Celeste Alwyn Crow

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MessageSujet: Celeste Alwyn Crow Dim 15 Juil - 12:26

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Celeste Alwyn Crow



23 ans.
Boy.
Nous sommes d'accord pour dire l'Angleterre.
Anglais donc, mais aussi quelques bonnes bases en italien et en français. Plus quelques mots de vocabulaire en mexicain.



Storyboard. Indeed ♠



Ouh Ha Wata Bang Bang ~ Brûlez-les ; Butez-les ; Shootez-les ou Pendez-les.



First Step : Dans un monde sans miroirs, les deux garçons seraient les seuls à se voir.

« - Bails, on joue à maman ?
- Je dormais, je te signale.
- Ha.
-Bon, je commence… »


***

« - Bon je commence. Ce soir elle est en Italie, en Florence plus précisément. Elle sort d’un bar en compagnie de…
- Marco, c’était le barman super classe. Comme la nuit était belle, lui et maman ont décidé d’aller se balader…
- Près de la fontaine. Ils rient beaucoup et maman est heureuse. Puis Marco lui demande si elle a des enfants et…
- Elle répond non.
- Nan, Cély, elle est répond oui et aussi qu’elle doit retourner les voir le lendemain matin.
- Et comment tu le sais ?
- Ce sont mes orteils qui me l’ont dit. Les orteils savent tout. »

Du temps jusqu'où mes souvenirs remontent, je n'ai jamais connu ma mère. Ni moi, ni Bails. Bails est mon frère jumeau et il était de loin la personne à qui j'étais le plus attaché. A ses côtés, j'ai passé les plus belles années de ma jeunesse. Entre la soumission, la peur, ou l'abandon, peu importe dans quel contexte nous vivions. Nous étions quasi fusionnels. Pendant également beaucoup d'années nous avons partagé la même chambre. C'est idiot, mais je dois avouer qu'il était la seule personne pour qui je priais de partir en premier ; parce que je ne voulais pas avoir à subir la douleur de son absence. Je me souviens que chaque soir « on jouait à maman ». C'était une espèce de petit rituel qui s'était installé de lui-même au fil du temps. Nous imaginions où elle pouvait être, ce qu'elle pouvait faire... Nous lui avons fait vivre toutes les aventures les plus folles et nous pensions qu'après avoir fait le tour du monde, elle ne pourrait que retourner à la maison auprès de ses enfants. Toutes nos discussions sur elle se terminaient sur « elle repartie pour voir ses enfants », bien sûre, cela ne s'est jamais produit. A cette époque j'étais vraiment désespéré. Bails lui, ne démordait pas et me répétait sans cesse que notre mère allait rentrer. Un jour. Et j'ai vraiment voulu le croire, même si inconsciemment, je savais qu'elle était morte depuis longtemps.

Quand bien même, je voulais inlassablement croire à son retour de toutes mes forces. La présence de mon frère devint la chose qui m’était le plus indispensable pour vivre. Je me souviens de tous les moments passés avec lui, pas une seule seconde ne m’échappe. Il y avait des soirs comme ça, où chacun se rendait dans le lit de l’autre, pour jouer aux cartes sous les couvertures, à la lumière d’une lampe de poche. Nous pouvions rester ainsi pendant des heures, aucun de nous deux ne voulait se résigner à perdre. Mais tout ceci n’était qu’un prétexte pour pouvoir s’endormir dans le lit de l’autre afin de se sentir un peu moins seul. A présent je me rends compte qu’à cette époque j’étais vraiment égoïste. Je voulais que l’on me rassure en permanence et que mon frère marche pour toujours à mes côtés. Ne pensant qu’à ma personne, je n’avais même pas songé à ce que lui pouvait ressentir. J’en ai conscience aujourd’hui. Malheureusement, je ne pourrais jamais m’excuser.

Je disais que nous nous sentions seuls. Pourtant, nous ne l'étions pas. Bails et moi vivions avec mon père et notre tante dans un patelin d'Angleterre. Assez reculé dans notre campagne, nous possédions notre ferme, ainsi que deux, trois terrains de cultivassions. Notre père travaillait à l'usine, tandis que Manou (notre tante, son véritable nom est Mary, mais nous ne l'avons jamais appelée comme ça) s'occupait de la ferme et de nous. Généralement, après les cours, nous lui filions un sacré coup de main, sinon elle n'aurait pas pu s'en sortir toute seule. Par plus tard, quand nous fûmes en âge de travailler, Bails partit à l'usine avec mon père, tandis que moi, je restais à la ferme avec Manou.

