Et personne n'aura jamais voulu manger d'oursin

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MessageSujet: Et personne n'aura jamais voulu manger d'oursin Sam 24 Aoû - 6:00

Je suis un volcan qui se noie de l'intérieur, je m’étouffe avec la vapeur qui ne peux s'échapper
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<--- Juste avant ça.


La douleur d’abord poignante devient bien vite omniprésente, je savais qu’elle était bien là, quelque part et je la savais réelle, mais je ne la ressentais pas de manière immédiate. Même si je ne ressentais pas vraiment de peine en utilisant mon pied, quelque chose m’empêchait de mettre du poids dessus, quelque chose comme un réflexe, un sens d’alarme ‘’ Danger ! Douleur !’’, qui au final provoquait le réflexe de tout lâcher, alors je sautillais sur mon pied valide, mon pied blessé était engourdi et je clopinais avec instabilité en m’appuyant sur Félicie qui paniquait encore plus que moi en observant mon membre enfler d’avantage et devenir écarlate.  

J’ai toujours eut horreur des oursins, déjà, dans l’Ancien Monde je m’étais piquée sur ces sales bêtes à deux ou trois reprises.  Bien que partageant des symptômes similaires, je n’avais pas eu de réaction aussi forte que celle-ci, mais je suppose que c’était à cause de plein de facteurs comme la taille de l’invertébré et de ses épines, ou bien de sa toxicité jusqu’alors inconnue à mon organisme. Il ne restait qu’a espérer que le poison n’était pas mortel (probablement pas, sinon je serais déjà dans un bien pire état, non ?), ou encore dégénératif ou même capable de provoquer des choses désagréables telle une nécrose ou autre horreur du même genre.  

Trainer ma personne et le panier de crabes ne fut pas une mince affaire, mais je m’y accrochais avidement. Pas question qu’on abandonne le fruit de notre dur labeur. Non de non. Si je ne peux même pas m’occuper d’une récolte de crustacé, comment pourrais-je seulement survivre à l’hiver ? Je devais réussir à ramener le panier au village, c’était vital.  

Heureusement, Félicie ne me conseilla pas de l’abandonner, mais la pauvre semblait tellement paniquée qu’il ne m’aurait pas étonné qu’elle n’ait tout simplement pas remarqué que je m’y cramponnais goulûment.  Bien que peu adéquat à la situation, la réaction qu’elle avait faisait chaud au cœur : j’aurais peut-être préféré qu’un homme fort et idéal me traine calmement au village, d’un seul bras et en un temps record, néanmoins, la bienveillance et l’inquiétude que ma compagne dégageait, loin d’avoir la force d’une matriarche, avait quelque chose de maternel et de chaleureux qui me faisait ressentir que sous sa panique, elle était réellement préoccupée par mon bien-être.

Nous étions dans le champ de pierres, désormais. L’état de mon pied semblait stable.  Maintenant, de nombreux points de douleur parcouraient la paume de mon pied, sous ma sandale et je savais fort bien que c’était signe que plus d’une aiguille avait transpercé ma peau et que j’allais passer de pénibles heures à observer quelqu’un en retirer les fragments.  “Do yah remember if there were any lemons from the aul world, back at the village? “ Demandais-je avec peine alors que nous avancions particulièrement lentement. J’avais le flou souvenir que quelqu’un en avait,  quelque part, mais peut-être avaient-ils été mangés ou utilisés depuis ce vague moment.  

Le reste de la route fut aussi pénible et longue que son début, mais éventuellement, nous arrivâmes enfin au village et je me permis de lâcher mon panier. J’étais épuisée, mais Félicie devait l’être au moins autant que moi. J’avais mal, j’aurais eu envie de dormir, mais je savais que si je m’y essayais la douleur ne ferait que s’amplifier à mesure ou je me détendrais. “ Oh God, we’re here.  I‘m sorry ‘bout all that, by the way. . .Those fecking urchins. It’s gonna take days to heal. . . My aul lad used to make cider that could drive out all the little pieces right out of the skin, but I gues we’ll do it with som’tin else. Em, so, we’re there some lemons left ? “  Parler librement faisait du bien.
C’est marrant, j’ai redessiné l’oursin responsable de la situation il y a tout juste quelques heures ! Super avant/après. Disons donc que c’est en l’honneur de l’ouverture de votre deuxième partie *sort* Ps -  N’oublie pas que  tu peux encore lui trouver un surnom!

