Amber-Fàilte! Is mise Amber, bu toigh leam bracaist a ghabhail! [Fini]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageSujet: Amber-Fàilte! Is mise Amber, bu toigh leam bracaist a ghabhail! [Fini] Mer 20 Juin - 14:16

Invité
avatar

Invité


AMBER ANDERSON



23 ans
Féminin
Amérique Ecosse
Gaélique écossais et Anglais



Mon histoire


« Cache-toi ma chérie, reste là ! »
Une jeune femme devant une trappe ouverte parle à sa petite fille de deux ans, paniquée. L'enfant, au bord des larmes, ne comprend pas ce qui se passe, sa mère la prend dans ses bras en se retenant de pleurer, ses longs cheveux blonds attachés en trombe, c'est le milieu de la nuit en cette ville écossaise où ce couple vit avec leur fille et quelqu'un a toqué à la porte. Directement la mère avait caché sa fille dans cette trappe au mur qu'ils avaient dissimulé au mieux au cas-où ils se feraient interpellés. La fille balbutie :

« Maman, reste avec moi ! »
« Non ma chérie, je ne peux pas, mais ne t'en fais pas, tu es forte, tu vas t'en sortir, si dans dix minutes je ne t'ai pas fait sortir, suis le chemin qui est derrière toi. »
« Je te reverrais ? »
« Il y a de grandes chances que non ma chérie...mais n'oublie pas, papa et maman t'aiment très fort, maintenant reste silencieuse. »
La trappe se ferme, laissant place au noir. L'enfant s’accroupit dans cette obscurité, retenant ses pleurs.


Rapport du 18 juin 2176

C'est vers 2h du matin que le couple de résistants a été interpellé dans leur lieu d'habitation dans l'unique ville du pays où il ne semble pas y avoir d'autres accusés de quoi que ce soit. Le père a été trouvé dans l'entrée de la maison, tentant de nous arrêter et a été mis hors d'état de nuire, le cadavre sera déplacé dans quelques jours. Sa femme a été trouvée dans le bureau des deux écrivains anarchistes, elle n'a pas tenté de nous arrêter et a été amenée vivante pour interrogation. Pas d'autres signes de vie dans la maison, cependant, nous avons trouvé deux chambres dont une qui semble avoir été utilisée récemment. L'hypothèse d'un enfant qu'aurait eu le couple dans les dernières années, n'est pas à mettre de côté. Nous avons réquisitionné tous les manuscrits présents dans la maison ainsi que les objets ayant appartenu à la famille. Aucune recherche menant au troisième membre de la famille ne sera entreprise.



C'était il y a 23 ans. Une petite fille du nom d'Amber Anderson est née dans une famille d'anarchistes écossais qui avaient pour occupation d'écrire des livres pour la résistance. Elle passa deux heureuses années à se développer, à apprendre à marcher, parler, compter et, c'est dans la nuit suivant son deuxième anniversaire que ses parents, sa vie, ses futures connaissances, lui furent arrachés. Elle n'attendit pas dix minutes, mais toute la nuit, souhaitant jusqu'au bout voir la lumière revenir et le sourire de sa mère réapparaître. Elle s'endormit ainsi, recroquevillée dans cet endroit poussiéreux et plein de toiles d'araignées. Lorsqu'elle s'éveilla, elle décidait directement qu'elle devait sortir et non suivre le chemin que sa mère lui avait indiqué. Elle ouvrit la porte et sortit, à quatre pattes, ses gestes étaient douloureux à cause de la nuit difficile qu'elle avait passé. Elle se faufila hors de la cachette et se leva, enlevant la poussière de son pyjama en quelques gestes, passa sa main dans ses courts cheveux dorés pour faire de même, une araignée tomba au sol par ce geste, la petite fille s'accroupit et s'excusa en la regardant. Les gestes utilisés pour retirer la poussière avait été inutiles, car elle était toujours aussi crasseuse, mais elle s'en fichait. Elle regarda autour d'elle, ce qui était le bureau de ses parents avait été complètement vidé de leur bordel habituel. Elle savait ce qui s'était passé, au fond d'elle elle savait que sa mère n'était plus là. Son coeur se serra. Elle passa dans le salon et dans l'entrée, elle y vit le corps froid de son père et se mit à pleurer à chaudes larmes, la main sur sa petite poitrine au niveau de son coeur comme pour espérer pouvoir l'écraser pour ne plus avoir à endurer toute cette souffrance.
Attirés par les cris de l'enfant, les habitants de la ville entrèrent et virent le corps de leur voisin étendu à terre. Sans hésiter, un orphelin âgé de six ans pris l'enfant qui le serra contre elle en pleurant. Il l'amena chez lui, dans le vétuste abri qu'il avait construit au fil des années et la tint dans ses petits bras d'enfants sans rien lui dire. Il se souvenait parfaitement du jour de la mort de ses parents, on lui avait murmuré des paroles sans aucun sens tel que « tout va bien se passer », mais ça ne s'était pas bien passé, il était seul, pauvre et il ne pouvait compter sur personne.
Amber s'endormir à nouveau, l'enfant aussi et, quand il se réveilla, elle n'était plus avec lui, elle avait fui.

La vie ne fut pas facile pour la petite. Elle passait ses journées dans une ruelle déserte, elle vivait entourée de poubelles, de cafards et de chats errants. Elle ne voulait l'aide de personne, elle pouvait s'en sortir et refusait d'avoir d'autres parents que sa mère et son père dont elle se souvenait trop bien. Elle passa quelques jours sans boire ni manger, dans son coin de rue, vidée de ses larmes et de ses sanglots et se décida enfin à bouger.
Amaigrie et triste, elle marcha faiblement au bord des habitations, à deux doigts de s'évanouir, quand une mais s'empara de la petite main maigre de Amber. Une jeune femme venait de sortir de la ruelle, elle aussi semblait pauvre, mais pas mourante, au contraire, elle semblait manger à sa faim. Ses vêtements étaient faits de haillons, ses cheveux noirs étaient courts et bordéliques. Alors qu'elle voulut se débattre, la petite blonde tomba dans les pommes.

