux. Alors tout le monde vient de là, c'est un peu le lieu d'atterrissage du colis et ce colis c'est nous...

«En fait... Nous sommes, comment dire, dans Terra Nova, une planète vierge. Tout ce que je sais, c'est que ma femme est ici et que je veux la retrouver. » je fis une courte pause, je me surprenais à converser, peut-être était-ce à cause de la solitude? Non certainement pas...

Edit de Lalabelle
Nouveau Monde, pas planète. Sinon bon Rp ♥

À cette pensée, je tranchais le cou du cerf pour le faire saigné. Puis j'ouvrais tranquillement son ventre, cet animal était bien grand et gros, il me servirait bien de couverture lorsque j'aurai bien gratté la peau.

Doucement, je dépeçais l'animal, j'en oubliais presque la fille, j'étais concentré à la tâche. J'avais tellement faim que je n'avais que ça à la tête. Je me levais avec nonchalance et entrait dans ma tente, je sortis avec une marmite en terre cuite, j'agrippais une gourde d'eau et à l'aide de celle-ci je remplissais ma marmite. J'allais poser celle-ci sur le feu, mais le feu n'était plus allumé... Je laissais échappé un grognement sourd puis je cherchais mon briquet à feu.

«Mais où est cette foutue pierre à feu?» Je regardais l'étrangère. «Tu ne l'aurais pas vue toi?»

C'était bien la première fois que je prenais la peine de la regarder. Elle était petite, presque gamine, elle avait un visage enfantin presque innocent. Les cheveux courts et d'un roux clair et flamboyant, quasiment aveuglant comme le soleil. Une petite fille quoi... Remarquant que je commençais à la dévisagée, je recommençais donc à chercher mon briquet. Je virais mon camp, sans dessus dessous, je ne le trouvais toujours pas. Je foullais dans mon sac qui était juste à coté de l'entré de la tente, il n'y était pas là non plus... Roh mais où est-il!?
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MessageSujet: Re: Un abri abandonné - Il y a quelqu’un ? Ven 18 Mai - 15:42

Je suis un volcan qui se noie de l'intérieur, je m’étouffe avec la vapeur qui ne peux s'échapper
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Nous étions chez lui, au moins c’était clair de chez clair, cette cabane était sienne !

Je trouvais le contraste amusant, un léger rire gentil passa mes lèvres : « C’est marrant, vous êtes ici pour trouver votre femme et moi parce qu’Alan ne voulait plus que je vois mon époux. » C’est ensuite que le reste de ce qu’il avait d’abord dit me frappa : une planète vierge? Nous étions réellement dans un nouveau monde ? Le charabia du Docteur n’était alors pas si fou ?

Un intense débat commence dans ma tête, les arbres autour de nous ne m’étaient pas familiers, le cerf n’était comme aucun autre cervidé que j’avais pu voir ! Ce cerf qu’il égorgeait à l’instant, sous mes yeux...

Je m’assois de nouveau sur le tronc-banc, en tailleur pour ne pas souiller de sang mes pauvres ballerines. Cet homme-là n’avait rien à voir avec les hommes que j’ai pu rencontrer durant mon mariage, il n’était pas gracieux ni vraiment élégant, ses mouvements étaient forts et durs, presque brusques, et je ne mentionnerai même pas ses vêtements ou sa toilette qui soutenait son point que nous étions dans un nouveau monde vierge.

Il s’était levé d’un pas bourru pour aller chercher un gros pot de terre cuite semblable à ceux que j’avais jadis dans mon jardin. Il semblait irrité, il cherchait partout pour quelques choses en grognant presque : « Mais où est cette foutue pierre à feu? Tu ne l'aurais pas vue toi? »

Ça m’avait prise au dépourvu. Non, je ne l’avais pas vue sa pierre à feu, peu importe ce que ça puisse être. Je regarde autour de moi en espérant voir quelques choses répondant au nom, mais ne vois rien et hoche négativement de la tête.