Oh et si vous avez besoin de Gavin, même si c’est que pour un post, n’hésite pas à me contacter !  

Edit - Ah oui ! Je n’avais pas remarqué qu’il avait été changé, mais il est franchement mieux ! Sinon, pour un surnom… Chardon bleu, peut-être ? Ça fait stylé considérant qu’il existe une espace de chardon bleu qui s’appelle ‘’Oursin bleu’’, dans notre univers.

Oui merci, je crois que cela pourrait être une bonne idée de faire intervenir un médecin, si Félicie est d’accord, bien entendu !


Dernière édition par Lola O'Ceann le Mar 4 Fév - 8:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Ven 4 Oct - 20:35

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Malheureusement, la chance n’est pas donnée à tout le monde. Et la pauvre Lola faisait partie des infortunées qui n’en avaient pas.  Moi, j’en avais toujours eu.. Enfin, dans l’Ancien Monde.. Si on oublie que j’étais orpheline. Je n’étais peut-être pas si chanceuse, à bien y penser. Disons que j’étais chanceuse dans ma malchance. Lola, quant à elle, venait juste de subir un dur coup du destin. Son pied était enflé à un point tel qu’il ne m’aurait pas étonnée que la peau lâche sous la pression du sang qui continuait à affluer. La couleur aussi ne me disait rien qui vaille. Allait-elle pouvoir remarcher ? Devrait-elle l’amputer ? Être descendue dans le Nouveau Monde et devenir inutile en si peu de temps… Juste à y penser et j’en devenais malade.

Lola s’accrochait à moi alors qu’on avançait difficilement vers le village. Je la supportais du mieux que je pouvais, ayant abandonné mon panier de crabes après seulement quelques mètres. Je reviendrais le chercher… Ou pas. La jeune Irlandaise, elle, tenait fermement le sien comme s’il risquait de disparaitre. Ça me semblait désespéré comme geste, mais le temps n’était pas à l’analyse ou au jugement. J’utilisais toutes les forces dont j’étais dotée pour la soutenir et toute ma concentration était mobilisée pour ne pas trébucher ou lâcher prise. Malgré moi, je répétais inlassablement des mots d’encouragement et de réconfort, presque inconsciemment, pour soulager le voyage interminable dont on voyait maintenant le bout.

« It’s gonna be ok, Lola. Everything’s gonna be fine. »

Mon souffle se fait de plus en plus court, comme celui de Lola. Nos pas suivent le même rythme; lentement mais sûrement. Nos bras entremêlés, sens dessus dessous, pour qu’elle puisse se reposer en partie sur moi, nous avions l’air d’une pieuvre qui se trainait le long du sentir. Allait-il y avoir quelqu’un une fois au village? Avant mon départ, tous étaient tellement occupés à diverses tâches un peu partout autour du village qu’il me semblait bien peu probable que quelqu’un y soit sagement assis à nous attendre. Qui irais-je chercher ? Lena ? Savait-elle vraiment y faire avec des problèmes comme celui-là ? Bien que polyvalente et calée en survie, je doutais que Lena sache comment agir avec un pied enflé piqué par un oursin. Et puis merde, qui pouvait bien le savoir, hein. Un oursin bleu du Nouveau Monde qui plus est. La panique me gagnait alors que de multiples scénarios d’horreur prenaient naissance dans mon imagination. Ah, cette petite coquine beaucoup trop fertile à mon goût.

« Lemons ?! » Répétai-je, incrédule. « I have no fucking idea. »

C’est qu’une fois paniquée, j’oubliais de soigner mon langage. Oups. Tant pis. Alors que nous avancions maintenant au travers des herbes et des pierres, mon regard s’attardait sur ce que je pouvais deviner du village. Si seulement j’avais su siffler, je l’aurais fait. De toutes mes forces, pour appeler du renfort. Il n’en restait pas long, nous pourrions nous rendre seules. Et c’est ce que nous fîmes.

