Pink revolver

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MessageSujet: Pink revolver Mar 6 Nov - 1:01

Frostbitten Requiem to a Forgotten Elegy
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Pink Relvover. Jealousy is green, Fear is Salmon.

STEP THREE.
« “ Listen, Little Tree, there are two kind of individuals in this world, well theatrically speaking anyway, the demons and the damned. Be sure you never let anyone other than me make you fall into that second category, compris ? ”. Les paroles de Kohaku m’hantent de par-delà les frontières du temps et je doute pouvoir un jour m’en débarrasser. Cette voix, ce sourire, cette démarche, je veux le haïr, mais je n’arrive qu’à le regretter. Qu’à regretter amèrement le fait qu’il ne m’ait jamais véritablement regardé. »

-


Je hais Alan Oliver. Je hais Alan Oliver. Je hais Alan Oliver.

Soyons clair, si cet imbécile d’érudit à la con s’était donné la peine de me préciser que de possibles volatiles, faisant au minimum cinq fois ma taille, recouverts de plumes translucides laissant apercevoir leurs squelettes ,très visiblement en quête de proies, navigueraient dans les étendues stellaires de l’endroit où débouchait le projet Terra, je ne me serais jamais porté volontaire pour y aller. Après tout, la bande mégalomanes foireux qui dirigent présentement la Terre tentant désespérément d'atteindre la toute magistrale domination mondiale et absolue n’auront jamais quoique ce soit d’effrayant ou de surprenant à me proposer. Ils ne me paraissent pas véritablement menaçant, juste des êtres humains qui s’installent sur le même trône de porcelaine que le reste de la planète pour déféquer. Pas de serres acérées, pas de plumes luminescentes à la volée, pas de bec édenté. Je fixe la créature, bouche entrouverte, regard exorbité par l’ahurissement le plus total, muscles figés par l’effroi, alors que le cri perçant de celle qui aurait pu être mon interlocutrice se répercute entre les rocher. Elle hurle à en mourir, paniquée, ses cheveux virevoltent dans tous les sens, fouettant son visage et s’emmêlant dans les pattes menaçantes de la bestiole gargantuesque. Face à ce spectacle, je ne peux que remercier le peu de chance qui me reste de ne pas être celui qui s’est fait choppé par cette bête. Les cris éplorés de l’inconnu me vrillent toutefois le cerveau, j’aimerais l’aider, mais que faire face à une telle créature ? Je n’ai pas la moindre intention de mettre ma vie en péril juste après être arrivé ici.

Le premier battement des ailes gigantesques du monstre envoie les hautes herbes du lieu me fouetter le visage et je lève mon foulard dans une tentative vaine et tardive de me protéger de la bourrasque. Tout se passe en un éclair, la fille qui se tenait tout près de moi, celle que j’avais remarquée d’entre les brins surélevés de la forêt d’herbe, se voit enlevée brusquement par un truc tout aussi immonde qu’inimaginable. On dirait un vautour avec ses os tatoués en trois dimensions à même ses plumes claires. Alors que je trouve la force de hurler ‘Blondie’ à défaut d’avoir un nom concret par lequel l’appelé, l’oiseau s’élève déjà dans les cieux, semblant percer les nuages, à mesure qu’il gagne de l’altitude. Les beuglements stridents de la femme s’estompent à mesure où la créature s’éloigne, me laissant de nouveau seul face à l’inconnu.

What. The. Hell.
-

I WAS DEAD LAST YEAR.
But now, vibrant, my eyes reflect and are dyed in your color.
From black to white, before transforming
This place, this time, our world, from here
A noise’s color spreads out.


-

J’ai repris la marche, titubant sous le poids de la frayeur, affaissé sous la pesanteur du besoin de survivre. Que puis-je faire d’autre ? Revêtir une armure et fendre les airs pour me porter à son secours ? M’occuper d’un autre être humain est au-dessus de mes forces, mes antécédents le prouvent. Mes bottes écrasent quelques longs brins d’herbes un peu plus courbés que leur prochain et j’observe le ciel, inquiet, regard rivé sur cette volute de fumée grisonnante m’indiquant le chemin à suivre. Mes doigts glissent distraitement sur la chaînette de mon pendentif. Je ne suis plus bien loin maintenant, d’ici quelques minutes je pénétrerai au cœur de cette nouvelle civilisation. Je distingue des habitations rudimentaires, elles peignent un portrait surréaliste, la fresque lumineuse, baignée des restes d’une averse, de ma nouvelle existence. Archaïque.