-J’en ai peut-être une dans mon sac, par contre !
Dis-je soudainement en décrochant le sac de mon épaule. Ce mystérieux sac que le docteur m’avait donné avant de m’entrer de force dans sa grosse machine. S’il m’avait envoyée ici de manière préméditée, ce sac devait logiquement contenir quelques trucs utiles pour commencer à vivre sur une nouvelle terre et même si je n’avais aucune idée de ce qu’avait l’air une pierre à feu, c’était surement utile pour faire du feu et le feu c’est la base de la survie, je crois. Au-dessus de tout, dans le sac, il y avait un gros morceau de tissu, en l’ouvrant je découvris des pommes et des pêches, du pain enrobé dans un autre morceau de tissu, des bâtons de viande et des œufs.

Comment les œufs avaient survécu jusqu’ici ? Pensais-je. Je découvris rapidement en en prenant un qu’ils étaient durs et lourds…Donc qu’ils avaient été bouillis, bon…Il y avait aussi une pochette pleine de divers fruits secs et un gros morceau de saumons fumés dans un morceau d’épais papier brun.

Je noue la bâche de tissu pleine de vivres et la dépose sur ma cuisse gauche, entre mon ventre et mon sac posé sur la droite. En dessous il y a une couverture chaude et par-dessus, un couteau. En soulevant la couverture, je ne découvre que quelques vêtements.

-Non...Je ne crois pas en fait. Mais j’ai de la nourriture ! Dis-je en repassant le sac sur mon épaule, gardant le balluchon plein de nourriture sur mes cuisses.


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MessageSujet: Re: Un abri abandonné - Il y a quelqu’un ? Ven 18 Mai - 16:43

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Isaac Blackwood - R.I.P.

Toujours la tête enfouie dans mon sac à dos de cuire, je levais la tête et regardais le bâton planté dans le sol, qui me servait d'accroche-manteau. D'un geste rapide, je m'approchais de mon manteau qui était suspendu à ce bâton. Je foutais ma main dans la poche et Ô surprise, ma pierre à feu y était! Malgré mon soulagement de ne pas avoir perdu cet objet si important pour survivre, ma joie ne se montrait pas. Je restais de glace.

Je me dirigeais maintenant vers le feu. Je m'accroupis devant celui-ci et je frappais ma pierre à feu, celle-ci avec quelques coups elle faisait quelques étincelles. Puis après des essais répétés, le feu commençait à prendre vie, la braise rougissait et le feu commençait à mordre le bois. J'alimentais quelque peut ma seule source de chaleur et de lumière. Je mis la marmite sur le feu afin de faire bouillir l'eau. Je me disais qu'il fallait que je trouve un endroit logique pour ne pas perdre cet objet. Puis je retournais à ma proie.

Je continuais à la dépecée. Je retirais les organes et tout ce qui n'avait pas l'air bien appétissant. À la vue de mes mains ensanglantées, j'avais eu la pensée de me faire du boudin, mais je n'en avais jamais fait et je ne savais pas comment l'apprêté...Donc j’effaçais cette idée de mon esprit. Ce cerf était gros, son corps était musclé et il n'avait presque pas de gras, il avait l'air d'avoir une viande tendre. Il me donnait l'eau à la bouche.

Je faisais attention, le plus possible, à sa fourrure. Je voulais la garder, plus que tout, puisqu'elle me servirait bien de couverture ou encore de vêtement. Je vidais l'animal, je déposais la viande dans la marmite qui était sur le feu. Il ne restait que le squelette. Je retirais le crâne et je décidais de le garder, je le mis de coter pour le moment, je voulais l'enterrer, il ferait une bien jolie décoration...

Je n'avais pas remarqué qu'elle regardait pour une pierre à feu, lorsqu'elle m'avoua qu'elle n'en avait pas où qu'elle ne fût pas certaine qu'elle en avait une, je lui montrais la mienne.

«C'est ça une pierre à feu... Ça m'étonne que tu n'en ailles, pas une...» Dis-je, presque sèchement.

Puis je la rangeais dans ma poche. Nous étions assis l'un à côté de l'autre, nous ignorant presque. Enfaite j'ignorais plus elle qu’elle ne m'ignorait. Puis elle m'avoua qu'elle avait de la nourriture.

«Tu as quels aliments?» Demandais-je, sans quitter ma tâche.