D’ailleurs, cette-dernière était assez étrange et pleurait souvent devant un portrait de notre mère en disant que c’était de sa faute si elle n’était plus là. Je n’ai jamais compris pourquoi, mais comme il me fallait un coupable, je lui en ai réellement voulu. Alwyn. Ce deuxième prénom vous intrigue n’est-ce pas ? Et bien d’après mon père, c’était le prénom de ma mère. Je ne sais pas pourquoi, mais j’en ai hérité. Mon frère lui, n’a pas de deuxième prénom. Et j’étais également le seul à posséder des cheveux… Blancs. Injustice. Peut-être étions-nous que de faux jumeaux dans ce cas…
Mon père était un homme qui était surtout réputé pour ses cinq mariages et son attitude de Casanova. C’était un homme qui avait bon vivre malgré les années qui passaient et qui avait des allures de papa ours. Toute l’identité du bourreau des cœurs résidait dans sa voix. Il aurait pu être acteur de théâtre, il aurait pu. Mais comme il me l’avait dit une fois : il avait préféré être l’acteur de sa vie. Quelle belle phrase philosophique n’est-ce pas ? C’est dommage… Avec son timbre de voix et sa façon de parler, même « passe-moi l’sel » devenait un ordre des dix commandements.

Mes parents étaient tous les deux d'origine anglaise (toute ma famille l'est, en fait). Mais je suis certain que la mort de ma mère vous intrigue. C'était une résistante, tout simplement. Une femme très impulsive qui agissait avec beaucoup de témérité. Elle avait participé à plusieurs actions contre le régime de fer. Trop sûre d'elle et se pensant invincible, un espion finit par dévoiler leur organisation au grand jour et ma mère fut exécutée. Mon père n'avait rien à voir dans tout cela, de ce fait il avait pu continuer sa vie de paysan comme il l'entendait et nous élever Bails et moi.

Or, toute bonne chose a une fin.





Second Step : Parcourir le monde et voir ce que ma vie propose, vivre au grand air et marcher dans les champs de roses.

Repère ton étoile et décroche-là si tu l'oses.

***

Bails et moi, nous nous adorerions, mais au fur et à mesure que les années passèrent, nos deux caractères partirent chacun dans deux directions opposées. Nous divergions sur énormément de points, l'époque où nous ne formions qu'un était révolue. A ma grande tristesse. Bails marchait dans les pas de notre mère, tandis que moi, je rêvais d'aventures. J'avais envie de vivre et mon frère, tout comme Manou et mon père, ne le comprenait pas. Tous les trois, ils me prenaient pour fou qui ne réalisait pas la chance qu'il avait d'avoir un toit, de l'eau et de quoi se nourrir. Ils avaient raison, j'avais énormément de chance, mais je n'aspirais pas à une vie telle qu'ils la voyaient pour moi. Manou voulait me garder près d'elle, mon géniteur voulait que je sois un fermier aguerri et quant à Bails, il voulait que je rejoigne les forces de la résistance, comme lui et tout comme notre mère l'avait fait. Notre tante et notre père n'étaient au courant de rien, une fois de plus. Il n'y avait qu'à moi que Bails partageait ses envies de révolutions. Je comprenais ses motivations, ses envies et j'étais même tout-à-fait d'accord avec lui. Le seul problème, c'est que ce n'était pas moi. A l'époque j'étais un enfant perdu et j'étais certain qu'en partant à la découverte de nouveaux territoires, je comprendrais qui je suis et pourquoi je suis là.

Alors, un beau matin, à l'âge de 20 ans, je suis parti.

N'emportant avec moi que le strict nécessaire pour pouvoir me suffire à moi-même, le temps d'atteindre mon prochain arrêt. Le seul souvenir que j'avais pris était une chainette en argent qui me liait à mon frère. J'avais dans l'optique d'effectuer des petits boulots, certes qui ne payaient pas beaucoup, mais qui me permettraient tout de même de vivre. Quand j'y pense, ce matin-là, où je suis parti, je n'avais prévenu personne. Je m'étais contenté de leur laisser un petit mot sur la table. Celui-ci disait : « je ne m'enfuis pas, je vole. Comprenez-bien, je vole ».