Lorsqu'elle s'éveilla, elle était entourée d'autres adolescents pauvres assis dos à elle, ils semblaient se disputer à son sujet, elle resta assise pour les écouter; ils parlaient écossais, elle comprenait donc parfaitement ce qu'ils disaient.

« On ne peut pas la garder ! On doit lui trouver une famille d’adoption ! Elle est beaucoup trop jeune ! » Dit un garçon.
« Non, je refuse, elle vient de voir son père mort, cette image restera à jamais gravée dans sa tête et je suis bien placée pour le savoir, elle ne pourra jamais remplacer ses parents ! » S'exclama une fille.
Lorsqu’Amber se leva faiblement, la fille qui venait de parler, qui s’avérait être celle qui l’avait trouvée, lui demanda :

« A bheil Gàidhlig agaibh? »
En se frottant les yeux, la petite blonde dit :
« Se… »
A vrai dire, c'est l'unique langue qu'elle avait appris, ses parents voulaient aussi qu'elle sache parler anglais, mais ils n'avaient pas eu le temps de lui apprendre. La jeune femme tendit une pomme rouge à Amber qui s'en saisit et la croqué à pleine dents, ça faisait des jours qu'elle n'avait pas mangé et cette simple pomme comme elle en avait mangé des centaines lui sembla le met le plus exquis de monde. Le sourire aux lèvres, la fille aux cheveux noirs dit :
« Je m’appelle Una, toi tu es Amber n’est-ce pas ? »
Elle hocha la tête en mâchant sa pomme.



29 décembre 2184

J'ai trouvé cette enfant perdue au milieu de la ville, je n'ai pas eu d'autres choix que de la prendre avec moi. J'avais fondé, après la mort de mes parents quatre années auparavant, ce petit groupe d'orphelin nous permettant de nous entraider dans notre survie. La plupart étaient âgés de plus de dix ans c'est pourquoi ils ne furent pas tout de suite d'accord d'accueillir une si jeune recrue, mais en tant que chef de groupe et ainée (j'avais 14 ans à cette époque), ils furent obligés d'accepter.
Je m'occupais d'elle comme de mon enfant. Je voulais d'abord lui couper les cheveux, en lui expliquant que c'était une question d'hygiène, nous n'avions que peu d'eau salubre et nous ne pouvions nous laver chaque jour, elle devait servir à boire. L'enfant refusa, pour elle, il s'agissait d'un souvenir à sa mère que de se laisser pousser les cheveux. Je n'insistai pas.
Nous avons longtemps fait en sorte que la petite reste au camp, mais nous la surprenions souvent en train de se balader dans la ville et lorsque nous ne la trouvions plus, nous allions aux alentours de sa maison où nous étions sur de la trouver. Quelques jours après la mort de son père, mon groupe et moi avons appris que le cadavre avait mystérieusement disparu d'un jour à l'autre.

Nous ne menions pas une vie de misère, loin de là, nous étions heureux, nous vivions en communauté et il n'était pas rare que les orphelins affranchis vivant en ville nous donnent de quoi manger pour nous permettre de survivre. Nous avions même des pulls et des couvertures pour l'hiver. Nous racontions des histoires que nous connaissions autour du feu et Amber grandit parmi nous. Malgré ce climat enjoué, elle était toujours triste, pour elle, sa vie devait se résumer à vivre dans la pauvreté, cependant, malgré mes conseils, elle continuait à broyer du noir. Pourtant, je ne lui ai jamais menti, j'ai toujours senti en cette petite une force que personne de mon groupe n'avait, une force de survie, une force de joie, tentant de percer cette armure de tristesse qu'elle avait construit en perdant ses parents et je cherchais constamment un moyen de percer cette protection.
Les années passèrent, rien de très passionnant. Certaines recrues partaient vivre autre part et d’autres venaient. Nous avions appris que Amber ne savait pas lire ni écrire, et quand nous lui avons proposé de lui apprendre, elle nous dit qu’elle n’en voyait pas l’utilité. Cette enfant était pleine de surprise et d’humour, mais arrivée à ses dix ans, elle nous dit qu’elle voulait se séparer du groupe.
Personne ne comprit, mais elle nous expliqua clairement que même si ce groupe lui avait été très bénéfique, elle voulait s'en détacher et essayer de vivre par ses propres moyens.
Nous étions tous un peu triste de voir cette petite qui était devenue la mascotte de notre groupe s’en aller, mais nous ne pouvions aller à l’encontre de sa décision.
Cela fait une semaine qu’elle nous a quittés et je ne l’ai pas revue.

Les jours suivant son départ, Amber se balada dans la ville, attrapant quelque chose à manger par la fenêtre de cuisine des habitants lorsqu'elle en voyait une ouverte. Elle fit le tour, cherchant à l'explorer. Elle monta sur les toits et, après avoir trouvé un toit couvert de la pluie, y logea quelques mois en y dormant sous les étoiles de l'hiver et du printemps. Nourrie des histoires fantastiques autour du feu, la petite tentait de faire bouger l'air au gré de ses envies mais n'y parvint pas.
Elle vivait en vagabond, mais ne savait que faire de sa vie. Un jour, elle décida de retourner chez le garçon qui avait séché ses larmes lorsqu'elle était petite. Elle mit quelques jours à retrouver ce tout petit coin de rue où il avait établi son campement avant de le retrouver.
Elle descendit de son toit pour la première fois depuis des semaines et chercha le jeune homme des yeux quand elle entendit une voix dans son dos :

« Are you looking for someone miss ? »
Elle tourna la tête et vit un garçon aux cheveux roux et courts. Il avait parlé en anglais. Elle se rendit compte qu'elle ne lui avait jamais adressé la parole et qu'elle ne connaissait même pas son nom. Elle fut soudainement gênée d'être venue, elle avait eu cette idée stupide et la regrettait, mais elle ne pouvait faire demi-tour. Elle balbutia :

« A bheil Gàidhlig agaibh? »
« Yes ! » répondit le garçon en souriant.
Rassurée, Amber lui expliqua qui elle était, et la réaction du jeune homme retira son regret d’être revenue le voir. Il s’assit et lui dit :

« Alors toi tu t’appelle Amber et normalement tu as…dix ans c’est ça ? »
Elle hocha la tête.