Je venais de poser ma peau sur un raque, afin qu'elle puisse séché, je la faisais séché parce que j'avais l'intention de la gratter et de garder cette peau, pour en faire une couverture, un habit ou un tapis, je n'en savais trop rien en ce moment, mais je voulais la garder. C'était une tâche longue que je ne connaissais pas vraiment toutes les étapes, mais j'allais y arriver, je savais que j'allais pouvoir le faire et puis... J'ai tout plein de temps à perdre pour faire des erreurs. Je l'écoutais parler, d'une oreille distraite.

«Un ragoût ça te dirait?» Je me surprenais à poser cette question, est-ce que je l'invitais réellement à manger? La solitude m'avait-elle laissée tomber? Peut-importe, que ça me plaise ou nom, cette fille n'avait pas l'air très fille des bois... Et puis j'avais remarqué la manière qu'elle me regardait, un regard de noble. Elle était riche, ça sautait aux yeux. Mais qu'est-ce qu'elle faisait ici? Mystère.

Je la regardais, je m'efforçais d'être accueillant. Elle n'avait pas d'abris, donc elle n'avait nulle part où aller... Je ne tenais pas à ce qu'elle habite avec moi, mais je pouvais la dépannée pendant quelque temps, ou plutôt une soirée pas plus! Il y avait un village non loin d'ici, je ne m'y étais pas vraiment aventuré, mais j'étais certain qu'il y avait des personnes qui étaient bien plus charitables que moi. Ou du moins, plus accueillant.
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MessageSujet: Re: Un abri abandonné - Il y a quelqu’un ? Dim 20 Mai - 19:06

Je suis un volcan qui se noie de l'intérieur, je m’étouffe avec la vapeur qui ne peux s'échapper
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J’ai regardé l’objet avec attention, ça me faisait penser aux trucs ronds utilisés pour aiguiser les couteaux, seulement lié à une corde et à un gros morceau de métal. Je suis aussi dit que je n’aurais surement pas deviné que c’était pour faire du feu si je ne venais pas de le voir en allumer un.

J’étais bien contente qu’il ait pris la peine de me montrer…mais un peu irritée par le ton méprisant qu’il avait utilisé en me reprochant presque de ne pas en avoir une.
«He he, c’est à croire que le docteur n’a pas cru bon de m’en donner une avant de m’envoyer ici…M’envoyer ici sans même m’avertir qu’Ici existait, sacré Alan ! He he…» Fis-je, mal à l’aise en remontant mes genoux à mon menton, entourant mes jambes de mes bras. Le paquet contre mon ventre, sous ma poitrine. «Tu as quels aliments?»J’avais couché ma tête sur mes genoux, faisant le point dans ma tête et l’ignorant presque au passage. Nouveau monde, vide, pur, Pierre à feu… C’est difficile à avaler quand même. Pas de retour possible, j'imagine ? Je suis encore indécise, si c’est vrai, est-ce bon ou pas ? Plus d’époux, plus de censure, plus d’étiquette, plus de pénibles tentatives de conception.

Juste du travail pour survivre, puis pour vivre de mieux en mieux.

- Un ragoût, ça te dirait? J’étais soudainement sortie de ma torpeur, un ragoût ? Je dépose mes yeux sur lui, grands ouverts, puis sur son pot de terre cuite et enfin sur la dépouille du cerf.

-Oui, d’accord….Dis-je en passant les yeux d’un objet à l’autre avec le sentiment que quelque chose était flou et très compliqué pour moi. Soudain je lève la tête de sur mes genoux, comme si je m’éveillais.

-Qu’est-ce que je peux faire ? Demandais-je calmement en levant les yeux vers lui d’un air assurée. «Je suis douée en cuisine, c’était mon boulot, être cuisinière !» Pas plus vrai que ça, d’abord au restaurant de mes parents, puis dans mon ménage conjugal. Cuisiner est l’une de choses que je sais faire le mieux ! Du coup je me souviens aussi qu’il m’avait questionné sur mes réserves : « Pardon, je suis un peu troublée…j’ai des pommes et des pêches fraiches et d'autres fruits secs, une douzaine d’œufs durs et des bâtonnets de viande. Pas grand-chose pour faire un ragout…Mais les œufs pourraient être bons quand même en accompagnement ou même en entrée… Et les fruits en dessert. »Je hisse le paquet et l’ouvre doucement, humant au passege l’odeur mélangée des œufs, de la viande fumée et des pêches. « J’adore les pêches…Je me demande s’il y en a ici, sinon j’imagine que je pourrai garder les noyaux et essayer de les faire pousser… » Dis-je pensivement en imaginant déjà un grand champ plein de pêchiers, de pommiers ou de tout autres arbres fruitier. Petite, moi et ma mère allions souvent cueillir nos fruits pour le restaurent, nous allions aux pêches tout l’été et faisions toujours de délicieuses tartes, confitures et bonbons que nos clients s’arrachaient ! Les pommes, les fraises et les cerises, tous ces fruits étaient aussi utilisés.