Ces-derniers temps, effectuer des voyages était une chose devenue très difficile. Toutes les frontières étaient plus que surveillées. Mais je n'avais rien de suspect, j'étais toujours très calme lors des contrôles et j'avoue que j'étais surtout considéré comme une source supplémentaire de revenu au pays. Moindre, mais supplémentaire. Je ne vous cacherais pas que ces voyages ont été très éprouvants et que j'ai souvent passé plusieurs jours sans manger, à crécher sous un pont ou je ne sais où. Et encore, je devais me faire tout petit. Au jour d'aujourd'hui, je ne regrette rien. Partir est sûrement le meilleur choix que j'ai pu prendre de toute ma vie.

C'est ainsi que je me retrouvais en Italie. Pays très calme et avantageux par son absence de couvre-feu. J'avoue que je me plaisais beaucoup, dans cette petite botte... Beaucoup de souvenirs y restent. C'est là-bas que j'ai appris la profession de barman, grâce à un homme que j'avais croisé par hasard, un jour. Il disait tenir un bar en Florence (cela vous rappelle quelque chose n'est-ce pas ?), qu'il marchait plutôt bien, mais qu'il lui manquait un barman charismatique qui attirerait du monde. Ce monsieur avait tout de suite trouvé que je collais à l'image qu'il s'était faite. Bien sûre, je lui avais répondu que je ne connaissais rien à ce métier. « pas grave, ça s'apprend », m'avait-il répondu. A ces mots j'ai accepté. La conversation avec Bails sur notre mère et la Florence m'était revenue en tête et j'avoue qu'elle avait contribué à ma décision. Je ne me souviens plus du nom de cet homme, tout ce que je peux dire, c'est qu'il m'avait littéralement prit sous son aile. Il me payait en dessous de la norme, mais en échange il me logeait chez lui. Sa femme était partie et je pense qu'il me considérait comme le fils qu'il n'a jamais eu.

J'y suis resté huit mois.
Je suis également passé par l'Espagne, la France ainsi que le Mexique pour finalement me retrouver aux portes des Etats-Unis. A chaque arrêt que je faisais, je profitais des talents de barman que j'avais développés. Aller d'un pays à un autre était à chaque fois une expérience enrichissante et passionnante. « Ne jamais se freiner à explorer des territoires, car plus on les connait et mieux on comprendra l'histoire ». Vivre à certain endroit était vraiment difficile et je crois bien que mon pays préféré reste l'Italie. Sûrement parce que celle-ci était ma première destination... J'étais considéré comme une sorte de saltimbanque et cela me convenait très bien. D'une certaine manière, j'arrivais à satisfaire mon irrépressible envie de vivre. Je n'avais aucune nouvelle de mes proches. Je n'en avais pas besoin à vrai dire, j'étais convaincu qu'ils allaient bien. Non, je savais qu'ils allaient bien. De ce fait, je n'avais pas le moindres remords à continuer mon aventure.

Toute cette période dura 16 mois.

En France, j’ai vécu une expérience incroyable.

Stupide et ivre, non je veux vivre, libre, que la musique me délivre ~


Un soir, à nouveau par hasard, j'ai fait la rencontre d'une violoniste et je suis tout de suite tombé fou amoureux de cet instrument (pas de la violoniste ? Bin non). Pendant toute la durée que je restai en France, durant mes temps libres et à l'abri des regards indiscrets, cette demoiselle m'apprit à en jouer, sommairement, pourtant j'étais comme dans un rêve.

« Tu sais Bails, je crois sincèrement que la musique est une chose à part ; une sorte de passerelle à travers laquelle l’âme du musicien peut s’exprimer. C’est pour cette raison que le chant d’un violon nous parait toujours aussi pur et clair. C’est tout simplement parce que c’est l’âme du violoniste qui nous parle. Après, il faut savoir l’écouter et la comprendre. L’âme d’une personne a tellement de choses à nous raconter tu sais. Et à travers la musique, elle ne peut pas mentir. »
(trouver griffonné sur un petit bout de papier dans un arrondissement de Paris)


Comme je vous l’ai déjà dit, ma dernière étape était les Etats-Unis. Au Michigan, plus précisément et c’est là-bas que ma vie a pris un tournant décisif.