« Enchanté ! Je m’appelle Eliot et j’ai 14 ans ! Tu as l’air d’aller bien, je suis heureux de pouvoir enfin te parler ! Je me suis longtemps demandée ce que tu étais devenue ! Comment t’en es-tu sortie ? »
Étonnée par tant d'intérêt, l'enfant rougit légèrement et lui raconta tout ce qui lui est arrivé depuis sa fuite. Le jeune homme l'écouta sans rien dire, lorsqu'elle finit son discours, il lui demanda ce qu'elle voulait faire maintenant et elle lui répondit au tac-au-tac :
« Je veux apprendre l’anglais. »
Un silence suivit sa demande avant qu’Eliot n’éclate de rire. Il passa sa main dans ses cheveux orange en disant :
Alors, tu n'aurais pas pu trouver mieux ! Mes parents étaient britanniques, jusqu'à leur mort, je n'ai fais que parler anglais, je serais heureux de t'accueillir dans mon humble demeure ! Je ne vis plus ici, mais dans cette maison juste à côté. Les habitants me laissent vivre dans leur grenier en échange de quelques services ; j'y ai emménagé peu de temps après ton départ, ils m'ont pris par pitié. Aller, suis-moi ! »
Un peu intimidée, la petite fille à la tignasse blonde rentra. Elle fut très bien accueillie par la femme qui vivait là et son mari, elle fut invitée à rester le temps qu’elle voulait.

Elle y resta quatre ans, le garçon était pour elle un grand-frère attentionné. Elle l'aidait à faire les tâches nécessaires à son logement qui n'étaient pas compliquées, ils allaient faire les courses, ils nettoyaient de temps en temps. Ce n'était vraiment rien. Pendant leur temps libre, Eliot enseignait l'anglais à sa protégée qui faisait de gros progrès. Elle devint rapidement bilingue, car elle ne parlait qu'anglais lorsqu'elle était avec lui, car il avait estimé que c'était la meilleure technique d'apprentissage...surtout en considérant l'inhabilité à lire et à écrire de son élève.
Cependant, le garçon décela lui aussi une envie de liberté, un besoin de changer d’air et de faire autre chose de sa vie chez l’enfant. Il avait atteint les 18 ans et proposa à la jeune fille de partir de la ville avec lui.
Elle y réfléchit toute la nuit. Son attachement pour le rouquin était fort, elle décida d'abandonner la ville et de partir. Le lendemain, elle lui demanda où il désirait aller, mais il lui répondit qu'il n'en avait aucune idée. Amber ne comprenait pas, elle insista et il dit qu'il désirait simplement vivre sa vie comme bon lui semblait. L'adolescente fut impressionnée par cette façon de pensée et le suivit.
Le lendemain ils partirent. Ils ne restaient rarement plus de deux jours au même endroit et se baladaient autour de l'écosses sans voir qui que ce soit pendant parfois quelques semaines. Mais ils étaient heureux et s'amusaient comme des fous. Un an passa et ils trouvèrent une vieille ferme abandonnée, pleine de poussière et de vieux meubles. Ils s'y installèrent pour quelques semaines. Après avoir dépoussiéré et rangé, cet endroit était très agréable.
Un jour, Eliot partit chercher de quoi manger et Amber se trouva seule à l’attendre. Lorsqu’elle se trouvait seule, elle était démunie. Sa vie entière dépendait de ce garçon qui l’avait accueillie des années auparavant. Lorsqu’il n’était pas là, elle pleurait sans cesses, assise à côté de la porte, attendant son retour sans rien faire.
Cependant, ce jour-là, elle aperçut, sur une colline, lointaine un cheval solitaire. Curieuse, elle s'en approcha. L'animal n'était pas adulte, au contraire, il n'était âgé que de quelques semaines. Comment se faisait-il qu'il était seul ? Dans la tête d'Amber, un scénario se créa et le poulain devint orphelin. Elle s'en approcha, espérant ne pas l'effrayer. Sans qu'elle ne sache pourquoi, le cheval de trait noir lui sauta dessus, la renversant sous on poids, il lui lécha joyeusement le visage. Ce simple geste changea quelque chose en Amber.

Elle rentra à la ferme quelques temps plus tard et Eliot y était. Lorsqu’il la vit, il la prit dans ses bras en lui disant :

« J’étais mort d’inquiétude, tu pourrais me laisser un mot quand tu t’en vas ! »
« Haha, très drôle » répliqua Amber.
« Oh…c’est vrai… » Dit Eliot, gêné.
Elle lui donna une tape amicale dans le dos et dit en riant :

« T’inquiètes, je suis assez grande pour me débrouiller ! Et je suis juste tombée sur un poulain sauvage ! »
« Un poulain sauvage ? Tu parles de celui-là ? »
L’adolescente tourna la tête et vit le petit poulain la suivre au trot. Elle s’approcha de lui en courant et se mit à sa hauteur en lui caressant l’encolure, elle dit à son ami d’une voix presque éteinte :
« Ce cheval m’a fait prendre une décision… »
« Laquelle ? »
« Je vais rester ici. »
« Pardon ? »
Cette question avait presque été un cri, Amber se leva et s’approcha du garçon, elle dit :
« Je reste ici. Cet endroit est parfait pour moi ! Ce poulain est orphelin, comme moi, il vit seul et pourtant, je l'ai vu gambader dans l'herbe joyeusement. Je me demande pourquoi je suis restée renfermée sur moi-même tout ce temps. Ca va bientôt faire plus de quinze ans que mes parents sont décédés et je n'ai toujours pas remonté la pente. Je suis heureuse, mais en dépendant de toi. Lorsque je suis seule, je pleure, je ne fais rien, je ne bouge pas, j'attends que mon bonheur revienne. Je ne veux plus que mon bonheur dépende de qui que ce soit. »
Eliot sourit, l’orpheline avait enfin été libérée de son fardeau. Après treize ans d’attente, elle allait enfin devenir qui elle était. Mais d’un autre côté, il avait envie de la retenir, de rester avec elle. Il se rendait compte qu’il éprouvait quelque chose de plus puissant qu’un sentiment fraternel pour elle, qu’elle était plus qu’une petite sœur ou que sa meilleure amie. Il regarda Amber dans les yeux et dit :
« Tha gaol agam ort. »
L’adolescente écarquilla les yeux et devint pâle. Elle mit quelques secondes à se remettre du choc avant de détourner le regard, elle dit d’un air ironique :
« 'S math sin! T’étais obligé de me dire ça juste avant que nos chemins se séparent hein !»
Il y eut un moment de silence, les deux gardèrent leur position, Eliot regardant Amber et Amber regardant sur le côté. Un hennissement les fit sursauter, le poulain voulait faire entendre sa parole. Malheureusement, aucun des êtres humains ne le comprenait. [hey, you two should kiss!]
« Tu pourrais être un peu plus claire ? » demanda Eliot.
« T’es stupide. »
Sans rien dire de plus, elle entra dans la ferme et s’allongea dans le lit qu’ils partageaient depuis leur arrivée en ces lieux.
Eliot s’assit dehors, le cheval s’approcha de lui pour le renifler avant de s’allonger à ses côtés.

