Le village - Un récit d'ahan

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MessageSujet: Le village - Un récit d'ahan Sam 23 Mar - 18:29

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... Dans l'épisode précédent.

Gavin Matthew - R.I.P.

Ses grands yeux de biche argentés, affolés, se posèrent un moment sur moi, mais la jeune fille ne semblait pas reconnaitre en moi quelqu’un de sa race ; elle me dévisagea aveuglément un moment, avant de simplement s’éteindre.

Mon regard la détaillait, je fus placide pour le quart d’un moment, jusqu’à ce que le choc violent que me provoqua la réalisation de sa condition ne me frappe. Moi, un médecin, je suis resté figé en voyant quelqu’un tomber dans les pommes…Quelle honte ;J’ai honte. Je me lève brusquement, m’approchant à grands pas de la dame évanouie. Une main longe son cou, y cherchant un pouls et une fois ce dernier trouvé, remonta sur ses joues, sur sa bouche, sous son nez pour m’assurer de son souffle. Rassuré, je m’accroupis plus confortablement afin de glisser mes mains sous son cou, palpant les petits os avec douceur. Tout allait bien : son cœur battait, son souffle haletait et sa tête tenait à son cou. Diagnostic : elle était simplement épuisée…Ou empoisonnée, malheureusement, dans ce dernier cas, je ne pourrais l’aider, ainsi nous allons nous en tenir à imaginer l’épuisement. Je la soulève doucement, la replace d’un sursaut, laissant tomber sa cascade de cheveux bruns par-dessus mon coude afin de lui éviter un mauvais torticolis à l’éveil, puis je pris pas vers le village. Bousculé entre son poids et celui de mon sac qui menaçait sans cesse de tomber de mes épaules, je me retrouve à devoir sans cesse les faire tressaillir et c’est éreinté que je fis mon entrée au village sous les yeux des jeunes filles intriguées ou inquiètes de me voir ainsi transporter une inconnue prise d’un péril qui leur était un mystère.

Ce fut à ma hutte qu’enfin je la déposai ; dans le lit de fortune que j’utilisais habituellement, mais qui avait aussi déjà servi à des gens que j’aurais veillés. Je prévoyais un agrandissement, quelque chose comme une aile-hôpital, à la limite ça allait être agrandi et transformé entièrement en cabinet de soin… considérant que je ne serai pas toujours l’unique médecin, je me vois mal y vivre. J’imagine que je me ferrai une autre hutte non loin. Ou non, je suis un idiot : il serait beaucoup plus simple de simplement construite la hutte-hôpital en entier ailleurs.

Pour en revenir à la jeune femme, elle reposait sur l’amas confortable de fourrure, je l’avais examiné avec plus d’attention, palpant bras, jambes et cotes sans trouver quoi que ce soit de brisé. Elle avait les chevilles et les épaules quelque peu enflées, mais rien que la fatigue ne pouvait expliquer. Pas de fièvre, pas de plaques, pas de plaies. Ses vêtements humides, sales, presque poisseux, témoignaient de la pluie et des intempéries qu’elle avait dû confronter. Pauvre petite chose, elle allait devoir s’y accoutumer. Peut-être le docteur avait-il encore fait des siennes et l’aurait envoyée sans l’avertir? Ca faiblesse émotionnelle et physique en serait légitime.

Je lui avais retiré son pull de laine couvert de terre lors de son examen physique, puis sa jupe, encore plus sale, un peu déchirée vers le bas, elle allait peut-être devoir la rétrécir des quelques centimètres si elle la revoulait d’une esthétique soignée. Ses sandales, elles, étaient restées hors de la hutte. Vêtue de ses sous-vêtements et de son t-shirt humide, mais propre, elle était recouverte d’une couverture en peaux de chapins et étendue sur une quelconque fourrure très épaisse. J’avais lavé ses mollets et ses pieds, et je m’occupais désormais de son visage avec l’eau que la blonde Kaja m’avait gentiment fait chauffer et apporté.