Third Step : ici même nos rêves sont étroits, je me perds si je reste là, c'est pour ça que j'irais là-bas.

Faut du cœur et du courage, mais tout est possible à mon âge. J'aurais ma chance, j'aurais mes droits et la fierté qu'ici je n'ai pas.

***

Est-ce que vous croyez au mystérieux lien qui semble unir les jumeaux ? Moi oui, j’y crois dur comme fer. Je sais, inutile de me le rappeler, nous ne sommes que de faux jumeaux, mais ce lien est quand même là. Je l’ai senti vibrer à l’intérieur de moi, quand tout s’est écroulé. Vous me prenez pour un fou, hein ? Pourtant, je ne le suis pas, bien au contraire.
C'était trois mois après mon arrivée au Michigan. Je venais de terminer un de mes services -oui, j'ai persisté à rester barman- et je rentrais paisiblement à mon logement de fortune, quand mon coeur loupa un battement. Voir même deux. Une douleur indescriptible me tirailla les côtes, le monde vacilla, une part de moi s'effondrait. Je le sentais. Elle se brisait morceau par morceau, lentement, à l'agonie. Ma gorge se serra, tous mes muscles se crispèrent. Tout mon être se recroquevillait sur lui-même, j'étouffais, je manquais d'air, mais chaque goulée d'oxygène que j'inspirais me brisait les poumons. J'ai cru que j'étais en train de mourir. Quand tout à coup, plus rien. Les larmes me montèrent aux yeux ; et c'est à ce moment-là que j'ai compris que Bails était mort. Mort. Sans vie. Le décor qui m'entourait sembla se briser comme un miroir, dans un bruit sourd. Un trou béant s'ouvrit dans ma poitrine. Mon reflet avait disparu. Et à ma grande stupéfaction, le monde ne s'était pas arrêté de fonctionner en même temps que le coeur de mon frère. Tout a continué, comme si de rien n'était... Pendant des jours et des jours, la pluie s'est acharnée sur le Michigan, preuve de l'erreur incomparable commis par le ciel. Au moins, le soleil, lui, avait la décence de me laisser tranquille. Je devins maussade au travail, ce qui me valut quelques réprimandes. Je voulais juste que l'on me laisse seul dans ma maison du deuil. A partir de ce moment-là, tout prit soudainement un gout de cendres. Même mon café y eut droit. Damnt it ! Mon café quoi.

« Ne faites pas de bêtises les enfants.
Est-ce que les garçons vont bien ?
J’ai vu les frères Crow ce matin.
Les enfants sont à la rivière.
Et si on allait voir si les frères Crow sont là ? »

La mort de Bails fut comme un électrochoc pour moi qui provoqua le plus gros changement que ma vie ait connu. Non seulement, j'étais déjà prisonnier de mon insatiable envie de vivre, comme si cela ne suffisait pas, l'ultime besoin de remplir ma tête d'autres horizons et d'autres mots s'y ajouta. C'était comme ces trois années plus tôt, quand j'avais ressenti le besoin de partir. Sauf que cette fois-ci, ce sentiment était beaucoup plus puissant et dévastait tout sur son passage. Je compris vite ce qu'il se passait. Mon cerveau ne cautionnait pas le fait de vivre sur cette planète sans mon frère, qu'il soit à mes côtés ou non. Je devais m'en aller. Et vite. Des paroles de Bails me revinrent en tête. J'étais encore à la ferme, en Angleterre, quand il m'avait pris à part pour me parler de ses envies de révolution. Je l'avais écouté silencieusement, je ne l'avais pas encouragé à son ambition, pourtant je me souvenais exactement de ce qu'il m'avait dit. Bails, des étoiles pleins les yeux, m'expliquait qu'il avait entendu parler d'une sorte de projet nommé « Terra Nova », que c'était quelque chose d'incroyable, mais qu'il ne pouvait pas y participer, parce qu'il était trop important pour les forces de la résistance. Voulant à tout prix que je rejoigne sa cause, il m'avait expliqué comment contacter celui qui était à l'origine de tout ça. Oui, Bails voulait que je parte, pour lui. Je n'imagine que trop bien la joie qu'il aurait ressentie en apprenant que j'allais réaliser son souhait aujourd'hui.