« Tu l’as changée mon p’tit père… » Lui dit Eliot avant de se lever pour aller se coucher aux côtés de Amber.
Le lendemain matin, quand il se réveilla, Amber n’était plus à côté de lui. Il se demanda si elle était partie pour ne pas avoir à le revoir, il sortit et une voix marquée d’un fort accent écossais attira son attention.

« Salut Eliot ! »
En la voyant, il rougit. Ses longs cheveux normalement détachés avaient été ramenés en arrière pour la première fois depuis cinq ans, elle portait un accoutrement de cowgirl et semblait rayonnante. Elle s’approcha de lui en courant, suivie de près du poulain de la veille. Elle dit :

« Qu’est-ce que t’en penses ? J’ai trouvé ces vêtements dans une armoire de la maison, je les ai lavés dans la nuit et je viens de les mettre ! C’était exactement ma taille ! »
Se retenant de dire qu’elle était absolument charmante, le jeune homme dit avec un fort accent américain :

« Excusez-moi mademoiselle, mais où se trouve votre troupeau de vache ? Je n’en vois pas une ! »
Elle rit de manière légère, plus légère que jamais. Elle s’approcha de lui et lui embrassa la joue droite, achevant de le faire rougir. Il lui dit en écossais :

« T’avoir l’air particulièrement en forme ! »
Elle rit à nouveau, elle dit dans la même langue :

« Peut-être que j’aurais dû te parler plus souvent en écossais, tu viens de te tromper dans une conjugaison ! »
Ils passèrent la journée ensemble dehors à discuter comme avant, comme si il ne s’était rien passé la veille quand Amber dit :

« Tu…tu comptes partir quand ? »
« Je pensais partir dans quelques jours…c’est bizarre d’être avec toi maintenant…Considérant le fait que… »
« Ah…Ouais…Je vois…De toute façon je pense que tu ne devrais pas arrêter ta route pour moi… Même si j’étais amoureuse de toi… »

Elle s’efforça de ne pas pleurer. Deux jours plus tard, Eliot partit. Le cœur serré, Amber le regarda disparaître derrière l’horizon à travers l’encadrement de la porte. Lorsqu’il eut complètement disparu, de lourdes larmes dégoulinèrent de ses grands yeux verts pomme. Elle se retenait de lui courir après pour lui dire ce qu’elle ressentait. Elle s’assit et observa l’horizon pendant quelques minutes avant de se relever.
Elle passa la journée à retourner les terres agricoles présentes juste à côté de la maison, elle avait pour idée de cultiver des fruits et légumes et de vivre avec ça et de la viande qu’elle chasserait. Ces terres avaient été abandonnés pendant tellement longtemps que l’herbe avait commencé à pousser au milieu, tout retourner prit deux jours complets.
Une réserve de graines était posée dans la grange et semblait utilisable, elle entreprit donc de planter quelques graines. Après cela, elle n’eut plus qu’à attendre et…à ne rien faire.
Elle passa des jours entiers à explorer la maison pour éviter de s'ennuyer. Elle y dégota un vieux diabolo, quelques livres contenant des dessins d'arts martiaux intéressants, un vieux violon en très bon état, et d'autres objets divers. La première chose qu'elle fit fut de sortir le diabolo. Elle s'amusa de longs moments avec, d'abord, à l'intérieur à cause de la pluie, puis, après avoir cassé quelques pots et vases, elle sortit.
Au final, malgré le fait qu’elle se trouvait trempée, elle s’était bien amusée et avait bien amélioré ses compétences. Elle permit à Cyfan, son cheval, de rentrer pour se protéger de la pluie.

Tous les deux devinrent rapidement amis. Le poulain grandit en étalon, grand et puissant, Amber avait appris à le chevaucher à cru. Il n’avait jamais été enfermé où que ce soit, la grange et l’étable restaient inhabités. Les plantations poussaient au fil des mois, l’unique habitante de la ferme vivait joyeusement en solitaire avec son ami.
Quelques années étaient passées, l’écossaise avait atteint les dix-huit ans et, le jour de son anniversaire, elle fut réveillée par le bruit de sa porte grinçant. Elle se cacha derrière la porte de la chambre et attendit que l’intrus entre avant de se glisser d’un geste souple derrière son dos, posant la tranche de sa main sur l’épine dorsale de l’homme, l’empêchant ainsi de faire face à Amber et de pouvoir l’attaquer. Il tenta de se retourner plusieurs fois avant de rire, il dit en anglais :

« Amber t'es vraiment un clown ! Qu'est-ce que t'es en train de faire ! Où est-ce que t'as appris à faire ça ? »
Choquée, la blonde fit un pas en arrière, permettant enfin au jeune homme de lui faire face. Elle s’assit sur son lit et répondit :

« Dans un livre… »
« Tu as appris à lire ? »
« Non imbécile, comment j’aurais pu apprendre à lire seule ? C’était un livre avec des schémas des mouvements ! J'ai demandé à un passant de me lire le nom, c'est du Ba Gua Zhang et...»
L’intrus posa ses chaudes lèvres sur les siennes, elle ne le repoussa pas et appuya sur le baiser. Eliot s’assit à côté d’elle et s’affala sur le lit. Il dit :