« I really don’t know what to do with that Lola. Lemons.. ?! Oh my god. What a question. What a problem. Heeeeelp… »

Je devenais hystérique, alors que le panier lâché par Lola tomba sur le côté, libérant quelques crabes.  J’eu le temps de préserver le reste de notre récolte et remis le panier debout alors que Lola cherchait à s’assoir. Mes cris se faisaient aigües et perçant, incontrôlable, détestables pour les oreilles.

« HEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEELLLLP, À L’AIIIIIDE »

Mes bras s’agitaient dans tous les sens, sans aucune raison apparente si ce n’est que capter l’attention. Comme si mes cris n’étaient pas suffisants. J’avais l’air d’une vraie poule pas de tête, m’agitant à gauche et à droite à la recherche d’aide.

« Don’t worry Lola, I’ll find someone!!! ... And lemons... »


avatar par Loeva ♥️
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MessageSujet: Re: Et personne n'aura jamais voulu manger d'oursin Mar 4 Fév - 9:05

Je suis un volcan qui se noie de l'intérieur, je m’étouffe avec la vapeur qui ne peux s'échapper
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Félicie paniquait toujours, quant à moi j’essayais de ne pas trop me détendre. Je regardais tristement mon pied, mes pensées n’étaient que sarcasmes et lamentations : au moins je n’aurai pas à faire trop de travail pendant les prochains jours ! - Pourquoi moi. - Oui bien, si ça se trouve je vais pouvoir en profiter pour draguer le beau docteur ! - Non mais sérieusement, pourquoi moi ? , ainsi va le fil. Félicie fait les cent pas autour de moi, elle me répète que tout ira bien et qu’on trouvera des citrons. J’en suis attendrie et ce fait me perturbe un peu parce que j’ai conscience que je devrais être celle en train de paniquer plutôt que d’être horriblement calme. Il me vient vaguement en tête que c’est peut-être un effet des piqures : analgésique, calmant, relaxant musculaire, parce que je me connais, je devrais être en train de pleurer, de faire une crise d’hyperventilation ou au minimum être en train de me plaindre comme une folle (parce que c’est ce que j’ai fait toutes les fois où je m’étais fait piquée, dans l’ancien monde!) au lui de quoi j’observais sans broncher ma compagne qui se faisait un sang d’encre pour moi.

Toujours comme pendant le retour au village, mon pied faisait mal sans être douloureux, c’est-à-dire qu’il était engourdi de sorte que je ne le sente pas vraiment, mais de petites vagues électriques me rappelaient que la douleur était bien présente et qu’il faut que je fasse quelque chose.

«If they’re like the urchins from the aul world, we have to get all the darn thorny darts out. Lemon juice can do the trick, so can vinegar or cider. » Ou le mélange de deux ou des trois, mais nous n’avions malheureusement peut-être déjà aucun de ces ingrédients. Qu’allions-nous faire si cette éventualité se réalisait réelle ? Je risquais une vilaine infection que je ne pourrais me permettre. « . . . I believe there’s other ways too, but I don't know’em . . . we should ask Pretty Boy, he will know.» Je parle doucement, lassement, pensivement. J’espère que Félicie va se calmer un peu, la pauvre.

Ça élançait un peu maintenant. Des spammes remplis de pointes acérées battaient dans mon membre blessé. Je massais maintenant mon mollet engourdi pour m’assurer que je le sentais encore et il me fallut bien une minute avant de distinctement sentir mes frottés vigoureux.

Tout va bien se passer, tout va se régler. Je vais sans doute m’en remettre, non, il faut que je m’en remette. J’en ai marre d’être l’empotée de service . . . Je dois tacher de devenir plus forte, plus compétente, si je ne veux pas finir par toujours me mettre dans des situations semblables. J’en suis capable, j’en suis certaine. Il le faut.

Amen.

Son pied aura guéri et elle sera devenue plus fort.
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