C’est dingue, je ne sais même plus le nom de celui qui m’a formé en tant que barman, par contre en ce qui concerne Bails, je me souviens de tout.

Est-ce que vous croyez au hasard ?

« Le fait de croire au hasard nous permet peut-être de vivre plus librement. Comment être maître de ses décisions quand le destin nous poursuit ? ».

Je me demandais si la mort de Bails n'avait pas été programmée des années à l'avance pour que je me retrouve dans le coin du Michigan à ce moment-là. Le lieu de résidence du Docteur Oliver. Comme par hasard. Oui, Bails m'avait parlé de lui et je savais ce que l'on attendait de moi. Je fis donc des pieds et des mains pour réussir à le rencontrer en personne, laissant mon avenir de barman derrière moi. Un léger pincement au coeur, rien de plus, l'envie de respirer un tout nouvel air était plus grande. Par contre, une fois que j'avais rencontré le Docteur Oliver, les choses s'enchaînèrent très rapidement, je ne les ai même pas vu défiler.

***

Je dus rester logé quelques jours dans l'une de ses chambres d'Oliver, le temps de passer une batterie de test pour évaluer ma santé physique comme mentale. Rien à signaler de ces côtés-là, les résultats étaient concluants. Mes voyages m'avaient endurci et mon métabolisme était résistant. Quant à mon mental... Je suis loin d'être bête, il fallait d'ailleurs un minimum de jugeote pour réussir à voyager librement de pays en pays ; heureusement pour moi, ma partie « sombre » n'était pas détectable. Le Doc' avait considéré le fait, que j'avais réussi à m'en sortir seul jusqu'à présent, comme étant une grande capacité d'adaptation et aussi que j'avais assez de volonté pour me suffire à moi-même et survivre. Il avait également apprécié mes quelques bases en violon, mes capacités en agriculture (dites ce que vous voulez, je reste un fermier) et la maturité que j'avais gagnée au cours de mes déplacements. Tout ça était déjà un très bon point, mais à mes yeux, cela ne suffisait pas encore pour que je puisse partir. Je crois bien avoir passé des heures entières à éplucher des livres sur l'art de la chasse et... De quoi me permettre d'évoluer dans le monde hostile qui m'attendait tout simplement. Quand je dus choisir les objets que je souhaitais emmener avec moi. Par chance, Le Doc' accepta que je garde la chaine en argent qui me liait à mon frère. C'était la seule chose dont j'avais réellement besoin. Je serai enchaîné à Bails, pour toujours.

***

Ce que j’emporte avec moi :

- La chaîne en argent de mon frère.
- Quelques vêtements sommaires tels que des T-shirts, pantalons, bermudas…
- De la corde.
- De l’eau potable dans un contenant en terre cuite.
- De la nourriture
- Un bâton de silex et une amorce de pierre.
- De quoi se couvrir.
- Du fil.
- Une faucille.
- De la chance.







Mirror on the wall ♠



It's Nice To See You Again ~ Wohowoho !



« Hum... Céleste vous dites ? Oui, j'crois bien connaître un mec de ce nom, mais là je vois pas... Ah si ! Si si si ! Attendez, c'est pas le mec qui ressemble à un chat ? Enfin, non, je me suis mal exprimé. Céleste ne ressemble pas à un chat physiquement hein ; c'est beaucoup plus sa façon d'être, de se tenir, de bouger qui lui donne ce petit côté... Félin. C'est un truc de fou, je vous assure. Surtout sa démarche ! Quand on le voit arriver de loin comme ça, on hallucine grave ! C'est à peine si on l'entend se déplacer. De quoi vous prendre par surprise, moi je vous le dis. Combien de fois il en a effrayé plus d'un... Bah forcément, on ne l'entend jamais venir. J'suis con de pas avoir tout de suite réagi à son nom... Parce que vous voyez, Céleste, c'est vraiment le genre de personne que l'on n'oublie pas comme ça. Très charismatique comme personnage. J'ai juste une faveur à vous demander, si un jour par hasard, vous le croisez, pour commencer ne l'approchez pas -déjà- et ne lui dites surtout pas que je ne savais plus qui il était, je tiens à la vie, si vous voyez ce que je veux dire. »

« Nom et prénom : Céleste Alwyn Crow.
Âge : 23 ans.
Date de naissance : 22 juillet 2174.
Groupe Sanguin : O positif.
Orientation sexuelle : Bisexuel.
Taille : 1m75.
Poids : 66 kg.
Pointure : 43. 
Marque de sous-vêtement : censuré.»
Analyse d’un stalker.