« J’ai marché toute la nuit pour venir te voir le jour de ton anniversaire, j’espère que tu m’es redevable ! »
« Toute la nuit ? T’es pas un peu fou ? Et où est-ce que t’as été après ton départ ? »
« Un peu partout... Je pense avoir fait le tour de l'écosse...J'ose pas vraiment m'approcher de l'Angleterre, c'est le bordel industriel apparemment là-bas... Je me demande plus pourquoi mes parents sont partis...Mais je vais surement me diriger vers l'Irlande, mais avant ça je tenais absolument à venir te voir... »
« En tous cas je suis heureuse de te voir ! » Dit Amber en riant.
Ils passèrent quelques semaines ensemble, mais cette fois-ci, ils se comportaient comme un couple. Elle lui montra ce qu'elle avait appris dans les moments où elle s'ennuyait : ses tours de diabolo, les arts martiaux, la cuisine, l'équitation... Ils s'amusèrent beaucoup, mais Eliot dut partir. Il tenait à continuer son voyage. Cette fois-ci, Amber lui dit au-revoir correctement, en lui avouant son amour et en l'embrassant, mais elle pleura quand même après son départ. Cependant, sa joie de vivre prit le dessus, elle ne voulait pas s'effondrer.

Cinq années passèrent, elle venait d’atteindre les 23 ans quand elle changea de vie. Elle commença à cuisiner et partit de sa ferme à cheval pour quelques jours, avec des vêtements, son diabolo, son violon et son livre d’arts martiaux comme elle le faisait de temps en temps pour changer d’air, mais cette fois-ci, elle avait été étourdie et avait oublié d’éteindre le feu. Lorsqu’elle retourna chez elle, les flammes avaient avalé son lieu d’habitation. En voyant cela elle sourit. Elle descendit de cheval et dit à Cyfan :

« C’est maintenant ou jamais. »
Elle se remit en selle et partit au galop sur son cheval de trait. Elle passa d'abord à son village natal et passa une journée à chercher la femme aux cheveux courts qui l'avait accueillie avant de la trouver. Après avoir suivi les indications données par de nombreux habitants, elle descendit de cheval, retira son chapeau et toqua. Une femme aux cheveux longs et noirs attachés en queue de cheval haute ouvrit, elle chia avec un fort accent écossais qui choqua Amber qui n'en avait pas entendu de tel depuis des années :

« Qui ose troubler mon sommeil ? »
Amber approcha son visage de celui de la femme à moitié endormie et remarqua ses larges cernes.

« Una ? » demanda-t-elle.
L’amie d’enfance de Amber ouvrit les yeux et dit :

« Amber…C’est toi ? T’es sérieuse ? »
« Ouaip. » Dit la blonde, un grand sourire au visage. « T’es beaucoup mieux avec les cheveux longs ma vieille ! »
« MAMAAAAN C’EST QUI A LA POOORTE ? »
Une voix d’enfant assourdissante fut suivie de trois autres voix posant la même question en boucle retentirent à l’arrière. Una claqua sa main sur son visage. Elle dit d’un air fatigué :

« Entre je t’en prie… »
Très vite, Amber se trouva assise à une table ronde au milieu d'un salon bordélique avec une tasse de thé devant elle, trois gosses, de deux à huit ans, courant partout et Una rangeant par-ci par-là en disant :

« Désolée pour le désordre ! »
« J’ai vécu toute une année sur les routes, une maison est une maison pour moi, calme-toi et assied-toi ! »
Sans attendre, la mère de famille s’étala sur une chaise, ses cheveux en bordel. Elle dit après avoir bu une tasse de café cul sec :

« Encore désolée pour le bordel, mon mari est partit en voyage pour quelques jours, j’ai un peu honte de l’avouer mais c’est lui qui s’occupe de presque tout dans la maison et je suis débordée depuis son départ, j’ai même pas le temps de dormir…Avant que t’arrives…j’avais enfin réussi à mettre les monstres au lit…Et moi, comme une idiote, en te criant dessus, je les ai réveillés… »
Elle posa sa tête sur la table en poussant un râle. Le plus petit des enfants sauta sur la table et se mit face à Amber en demandant très rapidement :

« Bonjour t’es qui ? Qu’est-ce que tu fais là ? Comment tu connais maman ? Tes cheveux sont longs ! Pourquoi tu les coupe pas ? »
Una leva les yeux vers Amber, son menton sur la table, elle dit :

« Aide-moi je t’en supplie… »
En riant, la blonde attrapa l’enfant et le posa au sol et ce dernier recommença sa course contre les autres enfants.
Amber regarda son amie se redresser et se détacher les cheveux et dit :

« Alors, tu t’en es sortie au final ! »
« Ouais, et toi aussi apparemment ! T’as l’air heureuse et tu portes plus de vêtements en patchwork, en plus, t’as l’air bien nourrie ! »
Un sourire franc s’afficha sur le visage de l’invitée, elle dit :

« Oui, ça va super, enfin, ma ferme a brûlé il y a quelques jours donc je suis une sans abris mais… »
« TA FERME A BRULEE ?! T’AVAIS UNE FERME ? ELLE A BRULE ? »
« …Calme-toi…j’ai trouvé une ferme abandonnée avec Eliot en vagabondant dans l’écosse… »
« ELIOT ? C’est ton copain ? »
« Tu vas me laisser finir oui ? »
« Ouais pardon…je fonctionne au café en ce moment… »
Amber raconta à celle qui était devenue sa deuxième mère comment elle était arrivée jusqu’ici et ce qui était arrivé dans sa vie et fut invitée à passer la nuit dans la maison de Una avant de reprendre sa route.
« On a vraiment bien fait de ne pas couper tes cheveux, ils sont vraiment magnifiques ! Moi je les ai laissé pousser en signe de ma nouvelle vie…T’as vraiment changé…Je suis heureuse que tu te sois libérée ! »
Ce fut une des dernières phrases qu’Amber entendit de son amie, elle lui dit adieu en la remerciant pour tout ce qu’elle avait fait pour elle et retourna sur son cheval aux pas de course, se dirigeant vers l’écosse.
Quand elle arriva au plus proche de l’Irlande, elle se rendit compte qu’elle ne pourrait pas y aller à cheval, quand elle nota un bateau de marchandises dans lequel elle s’infiltra avec Cyfan juste avant sa fermeture. Ils arrivèrent en peu de temps sur les cotes et Amber partit au galop directement après l’ouverture de la porte, laissant les personnes chargées d’enlever la cargaison bouche bée. Elle alla vers la ville la plus proche et demanda au premier marchand de fruits qu’elle croisa si il avait vu un homme aux cheveux oranges habitant ici, et par pure hasard, il s’avérait qu’il vivait dans une maison juste à côté. Impatiente, elle toqua et une femme au ventre gonflé ouvrit. Le cœur d’Amber fit un bond de travers. Elle dit en anglais :