Puis un mouvement furtif s’immisce dans ma vision, regard perçant et fourrure pastel accrochant mes prunelles. Le fauve me tourne autour, traqueur s’incluant sournoisement assez près de sa proie pour bondir. Et je suis cette proie. Mon cœur remonte dans ma trachée, oh non, oh non, je viens tout juste d’éviter une situation mortelle, faut-il vraiment m’en jeter une autre à la figure ? Je recule, le félidé m’observe, jeux d’observation desquels je ne peux catégoriquement pas me sortir vainqueur. Sueur froide, veines palpitants. Le village est tout près, et les quelques mètres qui me sépare de la panthère rose me suffiront peut-être à me faire remarquer par un habitant armé . . .

Ils ont des armes, n’est-ce pas ? Ils ne sont certainement pas assez cons pour ne pas avoir songé à se munir de protection et de moyen de liquider la faune locale. Ce ne sont pas des cannibales, ils ne sont pas dispensés du besoin primaire que comble la nourriture, la chair. Je déglutis, inspire lentement, crispe mes muscles, laisse l’adrénaline m’envahir puis . . .

Puis je prends mes jambes à mon cou avec la grâce d’une dinde enragée. Ouais, une dinde, parce que je suis sacrément con d’avoir choisi la forêt de FernGully plutôt que la bonne vieille machinerie du Père Fouettard. Je regrette déjà. Ou pas. Mais je suis certain que je vais le regrette si je ne m’en sors pas vivant. J’ai promis, après tout. And I don’t want to disapoint you. J’appelle à l’aide, déclenche vocalement le plus de bruit possible et je cours, martelant le sol un peu plus puissamment avec chaque enjambées. Je franchi la bordure du village . . .

Et tombe à la renverse en heurtant un loubard aléatoire qui a eu la brillante initiative de se foutre en travers de mon chemin. Un éclair bleu est tout ce que je perçois de lui avant de me relever frénétiquement, lui attrapant le bras, l’entrainant à ma suite, vers . . . je ne sais trop où.

« MOVE, MOVE, MOVE. COME ON, ASSHOLE, MOVE. I REFUSE TO BECOME THAT THING’S DINNER ! »



I'll Always Strive to Shine for You.


Dernière édition par S. Ashton Awyer le Mer 26 Juin - 0:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Mar 20 Nov - 0:55

Pionnier
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Psssshhhhhhhhh


Le silence est rompu par le bruit du vent qui s’engouffre dans les branches puis tente de s’insinuer sous l’épaisse couche de fourrure que porte Félicie. Il fait de plus en plus froid sur Terra, mais les vêtements que les villageois arrivent à coudre grâce à la fourrure trouvée rendent la température moins désagréable. La jeune femme lève son regard au ciel, ce dernier dénué de nuages et aussi bleu que ses grands yeux. Malgré tout, le vent reste féroce et il fait balancer les arbres qui perdent alors leurs feuilles de plus en plus rapidement. Assise au feu qui perd lentement de son intensité, Félicie coud adroitement un autre manteau de fourrure semblable au sien. Tout le monde en a déjà un au village, mais d’autres arrivants peuvent pointer le bout de leur nez à n’importe quel moment, et alors ils auront besoin de manteau.

Est-ce qu’il y aura de la neige sur Terra ? La question tiraille la jeune femme depuis maintenant un bon petit moment. La vie ici sera beaucoup plus difficile avec l’arrivée de cette belle dame blanche. Bien sûr, les animaux se feront plus facile à pistés, mais certaines espèces doivent alors hiverner, ou alors se cacher le temps de l’hiver. Ce qui fait logiquement moins de gibier. La cueillette est alors nulle, et il aurait fallu penser à faire des réserves. J’imagine que le menu, s’il y a de la neige, sera composé de poisson pêché sur la glace et de petit gibier qu’on arriverait à tuer. Il y a autant de bon que de mauvais côté à l’hiver, et même si toutes ces questions de nourritures et de maladies taraudent l’esprit de Félicie, elle se réjouit de ce changement de température. Cela lui rappelle son pays, son monde. Et alors elle se sent un peu plus chez elle, moins dépaysée et elle se dit que s‘ils ont à faire avec un élément de la nature qu’ils connaissent, alors ils ont plus de chance de survie.