Nostalgie.

Je ne reverrai jamais plus mes parents, ici, n’est-ce pas? J’ai tant de bons souvenirs de mon enfance, mais j’ai aussi cette blessure encore douloureuse causée par leur trahison ! Ils m’ont vendu à cet homme, croyant que c’était la meilleure option, malgré mon déplaisir et toutes mes supplications pour un autre destin. Je ne les reverrai jamais, mais de toute façon, je ne les aurais sans doute jamais revus puisque mon époux nous avait installés en Amérique sans intentions de retourner en Irlande.

Je ne les reverrai jamais, mais ici au moins, je ne reverrai plus jamais Carley. Je souris soudain radieusement au jeune homme, attendant une indication quelconque de sa part.


Dernière édition par Lola O'Ceann le Mer 6 Juil - 15:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un abri abandonné - Il y a quelqu’un ? Mar 22 Mai - 12:27

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Isaac Blackwood - R.I.P.

Elle me racontait sa vie. Mais qu'est-ce que tu veux que j'en fasse? Je m'en fou de ta petite vie, les passés ne sert à rien c'est le présent qui compte. Réfléchir à hier ne fait que plus de tord que de bien, c'est dans ces moments que l'ont pense à tous ceux que l'on a aimé et que maintenant nous ne pourrons plus jamais les revoirs, c'est dans ces moments précis qu'on nous avons le mal du pays. Il ne faut pas!

Je faisais la sourde oreille. Je me foutais que le docteur l'ai envoyé ici à son insu... Ou c'est du moins ce que j'ai cru comprendre. Passons. Ma question pour le ragout paraissait lui plaire, elle me faisait part qu'elle était bonne cuisinière et que c'était son boulot avant. Roh, mais pourquoi toujours dire des trucs au passé? Moi je ne dis pas que j'étais assassin de l'État et que mon boulot c'était de chasser des hommes... Ouain, j'avoue que ça ne se dit pas vraiment, ce n'est pas aussi innocent qu'être cuisinière... Elle m'énumérait les aliments qu'elle possédait, déjà elle se faisait des plans pour ce qu'elle pourrait nous concoctés. Entrée, repas, dessert. Ouah l'imagination qu'elle a, c'est fou. En plus d'être bavarde, elle était imaginative.

Pendant qu'elle m'expliquait, qu'elle comptait planter les noyaux dans la terre. Je rangeais la pagaye que j'avais semée.

«J'ai déjà enterré des noyaux là, monterais-je du bout du doigt, mais il n'y a toujours pas de résultat...»

Lorsqu'elle avait fini de rêvasser, je lui proposais de faire le ragout, tandis que moi, j'allais chercher du bois et de l'eau, car j'avais épuisé tout mon stock. Je lui montrais que les ustensiles étaient dans la tente, dans un panier tressé. Et sur ce, d'un geste rapide je me levais, allais chercher une cruche en terre cuite et je la regardais. Elle qui me souriait, d'un sourir si radieux. Ça me perturbe.

«Je partirais pour à peu près une trentaine de minutes. Pas plus. Je serais, au sud, il y a un petit lac là-bas... Bref, ciao.»

Je tournais les talons et j'allais chercher de l'eau. Elle avait tout ce qui faut et si elle voulait quelque chose, elle n'avait qu'a fouillé. Je n'ai rien à cacher. Enfaite si, je me retournais vivement.

« Oh avant que j’oublie, ne fouille pas dans mon sac.»