« Je…Je cherche Eliot… Qui êtes-vous ?»
La femme aux cheveux châtains et aux yeux bleus sourit chaleureusement et dit :

« Je suis sa femme, je vais le chercher ! »
Des larmes tombèrent au sol tandis que la future mère était absente, l’écossaise commença à faire demi-tour. L’anglais entra dans l’encadrement de la porte en criant :

« Amber ! »
Elle s’arrêta net, la tête baissée, les poings serrés. Il dit :

« Je…Ne m’attendais pas à te voir…Ici… »
Amber se retourna, confrontant son ancien petit ami à ses larmes de chagrin. Sans réfléchir, il la prit dans ses bras comme il l’avait fait quand elle n’avait que deux ans pour consoler ses pleurs. Elle se colla à lui. La jeune femme qu’elle avait vu auparavant s’approcha et demanda doucement à son mari :

« C’est elle ? » Il répondit par un simple hochement de tête.
Elle resta longtemps dans les bras du garçon qu’elle aimait, même après que ses larmes n’aient fini de couler. Pas un mot ne fut échangé pendant ce temps et la femme enceinte restait en retrait, sans une once de jalousie dans son regard. La blonde se sépara doucement de Eliot mais en gardant ses mains sur son corps, elle le regarda dans les yeux, tremblante, au bord des larmes. Il ouvrit la bouche pour parler mais n'eut pas le temps de dire quoi-que-ce-soit, Amber se serra ses bras autour de sa taille se mit à courir pour sauter sur le dos de son cheval et repartir au galop. Quelques mètres plus loin, ses larmes recommencèrent à couler.

Les aventures de Amber et de Cyfan s’arrêtèrent sur les côtes de l’écosse où elle dû l’abandonner, lui rendre sa complète liberté, pour aller en Amérique.
Elle prit un bateau avec un équipage assez sympathique pour l’accueillir gratuitement et se retrouva au canada. Après plusieurs rencontres pleines de coïncidences, elle se retrouva face au docteur Alan Oliver, prête à changer de vie et à partir pour une nouvelle aventure.









Son reflet




Vous marchez dans la nature écossaise et remarquez une silhouette au bord d'une falaise. Le soleil, à peine levé, vous empêche de voir à quoi elle peut ressembler, mais vous devinez qu'il s'agit d'une jeune fille. Assise dos à vous, à contre-jour, sa silhouette, noire et fine en tous points, n'est pas bien grande. C'est doucement que vous vous approchez, curieux de savoir ce que cette fille peut faire si tôt le matin au milieu de nulle part, mais vous préférez ne pas l'effrayer car elle risquerait de tomber de la falaise au milieu des vagues qui s'écrasent violemment contre la roche.
Au fur et à mesure que vos pas vous approchent d'elle, le soleil continue sa montée, vous permettant de mieux la voir. Ses cheveux semblent courts et sont, a priori, blond clair et brillant. Assise en tailleurs et courbée vers l'avant, vous ne le voyez pas du tout à quoi son visage ressemble, mais votre curiosité grandit, qu'est-elle en train de faire ?
Cependant, vous avec l'occasion d'observer ses vêtements. Seul le haut de son torse est couvert par un veston orange court à franges qui s'arrête probablement un peu en dessous de sa poitrine. Vous ne pouvez cependant pas observer son accoutrement, mais observez une longue cicatrice descendant toute la surface de son dos visible à quelques centimètres seulement de sa colonne vertébrale sur son côté gauche. Vous notez des bottes de cowgirl et un chapeau du même genre posés à côté d'elle. Autour de son cou vous voyez également un long lacet noir posé au sol sur lequel est attaché un petit sachet transparent dans lequel se trouve ce qui ressemble à du crin de cheval noir. Une question vous perturbe cependant: que fait donc une Américaine au milieu de la plaine écossaise ?

Vous êtes enfin arrivé à son niveau et voyez son visage...enfin ce que vous pouvez en voir, car cette fille est en train de dormir au bord de la falaise, de la bave coulant sur le coin de ses lèvres, assise en position de méditation, ses longs cheveux que vous avez cru courts recouvrant presque la totalité de son visage et de son corps dans un bordel incroyable. Tout à coup, la fille lève la tête, manquant de vous faire tomber de la falaise. Ses yeux sont certainement ouverts en train de vous regarder, mais vous ne voyez pas du tout son visage. Une petite voix encore à moitié endormie balbutie :

« Je me suis endormie… »
Bougeant ses mains devant son visage, elle dégage ses longs cheveux, vous permettant enfin de voir ce à quoi elle ressemble. Un mètre soixante-cinq environ, de légères taches de rousseurs presque invisibles et des grands yeux verts pomme et brillants qui vous observent et un large sourire barre son visage. D'une voix soudain bien éveillée, la fille vous parle avec un accent américain exagéré mélangé à un autre accent qu'elle semble vouloir atténuer au mieux :