« Ha oui, Cély. Quel sale enfoiré ce mec-là. Je n'vois vraiment pas ce que vous lui trouvez de plus que moi. Il n'a rien de spécial, bordel ! Et je suis plus baraqué que lui ! Ce n'est qu'un petit schtroumpf à côté de moi. Nan mais, visez-moi ces pecs ! Pas mal, hein ? Bon d'accord, j'avoue qu'il a un bon style et qu'il a de putain de beaux cheveux. C'est la seule chose que je lui envie. Enfin non, je ne lui envie rien, c'est juste que c'est la seule chose de réussie chez lui ! Comment y sont ? Bah... Déjà c'que j'peux dire, c'est qu'ils sont d'une couleur assez spéciale. Voir carrément chelou. Un excentrique, j'vous jure ! Ha oui, pardon, donc je voulais dire que ses cheveux étaient bleus. Bon, pas flash non plus, mais ce bleu a quand même tendance à virer au violet par endroit. Quoi ? Bien sûre que c'est une teinture ! Vous êtes fous ou quoi ? Non mais attendez, on est pas sur Mars là, ou sur je ne sais quelle autre planète. N'empêche, j'me demande ce qui lui est passé par la tête à celui-là... Par contre, c'est qu'un mécheux de merde ! Toujours avec des cheveux sur la gueule. Hein ? Oui, il a les cheveux un peu mi-longs. Ça va, c'est à la limite du raisonnable. Mais le pire ! (attention) C'est que ses cheveux (note du narrateur : y fait un blocage sur les capillaires non ?) paraissent super doux, soyeux, tout ce que vous voulez ! Quand vous les voyez, vous n'avez qu'une envie c'est de passer votre main dedans pour vérifier s'ils le sont vraiment. Mais nan, puisque je vous dis que je l'envie pas, merde ! »

« Mon petit Cély d'amour ! Qu'est-ce qu'il est beau... C'est un dieu ce mec ! Je l'adore. Dernièrement, j'ai réussi à sortir avec lui. Je ne comprends pas pourquoi d'ailleurs, d'ordinaire il me repoussait toujours. Peut-être qu'il avait un peu bu... Toutes mes amies n'y croyaient pas ! J'vous jure ! Pourquoi ? Bin... Vous voyez, Cély est un mec unique dans son genre qu'on a un peu de mal à approcher. Surtout s'il ne vous apprécie pas ! Alors là, pour rien au monde je ne voudrais me trouver à la place de ceux qu'il n'aime pas... Du coup, quand moi j'me suis ramenée et que j'ai dit que... Voilà, hé bin, j'avais la classe quoi. J'me souviens encore de la première fois que je l'ai vu, dans ce bar. Tout le monde n'avait d'yeux que pour lui... Avec ses cheveux bleus, mais aussi ses yeux bleus. Ce jour-là, mon coeur a loupé un battement je crois. Il a de si beaux yeux ! Un mélange de bleu, de gris et d'un peu de doré autour de l'iris. C'est wahou. Après, en fonction de l'éclairage, ses yeux paraissent plutôt bleus ou plutôt verts. Avec sa peau un peu pâlotte -presque sans imperfections, c'est l'pied, ça donne un super effet... En fait, Cély attire énormément les regards tout simplement parce qu'il est différent des autres. Un original avec une indestructible confiance en lui et je pense que c'est ce côté-là qui le rend si attirant. »

« J'ai entendu dire que sa vraie couleur de cheveux était gris pâle, une sorte de décoloration. Après tout, il est originaire d'Angleterre non ? Ça me fait trop bizarre de l'imaginer comme ça... »