. . . . . . . . . . . . . Meh.
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MessageSujet: Re: Le village - Un récit d'ahan Jeu 25 Avr - 2:01

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R.I.P. - Teva Riddell

Alors que le soleil frappa son zénith, je sortis enfin de ce sommeil léthargique et pénible en sursaut. Désorientée, mon regard parcouru d’un œil encore lointain les alentours sans pourtant comprendre où j’étais et encore moins comment j’y étais arrivée. Il m’avait semblé être étendu sur un sol humide et boisé entourée de gigantesques arbres au beau milieu d’un univers dont j’avais encore tant à apprendre. Pourtant, lorsque j’ouvris les yeux, je me retrouvai brusquement dans une hutte probablement à des miles de ma position précédente. Quiconque m’ayant avertie que j’allais risquer ma vie dès mon arrivée en ces terres sauvages m’aurait sans doute vue refuser cette offre de voyage hors de l’ordinaire.

Malgré les fourrures qui me recouvraient, les séquelles de ma mésaventure et de ma course effrénée sévissaient encore. J’étais recouverte de frisson et de sueur froide mais, encore dans les brumes comateuses, il ne me vint guère à l’esprit de me recouvrir. Il en fallait peu pour constater que ma présence d’esprit ne fût pas complètement rétablie à cette heure. J’étais en proie à un grand moment de fébrilité : plongée dans l’incompréhension momentanée aux sorties des tressaillements d’un sommeil agité, la moindre oscillation ou le moindre bruit pouvait encore provoquer en moi une réaction soit d’appréhension soit de défense. M’enfin, plongée dans un état second, l’univers que percevaient mes yeux m’apparaissait comme un décor tant irréel, subtil que confus. Par conséquent, la balance réactionnelle pencherait sans doute davantage vers une réaction dont la sensibilité aux moindres stimuli était amoindrie. Ce fut d’ailleurs ce qu’il se produisit lorsque mon regard s’arrêta sur l’homme qui partageait cette pièce avec moi : je n’eus aucune réaction. Perplexe et toujours l’esprit vaporeux, je n’arrivai toujours pas à comprendre la situation alors même que j’étais éveillée depuis plus d’une quinzaine de minutes.

Je restai là, prostrée sur lit de fortune, à regarder bêtement devant moi. Je regagnais lentement mon corps, comme si je n’en avais été jusqu’alors qu’un témoin en dehors de cette enveloppe charnelle, et je regagnais peu à peu tous mes sens. En dépit de ce sommeil prolongé, tout mon être était demeuré envahi d’une faiblesse énorme. Soudainement, j’avais des jambes et elles étaient supplices. J’avais des bras, ils étaient d’une lourdeur! Je sentais le sang passer dans mes oreilles si fortement que mon ouïe n’était plus… puis, le son me revint comme une gifle en plein visage après une exposition prolongée au froid d’un hiver : d’un claquement.

C’était trop, trop d’un coup. Tous stimuli qui affluaient vers moi affluaient trop rapidement. Lumière, image, sensation… Cet explosion soudaine de sens m’étourdissait et finissait de me rendre encore plus éreintée. C’était l’asthénie.
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MessageSujet: Re: Le village - Un récit d'ahan Lun 10 Juin - 22:15

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Gavin Matthew - R.I.P.
Elle avait dormi tout le jour, puis toute la nuit. Je n’avais d’abord veillé, mais lorsque qu’il fit trop noir pour continuer à m’affairer à l’une ou l’autre de mes activités, je succombai au sommeil, seulement pour me réveiller quelques fois en sursaut, mais la découvrant toujours profondément endormie, je m’abandonnais aux songes avec la réflexion qu’ayant toujours eut un sommeil léger, au moindre signe de vie, j’aurai le temps de m’éveiller avant même qu’elle ne prenne conscience de mon existence.

Finalement, je fus levé avant elle, tôt malgré l’heure tardive à laquelle je me fus d’abord assoupie : les poutres inégales de mon abri et ma position assise n’incitaient pas à la grâce mâtinée. J’avais pris le risque de sortir afin d’ajouter la plante que j’avais ramassée la veille à mon petit jardin, mais encore, à mon retour, elle dormait profondément.