Félicie ne prend pas garde, laissant son esprit aller errer trop loin de l’instant présent, et son aiguille entre dans son doigt. Elle lâche un juron comme elle n’en avait pas entendu depuis longtemps et trempe son doigt dans sa bouche. Parfois on dirait que ce sont les petites blessures qui font le plus de douleur. C’est sûrement une simple impression, parce qu’il est impossible qu’une aiguille puisse causer plus de douleurs qu’un os cassé. L’important, c’est qu’à l’instant la jeune femme sent son cœur battre au bout de son doigt, ce qu’elle trouve affreusement désagréable. Mais franchement moins que le cri perçant qui déchire soudainement le ciel. Apeurée, elle se lève sur ses deux jambes et se tourne en direction du champ de pierre. On dirait bien que l’action se déroule à cet endroit, se dit-elle.

Puis, une silhouette se découpe à l’horizon, et elle court à toute vitesse en direction du village, et donc de Félicie. Prise de panique, elle envoie valser sa fourrure et son attirail de couture, regardant avec un air apeuré la créature grossir à mesure qu’elle s’approche. Ce ne peut pas être ce truc tout élancé et chétif qui accourt dans sa direction qui a fait sortir un tel cri de sa gorge, non ? Un tel cri ne peut pas provenir des cordes vocales installées dans cette gorge, non ? C’est alors que Félicie se fait cette banale remarque en cet instant où elle devrait courir se réfugier ou attraper une arme qu’elle réalise alors que c’est un humain comme elle. Il fait partie du village, lui ?

D’ailleurs, il cri lui aussi. Et Félicie remarque bien que les cris sont loin d’être semblables. Qui… ou quoi… a crié, alors ? Elle n’ose même pas imaginer la bête à qui il devait appartenir, et même en refusant d’y réfléchir, un frisson d’effroi se fraye un chemin entre ses vertèbres et remonte le long de sa colonne vertébrale. Et alors qu’elle le fixe sans oser effectuer un seul mouvement de peur d’attirer la bête féroce sur elle, la jeune femme se rend compte que l’intrus ne l’a pas encore vu. C’est qu’il regarde beaucoup derrière lui, aussi… Fais attention, petit, ce n’est pas prudent de ne pas regarder où l’on court comme ça. Et comme de fait, il percute la pauvre Félicie qui, sous le choc de l’impact, tombe au sol comme une poupée de chiffon. Il n’est pas gros et ne semble pas fort, mais c’est qu’il courrait vite. Elle lève son regard bleu effrayé sur cet être qui tente de lui crier quelque chose. Elle ne comprend pas, un peu sonnée, mais surtout surprise par cette voix trop hystérique pour lui sembler avoir un sens. Elle ouvre la bouche, dubitative, dans l’intention de lui demander de se calmer et de s’expliquer, mais surtout de lui demande qui il est, lorsqu’il la prend par le bras et essaie de l’entrainer.

Félicie résiste à peine avant de l’aider à la relever et à le suivre au travers des huttes du village. Elle s’arrête cependant soudainement, sortant de sa torpeur et déterminée à comprendre ce qu’il peut bien se passer, autant dans la tête de l’intrus qu’au loin dans le champ de pierre. Cependant, il est bien déterminé à l’entrainer dans la direction opposée au champ de pierre, et on dirait deux enfants qui tirent chacun de leur côté.

« STOP ! »Le cri de Félicie brise la tension qui règne en elle. La peur disparait un peu, mais la nervosité gagne du terrain. « I’d like to know what’s going on. »

Elle se retourne cependant vers l’entrée du village qu’elle regarde nerveusement. Son anglais n’est pas le meilleur qui soit, mais elle se débrouille assez malgré son accent qui révèle ses origines francophones. De toute façon, c’est le dernier de ses soucis. Elle cherche plus à comprendre ce qui se passe pour ensuite pouvoir poser les gestes qu’il s’impose. Faut-il se cacher ? Sortir les armes ? Et si un villageois avait été attaqué ? Le premier mort de Terra ?

« I need to know what’s going on. »

(Je crois que tu es capable de comprendre mon anglais ♥)


avatar par Loeva ♥️
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