« Céleste ! On ne dirait pas comme ça, avec sa petite taille et son naturel élancé mais... C'est qu'il est quand même bien foutu ce con. Bon, c'est pas non plus l'homme le plus musclé au monde, mais son style : taillé tout en finesse, lui va plutôt bien. A ce qu'il parait il fait des sports de combats, comme de l'aïkido ou du krap maga. Je n'irais pas me frotter à lui, il est petit, mais qu'est-ce qu'il est hargneux, franchement... Par contre, il a une vraie gueule d'ange, alors que c'est un fou. C'est pour ça que tous les mecs le prennent en grippe, surtout quand il adopte ses airs de supérieur... Mais bon, on lui pardonne à notre Cély, il doit juste vivre dans un autre monde que le nôtre. Un monde bien à lui, où personne ne peut y entrer. Excepté son frère jumeau. Vous le saviez qu'il en avait un, n'est-ce pas ? »

*Note pour nos amis Québécois : Chelou = étrange, bizarre. Right ?






Inside the Hell ♠



In Wonderland ~ Bienvenue dans le monde fabuleux de Cély.



Celeste... Est fou. Sa description caractérielle pourrait s'arrêter là, mais si j'ai bien compris, il y a un cota de ligne minimum à respecter ? Alors soit. Commençons la visite de cette âme tourmentée. Mais avant tout, je voudrais vous souligner que ce que vous me demandez de faire n'est pas une chose aisée. Percer à jour le mental d'une personne en n'omettant aucun point n'est pas une mince affaire, sachant que la plupart des êtres humains en eux-mêmes ne savent pas se décrire physiquement comme mentalement.
Céleste, céleste, céleste... Vous voulez savoir qui se cache derrière ce prénom divin n'est-ce pas ? « Qui se rapporte au ciel » d'après le grec. Pourtant, Cély est loin d'être un cadeau des cieux ! Certes, c'est un garçon charmant, quand il vous aime bien. Ce dernier fonctionne généralement au coup de foudre, mais dans le mauvais sens. Il ne lui faudra que quelques secondes pour vous vouer une haine incomparable, sans fondements valables. Vous lui demanderiez « pourquoi ? », qu'il vous répondra « parce que. ». Haha. Non je ne blague pas, pourtant je vous assure que j'aimerais. Par contre, s'il ne vous aime pas, ne cherchez pas à être aimé, il ne vous aimera toujours pas. Right ? Pour ceux qui se retrouverons, disons « neutre » à ses yeux, l'ancien barman vous ignorera. Bien sûre, il ne vous est pas interdit de lui adresser la parole, bien qu'il risque... De s'en offusquer. Il ne vous crachera pas au visage, soyez rassurés, le jeune homme se montrera juste un peu... Distant. Froid. Voir glacial. Par contre, si le fameux coup de foudre inversé entre en jeu, vous êtes foutus. Dans ces cas-là je vous conseille de fuir, loin, très très loin.

Hormis ce point négatif de sa personnalité, Céleste est un jeune garçon comme les autres. It was a fake. Il est vrai qu’il ne vient pas de Mars ou d’une autre galaxie lointaine, Cély garde donc un tant soit peu de normalité, bien qu'à force de le fréquenter, on en vient souvent à se poser la question si deux êtres totalement différents ne s'étaient pas glissés dans un même corps. Lunatique à l'extrême, rester en sa compagnie pourrait vite devenir une rude épreuve pour des esprits faibles. Profiteur. S'il en vient à remarquer que vous vous écrasez face à lui ou que vous vous sentez démunis, c'est également la fin de vos jours heureux. Avoir l'art et la manière de se complaire dans la faiblesse des autres est vite devenu un idéo de vie chez lui. Cet être abjecte commence à vous rebuter n'est-ce pas ? C'était la réaction que j'espérais. Une part de son esprit est extrêmement sombre, remplie de pensées glauques et absurdes. Un esprit tiraillé par les méandres de la mélancolie, de la haine et de la tristesse. Bizarrement vous recommencez à le trouver attachant non ? Toujours ce besoin de vouloir guérir la souffrance des autres hein... C'est aussi un défaut de Cély, je ne vais pas vous le cacher.