« Bonjour ! Belle journée n’est-ce pas ? »
En un geste plein d'efforts, la fille se lève, ramenant ses cheveux en arrière à l'arrache, elle les attache uniquement à quelques centimètres de leurs pointes en queue de cheval, créant ainsi une masse désorganisée rejointe en haut de ses cuisses par un unique élastique rouge ne liant qu'un bas nombre de mèches, car la plupart se trouvent trop courtes pour entrer dans le champ de sélection de l'élastique. Vous vous demandez comme cette fille fait pour survivre avec de tel cheveux, si fins et longs et surtout, si désorganisés jusqu'à sa frange qui tombe légèrement devant ses yeux avec des mèches plus courtes que d'autres et, devant ses oreilles, deux mèches bien plus longues que le reste de la frange.
Cette tignasse composée d'un nombre incroyable de cheveux encadres un visage fin aux pommettes hautes au centre duquel se pose un petit nez légèrement montant. Vous trouvez cette jeune femme plutôt mignonne. Elle s'étire devant vous, en baillant, des larmes se collent sur ses longs cils. Vous l'observez enfin de face et debout : Sur son flanc gauche sont dessinées trois pommes rouges en tatouage. Sous son veston, elle porte une chemise courte et blanche qu'elle aurait nouée sous sa poitrine (qui n'est ni trop grande, ni trop petite) pour qu'elle arrive au niveau de son veston. Elle porte un jean marron avec une ceinture noire ornée d'une étoile de shérif. Pieds nus sur l'herbe, elle reprend ses bottes posées au sol et les enfile avant de ramasser son chapeau et de se le mettre sur la tête pour enfin nouer l'étrange lacet autour de son cou fin.
Vous n'avez pas soufflé mot depuis son réveil, vous décidez de vous lancer :

« Que fait une Américaine sur le sol Ecossais ? »
Elle éclate de rire et vous dit avec un incroyable accent de la lande écossaise :

« Je ne suis pas Américaine ! Is mise écossaise ! Is mise Amber, dè an t-ainm a tha ort? »
Et vous lance un sourire des plus charmants et malicieux. Vous n’avez rien compris à ce qu’elle a dit.








Son caractère




Alors qu'une personne qui nous est inconnu vous a décrit le physique de Amber, c'est moi, la personne qui l'a côtoyée le plus longtemps, qui vais vous décrire son caractère qui se trouve être pour le moins spécial. Je m'appelle Cyfan et je fus le cheval de la personne qui est sujette de cette description pendant un bon nombre d'années. J'ai été à ses côtés plus longtemps que ses parents eux-mêmes c'est pourquoi je vous offre cette description morale de la personne qui a veillé sur mon pendant tant d'années.
Cependant, détrompez-vous, il ne s'agit pas, même à mes yeux, de l'être humain le plus doux qu'il existe au monde, car elle a de nombreux défauts, le plus important, si l'on considère cela comme un défaut, est qu'elle avance dans la vie au gré du vent. Lorsqu'elle a l'occasion de faire quelque chose, elle n'hésite pas, ce qui lui permet de voir chaque mésaventure comme une opportunité de faire quelque chose de nouveau dans sa vie. Je ne dirais pas que cette fille est la plus chanceuse du monde, bien au contraire, beaucoup de mésaventures lui sont arrivées au cours de sa courte vie, mais à chaque fois, elle les a vues sous un autre angle que n'importe quelle autre personne. Elle ne croit pas en la destinée ni en quelconque dieu, mais elle croit en sa liberté d'agir.
Au-delà de son attitude presque désinvolte face à la réalité de la vie, sa joie de vivre est une de ses plus grandes qualités : quand tout ce qu'elle avait fut réduit en cendres, elle se contenta de sourire et de partir vers une autre aventure. Comme je vous l'ai dit auparavant, non seulement Amber est malchanceuse, elle se trouve aussi être étourdie au possible, oubliant d'éteindre le feu sous la poêle, oubliant d'acheter de quoi manger, il n'est pas rare qu'elle rate des choses à cause d'oublis de ce genre.
Je n'ai jamais compris la façon d'agir de cette personne ; elle semble complètement aléatoire et irréfléchie et c'est surement le cas. Elle aime faire des blagues, parler dans une langue presque inconnue au monde afin de voir combien de temps tiendra son auditoire avant d'oser lui dire qu'il ne comprend pas un mot à ce qu'elle dit, elle aime prendre un accent américain pour faire penser qu'elle vient de cette contrée lointaine. Son style vestimentaire est, il faut le dire, très ressemblant au style des cowboys qui vivaient aux Etats-Unis, mais c'est ainsi qu'elle aime s'habiller. Et vu que beaucoup de personnes pensent, à première vue, qu'elle vient de ce pays, elle aime leur faire des blagues, car, malgré son style, son accent écossais est digne d'un accent campagnard exagéré et se trouve presque incompréhensible pour les autres, même lorsqu'elle parle anglais. A ce propos, l'anglais n'est pas la langue avec laquelle elle a grandi, il s'agit uniquement de sa seconde langue qu'elle commença à apprendre vers ses 10 ans et dont les mots de vocabulaire ne sont pas tous rentrée, c'est pourquoi il lui arrive d'oublier un mot de temps en temps.
Cette fille est un vrai clown ; elle aime les choses que les enfants ont tendance à aimer : les bulles, les balançoires... et elle ne laisse personne lui dicter si cela est bien ou non, car sa liberté est son plus grand trésor. Elle m'a souvent murmuré à l'oreille que même si elle perdait tout ce qu'elle avait, elle resterait heureuse tant qu'elle était libre. Je ne sais pas si c'est cette conviction qui fait qu'elle ne s'ennuie jamais.
Comme je vous l'ai dit, elle est très étourdie, libre, amusante, mais derrière ces qualités se cache une idiotie et quelques défauts.
Je pense sans réellement exagérer, que cette fille pourrait devenir l’amie de n’importe quel fou psychopathe désirant la tuer. Elle est complètement insouciante au niveau des relations humaines. Tant que la personne ne lui fait pas directement de mal, elle essayera toujours d’être amie avec elle. Mais cela change selon son humeur car elle est légèrement lunatique. Je me souviens qu’une nuit, j’ai entendu des hurlements dans sa maison, elle menaçait de lancer une personne qui s’était introduite chez elle dans le lac. Malgré sa frêle carrure, elle est douée en arts martiaux et ne se laisse pas faire. Je pense qu’elle ne baisserait pas le bras face à une armée de 15 éléphants enragés. Cet entêtement est pour moi un peu idiot, mais cela fait partie de son charme. Il s’agit d’une personne généreuse mais aussi très narcissique par moments, mais c’est surtout pour s’amuser.