Je refis un rapide examen physique pour m’assurer que son état n’avait pas changé depuis la veille, seulement en dehors de quelques ecchymoses mineures qui avaient eu le temps de se former, son état était stable. Je m’étais affairé sur un petit bout d’os, ou c’était peut-être d’ivoire : un truc plat et large comme une main qu’on m’avait indiqué être facile à sculpter, mais suffisamment solide pour ne pas se briser ensuite. J’y travaillais depuis quelques jours, pendant mes temps morts. J’étais hanté pas l’image d’un petit objet que j’eus vue dans les livres du Docteur. Un pendentif large, orné et dentelé, servant à la fois de décoration et de peigne. Quelque chose d’inutile à notre survie immédiate, mais d’agréable, surtout en considérant que la majorité des habitants ont les cheveux plutôt longs. J’aime les cheveux longs, autant sur moi que sur les jeunes dames, les beaux cheveux longs doux et souples, quitte a passé des heures à les démêler moi-même, surtout ceux des jolies demoiselles, comme je le faisais jadis pour ma chère Lily. La petite bête d’os qui naissait lentement entre mes doigts : la forme primaire était déjà bien découpée, les dents se dessinaient lentement sous chaque incision de couteau et le motif décoratif se formait lentement dans mon esprit, se superposant à la surface non encore assez polie pour qu’il y soit niellé.

Entre deux coups d’œil vers la jeune demoiselle, je réussis à percer une première fente et bientôt une deuxième. Neuf dents, huit fentes, c’était le plan.

Soudain elle se redresse. Toute mon attention retombe sur elle, mon couteau et le début de peigne figé sans mes mains. Je crois qu’elle me voit…mais elle ne bouge pas, elle ne parle pas. « Morning Sunshine.» Susurrais-je en déposant mon ouvrage. Puis je me lève lentement, balayant les résidus d’ivoire de mon pantalon avant de m’approcher d’elle.



Genre un peu comme ça ou ça pour le peigne que Gavin avait en tête.

traduction :
 


. . . . . . . . . . . . . Meh.
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MessageSujet: Re: Le village - Un récit d'ahan Mer 5 Fév - 21:05

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R.I.P. - Teva Riddell

Des sons confus vinrent se détacher du lot pour parvenir à mes oreilles. Puis, ils m’arrachèrent des limbes qui m’avaient fait otage momentanément. Du même coup, le froid qui envahissait mon corps tout entier fut chassé. Il me fut difficile de discerner la provenance de ces sons puisque j'étais encore étourdie par un surplus d’informations sensoriel. Au son de cette voix baryton, un soulagement immense remplaça le désarroi qui m’avait habitée jusqu’à lors.

Deux mots seulement et je me retrouvai enveloppée d’une chaleur immense. Était-ce le fait que mon corps avait soudainement réalisé que je n’étais plus en danger ou bien était-ce le fait d’entendre une voix? L’un entraînait forcément l’autre, ça me semblait irréfutable : entendre une voix me fit réaliser que j’étais à l’abri.

«Morning sunshine»

Après avoir réalisé que j'étais hors de danger, la pudibonderie fit surface. Du torse aux oreilles, je devins rouge pivoine. Je me tenais là, assise, le chandail qui me collait encore à la peau alors que la voix qui m’avait tirée de ma torpeur était une voix grave. Une voix masculine qui appartenait forcément à un homme! Pu-di-bon-de-rie; d’un coup, je m’emparai de la peau qui me recouvrait les jambes et je la remontai jusqu’au cou, me cachant presque derrière. J’avais envie de fondre dans le décor à un point tel que les événements de la veille s’étaient effacés complètement de mon esprit; je m’en mordais les lèvres. D’un coup, les limbes, le brouillard et tout le tralala s’étaient dissipés. Hiroshima aurait sans doute eu une onde de choc moins violente.

De but en blanc, je fis les liens entre mon état présent et mes mésaventures de la veille. À mon arrivée, j’étais habillée et là, j’étais en sous-vêtements. Entre les deux, j’avais été absente… Conséquemment, il avait dû être celui qui m’avait déshabillée.