J'avais le collier de Bethany, je ne voulais pas le perdre. C'est pour ça que je ne voulais pas qu'elle regarde dedans. Bien, oui moi aussi je garde un peu mon passé, mais ce collier est aussi mon avenir. Il me rappel qu'elle est toujours vivante et qu'elle est quelque pars sur cette planète. Puis je partis pour de bon.
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MessageSujet: Re: Un abri abandonné - Il y a quelqu’un ? Jeu 24 Mai - 22:40

Je suis un volcan qui se noie de l'intérieur, je m’étouffe avec la vapeur qui ne peux s'échapper
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J’avais vaguement l’impression de parler dans le vide. Mais au fond ce n’est pas grave, car ainsi, moi je dis ce que j’ai envie de dire tandis que lui m‘ignore à loisir, ça ne fait perdre personne, sauf s’il était ce genre de personne, qui comme Carley, n’aimaient pas voir le moindre de signe de vie des gens de son entourage, mais j’emmerdais bien profondément toutes personnes partageants des choses avec Carley, donc de le déranger ne me dérangeait pas. Au final il n’avait pas dû totalement m’ignorer puisqu’il avoua avoir lui-même planté des graines.

-Les résultats prennent du temps…Une graine peut rester inactive longtemps avant de germer ! Elles dorment jusqu'à ce qu’elles soient certaines d’être viables… Dis-je pensivement, comme les bébés, d’une certaine manière, pensais-je ensuite.

Il me proposa de faire le ragout alors que lui irait chercher de quoi le faire, sauf que j’avais besoin d’au moins un peu d’eau pour faire un ragout. Au fond, si l’eau qu’il ramènerait était potable, je n’avais qu’à utiliser mon eau qui se trouvait dans l’étrange gourde que le docteur avait mise dans mon sac. Il était parti, me disant avant de partir de ne pas toucher son sac. Pas besoin de me le dire, je n’y aurais pas touché à son sac, ce n’est pas mon type de fouiner.

Ragout, oui ! Que puis-je mettre dedans ? L’eau, évidemment. Je verse l’intégralité de ma gourde dans le chaudron de terre cuite. Outre la viande, il y a peu à mettre, malheureusement, sauf peut-être les os pour le bouillon, mais encore là, les os sont vachement trop gros pour entrer dans le pot et je n’avais rien pour les couper, de toute façon. Il y avait aussi les pommes, mais j’hésitais. Au restaurant, nous avions une recette de rôti avec des pommes sautées….Mais il y avait aussi des courgettes, des carottes et des oignons, ce que je n’avais pas ici. Mais sans ingrédient, de ragout il n’y aurait pas, ça ne serait que des cubes de viandes bouillies ! À moins que lui en ait ?
Le temps que l’eau boue, j’inspecte son campement. Sont-ce là des oignons ? Quelle bonne nouvelle ! Le goût des pommes et des oignons se marient très bien avec la viande de bœuf d’ordinaire, c’est désormais à vérifier avec le drôle de cerf.

Maintenant il ne me manquerait qu’une poignée de farine, pour faire épaissir un peu le bouillon. Oh, mais…serrais-ce ? Non loin d’où étaient les oignons, il y avait un petit sac en tissu brun dont les rebords me semblaient blanchis et poudreux. Oui! De la farine ! Toute contente de cette découverte, je rapporte les oignons et le petit sac de farine au feu. L’eau bouillait désormais et je m’empressais de couper deux des plus petits oignons du sac en les laissant tomber à fur et à mesure dans l’eau agitée.

Le jeune homme, dont je me rends soudainement compte que j’ignore son nom, avait déjà mis de la viande dans la marmite avant de partir, mais pas toute, car un cerf entier en un seul ragout, c’est beaucoup trop ! Il faudrait qu’il puisse la saler ou la faire sécher s’il voulait la conserver plus que quelques jours… Perdue dans ma tête, je coupe distraitement une pomme en minuscules morceaux dans la marmite, je n’en mettrai qu’un seule, ce sera suffisant, juste assez pour donner un petit gout.

Il était parti depuis déjà un moment maintenant et moi je remuais le ragout à l’aide d’un bâton de bois sans écorce que j’avais trouvé près de son abri en attendant gentiment qu’il revienne.