Mais, seules les personnes qui comptent à ses yeux peuvent en bénéficier. Pour des êtres chers, le jeune homme sera toujours là pour venir en aide et soignez les blessures qu'elles soient physiques ou mentales. Il est très difficile d'entrer dans son coeur pourri à moitié, mais une fois que vous y êtes, vous y restez. Gloire aux chanceux qui goûteront les joies de l'amitié de Céleste. Recevoir de l'affection de la part de ce jeune homme s'identifie au fait de prononcer les bénédicités. Cette partie-là de sa personnalité est sûrement la perche qui le retient au purgatoire et qui l'empêche de glisser en enfer.

Manipulateur. A votre grand étonnement, Cély l'est autant que moi superstar. Non, la manipulation n'est pas son fort, par contre n'allez pas croire que de ce fait, il est facilement manipulable. Loin de là. Céleste a une grande capacité de réflexion bien qu'il ne possède pas un répondant assez vif. Ses répliques sont cinglantes et visent des points précis, mais il réfléchit avant de parler. Un véritable moulin à paroles d'ailleurs, le jeune homme a la fâcheuse tendance de gaspiller sa salive pour un oui ou pour un non. Pour vous rabaisser, étrangement son inspiration est inépuisable, à croire qu'il puise ses phrases de votre malheur directement de la partie la plus sombre de son être.

Le jeune homme peut se montrer impulsif et téméraire s'il est soumis à la pression de sentiments tels que l'amour, l'angoisse ou la peur... Comme tout être humain en fait.

Distrait, dans les étoiles, souvent plongé dans ses pensées de destructions et de corruptions, Céleste est le genre de personne à ne pas regarder où elle met les pieds. Cet être maléfique dégage tout à coup une aura d'innocence qui doit très certainement contribuer à son charme mystique.. Beaucoup aurait la soudaine envie de vouloir protéger cet être perfide, pensant que ce n'est qu'un jeune enfant perdu (mentalement, entendons-nous bien) et s'en mordrons les doigts et finirons très certainement dans son lit. Haha ? Voyons, quelle est donc l'image que je véhicule de Céleste ? Ce n'est pas un débauché qui prend la première chose -oui chose- qui lui passe sous le nez. Eloignez tout de suite cette idée de vos petites têtes, si vous ne voulez pas subir ses foudres. Le jeune homme ne veut en aucun cas « se salir ». Et je vous déconseille de lui faire des avances non justifiées. Il pense être au-dessus de vous. Et les classes inférieures n'ont pas à quémander une faveur de la part d'un fonctionnaire.

Ha oui, dernier point, Céleste a des tendances de kleptomanie, à votre place je ferais attention à mes affaires et je ne laisserais rien trainer. Peace.

« Mais je ne saurais résister quand ce corps sait m’appeler »









Autres informations


►Avez-vous bien lu les règles ?
Au [ Validé par Loeva] , mon ami Pierrot, prête-moi ta plume pour écrire un mot ♠

► Votre Pseudo HJ
PedoB pour les intimes.
Sinon c'est Cély, kuh.
• Comment nous avez-vous trouvé ?
Via Frangine.

• Comment trouvez-vous le forum?
L'es cute (pas encore totalement finit mais je suis là pour donner un coup de pouce 8D). Edit : Merci Frangine 8D
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MessageSujet: Re: Celeste Alwyn Crow Mer 18 Juil - 17:32

je suis une actrice qui connaît le jeu qui ne lui fut jamais écrit
Féminin

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Huhuhu ~

Alors, tout est parfait, tout est fini. Tout a été vu via la Cb.

Donc…Tu peux dès à présent Rp (premier rp dans le champ de pierre obligatoire).
Passe te présenter en Hors-jeu ici , que les autres membres puisse avoir une idée de leur futur modo – pour l'instant tu es un simple mortel, tu passeras modo après notre exam ( Mwahahaha)-

N’hésite pas à aller faire ta fiche de relation et ton journal.
En gros, fais-le, montre l’exemple, soit un bon petit.

Et n’oublie pas que si ton perso se construit/fait construite un abri, tu dois le signaler dans le topic des abris afin qu’on te l’ajoute dans les sections Rp et éventuellement sur la map.

Bon Rp ♥
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Celeste Alwyn Crow

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