Je ne vous ai pas encore parlé de ses passions qui sont pourtant assez nombreuses. Tout d'abord, cette fille n'a jamais appris à lire ni à écrire, et n'en a jamais vu l'utilité et elle n'hésiterait pas à demander à quelqu'un de lui apprendre si elle finissait par trouver l'utilité. Le fait est que lorsque cette fille s'ennuie, elle décide de ne plus s'ennuyer et apprend quelque chose à la place. Depuis, cette fille sait escalader, cuisiner, dessiner, faire du diabolo, jouer du violon, mais le plus important, chose qu'elle apprécie particulièrement et quelle n'arrête pas de pratiquer est un art martial nommé Ba Gua Zhang basé sur des mouvements circulaires et une souplesse pour éviter l'affrontement brut et prendre le dessus sur l'adversaire. N'essayez donc pas de provoquer ma maitresse en duel, vous risqueriez de le regretter.
Elle aime les animaux , et par ça, je veux dire les animaux libres. Elle m'a uniquement adopté, car je restais avec elle par amitié, elle ne m'a jamais enfermé où que ce soit.
Son rêve d'enfant est de contrôler un élément, mais cela est impossible et bien qu'elle sache que c'est impossible, elle continue d'essayer par moments, dans l'espoir qu'un jour, le vent, la terre, le feu ou l'eau soient sous son contrôle.
Je vous parle ainsi de ses passions, mais je ne pourrais vous en parler de manière plus simple qu'en vous disant qu'elle apprécie les plaisirs simples de la vie. Courir sur les toits ou dans les prés, grimper aux arbres et regarder un magnifique paysage, raconter des histoires autour du feu, rencontrer de nouvelles personnes, croquer dans une pomme rouge ou une grenadine (qui sont ses deux fruits préférés), boir un bon thé (le thé est d'ailleurs son pêché mignon) etc... Le dicton « il en faut peu pour être heureux » n'a jamais été plus vrai qu'avec Amber.

Les relations humaines sont importantes pour elles, mais l'amour n'a jamais été indispensable. Je l'ai déjà vue amoureuse une fois, mais cela n'a pas duré. Pour elle, l'origine et le passé des êtres n'est pas important pour s'en faire un ami. Beaucoup de personnes se moquaient d'elle parce qu'elle avait un cheval pour meilleur ami, mais elle s'en moquait, tout comme les gens se moquent de ses cheveux désorganisés ou de ses vêtements et elle s'en fiche royalement. Elle vit comme elle le sent et pas comme les autres le sentent.

C'est ici que j'achève ce portrait de Amber, la personne qui m'a accueilli généreusement et je ne doute pas une seconde qu'elle accueillera d'autres êtres comme moi dans son futur.


Liste d'objets apportés dans le nouveau monde:
-Quelques vêtements style cowboys très simples en peau ou en tissus;
-Son chapeau de cow-boy et ses bottes;
-Son livre d'arts martiaux;
-Son pendentif avec le crin de Cyfan dedans;
-Afin de transporter tout ça, elle a une sacoche en tissus très simple.







Autres informations


►Avez-vous bien lu les règles ?
Non! je les ai toutes oubliées =D...QUOI? oh bon ça va! tu veux ton code c'est ça? [Code validé par Loeva]

► Votre Pseudo HJ
Allez je vais dire Jade!

• Comment nous avez-vous trouvé ?
A la base c'était sur un top site je crois...

• Comment trouvez-vous le forum?
Very nice indeed


Dernière édition par Amber Anderson le Lun 25 Juin - 13:37, édité 23 fois
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Jeu 21 Juin - 15:48

Pionnier
Féminin

avatar

Bonjour Jade et bienvenue parmi nous :)
J'ai lu la description physique de Amber, et je dois avouer que j'adore ta plume ! C'est une façon d'écrire vraiment très chouette. Nous sommes choyés de recevoir d'aussi bons écrivains sur Terra.
Je te souhaite encore une fois bienvenue et attend impatiemment la suite de ta fiche. (Loeva aussi d'ailleurs, comme je la connais. Elle a certainement lu votre fiche puisqu'elle y a valider le code. Allez montre-toi petite Loeva !!)

Si jamais il y a quoi que ce soit, n'hésite pas à communiquer avec nous ! Bon courage pour la suite de la fiche


avatar par Loeva ♥️
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Amber-Fàilte! Is mise Amber, bu toigh leam bracaist a ghabhail! [Fini] Jeu 21 Juin - 17:09

Invité
avatar

Invité
Je dois avouer que depuis que j'ai tenté l'expérience de l'écriture du physique par observation extérieure et non par simple description, je n'arrête pas de le faire, je n'ai pourtant pas trouvé de manière très originale et amusante à écrire pour le caractère...J'aimerais pourtant la trouver et c'est ce que je cherche avant de le commencer, même si il y a de fortes chances que je n'y arrive pas et que je reste sur le modèle classique, mais le fait que tu aies autant aimé mon physique me motive a continuer mon expérimentation!
En tous cas, merci pour l’accueil!
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Amber-Fàilte! Is mise Amber, bu toigh leam bracaist a ghabhail! [Fini] Lun 25 Juin - 13:32

Invité
avatar

Invité
up, up, up \o up up up o/
awyeah (o)
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Amber-Fàilte! Is mise Amber, bu toigh leam bracaist a ghabhail! [Fini]


Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas

Amber-Fàilte! Is mise Amber, bu toigh leam bracaist a ghabhail! [Fini]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» AMBER HEARD ♆ hell is empty, all the devils are here
» MILEY-AN ► amber riley
» Amber Ownes [Soeur d'Alex Ownes]
» [F] ▲ AMBER HEARD - better than revenge
» (F) AMBER HEARD - La Confrérie
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Terra  :: Préambule :: Archives :: Mémoires-