Lorsqu’il sera de retour, il sera temps de mettre une poignée de farine dans la marmite et le ragout serra prêt le temps que j’écaille deux ou trois œufs…Et je devrai penser à lui demander son nom !




Dans ta présentation tu es restée plutôt vague quant à tes provisions, donc j’ai inventé que tu avais des oignons et de la farine !


Dernière édition par Lola O'Ceann le Mer 6 Juil - 15:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un abri abandonné - Il y a quelqu’un ? Mar 29 Mai - 13:40

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Isaac Blackwood - R.I.P.

Je marchais tranquillement, mais d'un pas certain. Je savais où j'allais. Je n'avais pas besoin de repères, j'étais allé au point d'eau à de nombreuses reprises depuis mon arrivée ici. Malheureusement, à toutes les fois que j'allais au point d'eau, je devais passé par le village et encor à ce jour je ne voyais personne. Pourtant. Il y avait de l'activité, il y avait toujours de nouvelles peaux sur les abris ou un feu qui venait d'être éteint... Mais où étaient-ils et combien? Je ne sais pas, tout ce que je sais c'est que demain, au petit matin, j'irais mener la fille a ce campement et comme ça elle pourra de un, pouvoir se faire des amis autres que moi et de deux je pourrai continuer mon train-train quotidien et de trois, je n'aurais plus à répondre à des questions des plus embêtantes les unes que les autres.

Mais pourtant, plus que j'y pense, plus que ça ne fait du bien un peu de compagnies. Je n'aime pas nécessairement parler avec elle, mais l'ambiance qu'elle dégage me donne de l'espoir. Moi qui commençais à croire que ce savant m'avait envoyé ici pour me punir de mes actes d'assassin... Mais elle, elle ne pourrait jamais être comme moi, je la voie rôder dans la nuit, en s'enfargeant sur tout, en essayant de traquer sa proie. À cette image je laissais échapper un petit rire discret.

J'arrivais au point d'eau, je regardais autour pour m'assurer qu'il n'y avait pas de prédateurs en vue, puis je m'avançais vers la rive. Je m'accroupissais, prenais ma jarre de terre cuite et je la plongeais dans l'eau, j'essayais le plus possible de ne pas toucher le sable afin que l'eau soit la moins sablonneuse possible. Une fois mon récipient rempli, je le sortais de l'eau. Il était bien lourd, mais ce n'était pas vraiment un problème. J'avais lu, il y a quelques années de cela, que dans un temps passé, les femmes de tribu allaient chercher l'eau à des kilomètres de chez elles et elle ramenait l'eau sur leurs têtes. Alors si ça fonctionnait bien pour elles pourquoi pas pour moi? Donc j'optais pour cette démarche. Dans un élan, je mis le récipient de terre cuite sur ma tête, avec l'aide de mes bras je le tenais en équilibre. Elle chambranlait un peu, mais cette technique fonctionnait.

Je tournais les talons et me dirigeais vers le campement. Je passais pour une deuxième fois au village, mais il n'y avait toujours pas un signe de vie... Au moins, le feu était toujours vivant et sur l'un des abris, il y avait toujours de nouvelles peaux qui s'y rajoutaient. Demain, elle partira. Puis je continuais ma route. Les minutes s'avançaient et la jarre se faisait bien lourde, j'avais bien hâte d'arriver chez moi. Une odeur de ragout s'élevait dans les airs, pendant un moment je me demandais bien pourquoi, puis je me souvenais, il y avait cette fille qui cuisinait chez moi... Je pressais le pas, puis j'arrivais. Je déposais le poids, qui reposait sur mes épaules, sur le sol, puis je lui annonçais d'une voix presque évasive que j'allais chercher du bois.

C'est ce que je fis, je détalais sur le champ. Le bois n'était pas bien long à trouver, puisque j'habitais à coter d'une foret. Je ramassais quelques branches sur le sol et je revins chez moi. Je paquetais ma charge dans un coin que j'avais prévu à cet effet puis je m'assis sur le sol. Un peu à l'écart d'elle, pour lui laisser de l'espace à sa cuisine, je la regardais travailler. Elle était passionnée.

[ Pas de problème :) ]
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Un abri abandonné - Il y a quelqu’un ?

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