Il avait vu se dessiner mes formes parfaitement sous ce t-shirt! Éhontée et le regard fuyant, je devins encore plus muette que je ne l’étais déjà. Aller voir, il me semblait être impossible d’être plus silencieuse que ça, mais je semblais avoir trouvé le moyen de l’être. Il me fallait me camoufler avec ce qui m’entourait. Je devins donc une sculpture de fourrure.
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MessageSujet: Re: Le village - Un récit d'ahan Ven 2 Mai - 14:43

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Gavin Matthew - R.I.P.
La jeune dame était soudainement passée de l’inconscience à un état trop conscient : elle se savait visible et pas mieux que nue, plus important, elle percevait mon existence.

-No need to be shy, Luv: I’m a doctor and have seen half naked women before . . .

J’en étais peut-être amusé, certainement j’aurais pu formuler l’information d’une façon plus crédible. Soit. Les poings sur les hanches, je contemplais l’amas de fourrure qu’était devenue ma nouvelle patiente. Je ne savais, par contre, pas quoi faire pour la suite ; je ne voulais pas la brusquer, mais en même temps, je ne pouvais pas rester planté là comme un grand tournesol jusqu’à l’apprivoiser par la seule force de ma prestance.

Des rires résonnaient dehors, d’abord lointain, ils s’amplifièrent, presque comme s’ils s’approchaient, en parallèle, j’accordai un sourire mielleux à la demoiselle, espérant presque que cet éclat la rassure. Pour ma part, j’aimais bien ces moments où, par petites bulles de sons ou d’images, le village sonnait si vivant, parce qu’ils faisaient office d’une promesse d’avenir. Les rires devenaient encore plus puissants et audibles, étrangement, on il attendait désormais quelque chose d’un peu inquiétant : sans être forcés, ils semblaient un peu malaisés ou presque douloureux comme si quelqu’un était en train de se faire violemment chatouiller. Les rires sonnaient familiers aussi, toutefois, je n’arrivais pas à les identifier. Mon sourire se décomposa pour laisser place à l’interrogation rongée par de la curiosité, ainsi je me détournai de la jeune femme avec dans l’idée d’aller jeter un coup d’œil dehors. Je devais être à un petit mètre de la porte de fortune lorsqu’une masse non identifiée fut propulsée devant mes yeux ébahis. Je la suivis du regard en restant immeuble, analysant impavidement les formes valsées et la texture de papier mâché, puis l’aura vivante, vibrante qui en émana. La panique naquit dès que je saisi ce qui venait d’arriver et je bondis de plusieurs pas vers l’arrière, tombant finalement assis lorsque je ne pus reculer d’avantage à cause du mur, un bras tendu vers la pauvre inconnue dans une tentative désespérée de lui indiquer de s’écarter, ou mieux encore, de se couvrir.

Mais qui diable avait bien pu faire cela ?

-I’m soooo sorry! La voix résonna soudain sur le seuil de l’abri. Bien sûr. Comment me suis-je seulement questionné. Kaja. Bien sûr que c’était Kaja ! - En moins de temps qu’il n’en fallut pour crier, la blonde Kaja était au milieu de la pièce avec le nid d’abeilles dans les mains. Le nuage tout juste furieux d’insecte virevoltait désormais passivement autour d’elle qui se confondait en excuses : '' I just… wanted to bring some honey, because… You know, it’s good… for… Sick people? Anyway, I’M SORRY! I… I’m very ticklish and the bees were all over my arms and … Uh, wow, they haven’t stung you, did they? … THANK GOD. Well, not God, since, well I don’t really believe in Him but… Uh… I’ll… Be back with the honey. Later. Yeah. Bye! '' Et la voilà sortie et avec elle, toutes les abeilles. . .

C'était le calme plat. Je fixais la porte dans un état pas loin de la catatonie ; mon cœur débattait violemment, tellement que j’y portai la main jusqu’alors adressée à l’inconnue. Kaja. J’allais devoir avoir une longue discussion avec cette jeune fille : une longue et pénible discussion où j’allais devoir résister à l’envie incontrôlable de lui pardonner cet incident qui aurait pu devenir un horrible désastre.

-Don’t mind that, Luv. Dis-je à bout de souffle, puis acheva, sensiblement peu convaincu : those bees aren’t even venomous . . . Most of the time anyway.

traduction :
 


. . . . . . . . . . . . . Meh.
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