Aleksei Boulgakov

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MessageSujet: Aleksei Boulgakov Lun 2 Sep - 11:46

The Pirate King
Masculin

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Aleksei Boulgakov



Sexe : Masculin

Âge :  24 ans.

Origine :  Ma mère était russe et mon père allemand.

Nationalité : Russe

Langues parlées : Je parle russe et allemand couramment, mon anglais est un peu approximatif mais pas trop mauvais et je connais quelques mots de français.



Avez-vous bien lu les règles ?  
Bien sûr ;) [Code validé par Loeva]

Où avez-vous découvert Terra ?  
Sur Sawen.net (annuaire de forum rpg).

Comment trouvez-vous le forum?
Joli, original et plutôt complet.





Devant la glace

Everybody has scars, now, tell me what you hide beneath those pretty eyes.  
I’ve just met you, I don't know you, tell me what I see.


        Si j'étais une femme, on me prendrait pour un ange venu du ciel. Blanc comme neige, yeux bleus de glace et cheveux presque platine. Sur le papier ça sonne bien, mais la nature a voulu que je sois un homme, et mon visage est comme un panneau géant disant "Hey ! Ce mec-là il est aussi chaleureux qu'un hiver en Sibérie". Les choses sont mal faites parfois, moi je suis donc le type qui vous glace à la première impression. Pourtant, je ne suis pas très grand, tout au plus 1m80. J'ai mis pas mal de temps à grandir, les autres enfants de mon âge me dépassaient tous, même les filles. Mais la taille importe peu tant qu'on a la passion et le talent. Non, ce n’est sans doutes pas la taille mais l’ensemble qui est plutôt imposant. Être en mer ça vous forme, on n'a pas le droit à l'erreur, aussi nos conditions physiques doivent être optimales. Ainsi, même si je ne suis pas le plus grand je n’ai rien à envier aux autres questions biceps.

        Mais au fond l'impression que l'on a de moi m'importe peu. Je ne suis pas négligé, mais je n'en suis tout de même pas loin. Il peut m'arriver de ne pas me raser pendant des mois, de laisser mes cheveux d'une longueur indécente... et sales de surcroît. Quant aux vêtements... tant qu'ils me vont je suis satisfait. Cependant, arriver à de telles extrémités reste très rare, et si je dois évoluer en société je sais être présentable.

         Inventaire du sac :

     Ok ! Alors je prends deux T-shirts et un pantalon, c'est suffisant. Mon grand manteau et mon écharpe, ils me portent presque plus que je ne les porte. Ce n'est pas négociable.
Pas l'droit à une bouteille ? Pas même de la vodka ? Vous refusez ça à un russe vous savez ? Bon, d'accord, pas de vodka. De l’eau alors… *soupir*
Mon couteau, c'est toujours utile.
Un filet de pêche bien sûr.
Une pomme, non, un sac entier. J'adore les pommes.





Briser la glace

What you have become...Tell me about it: believe me, I’ll listen, I want to know.  
Tell me… Who are you? How are you? Why are you?

        C'est étrange, je n'ai jamais eu ce genre de conversations avant aujourd'hui. D'habitude on évite de parler de soi à de parfaits étrangers... mais pour vous je veux bien faire une exception Doc'.

        On m'a toujours dit que j'étais comme de la glace, un bloc dur et bien solide sur lequel tout glisse. C'est un beau raccourci entre mon apparence et ma supposée personnalité. Malheureusement pour ceux-là, ils sont à côté de la plaque. Je suis plutôt comme de l'eau, à la fois serein et agité. Silencieux et plein de vie. A la fois le calme et la tempête.

        D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours détesté l’autorité. J’aime être libre et n’en faire qu’à ma tête. La mer m’a apporté cette liberté, je n’ai jamais été aussi heureux que voguant sur une mer gelée. Le seul maître que je reconnaisse c’est la nature. T’as pas besoin de réfléchir, tu peux pas la contrecarrer, tu peux juste t’ajuster à elle. L’homme ne la contrôlera jamais malgré ses tentatives, et ça le rend profondément triste. Moi, au contraire, je trouve mon bonheur en vibrant avec elle et en essayant de m’adapter à son rythme. Attention, je ne suis pas solitaire pour autant. J’aime bien les gens, mais parfois il me faut me retirer du monde. Quand on est seul on se sent vivant, non ? C’est ma ligne de conduite, je fais ce que je veux, quand je veux, sans trop me préoccuper du reste du monde. D’aucun me taxeront d’égoïste, moi je préfère dire individualiste. C’est profondément la même chose, mais cela résonne de manière bien moins péjorative non ?

        Dans l'ensemble je ne suis pas quelqu'un difficile ou compliqué. Il y a certaines choses que j'aime et d'autres que je n'aime pas. C'est cash, net, précis, sans place au doute. Par exemple, ça collera pas avec quelqu’un qui parle avec des mots compliqués, savant, juste pour montrer qu’il vous est supérieur. Je préfère une personne simple, humble, avec qui on peut passer du bon temps sans se prendre la tête. Des gens simples, c'est ça qui me plaît. D'ailleurs, j'aime ce qui est simple en général. Et si elles sont compliquées, je les simplifie. C'est même pas une question de faire le bien ou pas, l'important c'est de faire simple. Trop de "simplicité" dans mon propos ? Ah, je vais changer d'adjectif alors, mais c'est franchement ce qui me vient le plus facilement à l'esprit vous savez. Ce qui me fait penser que votre histoire de deuxième monde me paraît pas évidente. Vous êtes sûr que là-bas, tout est simp.. enfin, que c'est cool ? J'vous fais confiance Doc'.

* Réflexions internes *

        Le bien, le mal, ça n'a plus de sens dans le monde actuel. Quand on était convaincu de faire le bien, ou qu'on ne se posait pas vraiment la question, qu'est-ce qui nous prouve finalement que l'on était dans la bonne voie ? Les soldats pensent faire le bien, les résistants aussi. Moi, je ne veux pas savoir, ça m'donne franchement mal à la tête rien que d'y penser. Le bien, le mal, ça ne veut pas dire grand-chose pour moi. Ce qui compte c'est soi-même. Ce qui compte c'est moi.


Carnet de bord

You may have been many things, many persons. But this is about who you are now,
Tell me who you are.  How did you become what you are now?

1. Drapeau vert - Calme plat
       Deux silhouettes seules dans la neige. Elles marchent. Deux allemands quittant leur enfer vers un autre. Un homme, une femme. Ils marchent. L’homme, c’est mon père, il la guide vers un village isolé. Ils marchent. Elle l’aurait suivi jusqu’au bout du monde. Ils entrent dans le village. Ils rentrent dans une auberge. Ils cessent de marcher, enfin. Ils ne sortiront plus jamais…

Alors, cette introduction vous a bien mis dans l’ambiance Doc’ ? Non ? Hum d’accord, moins d’effets et plus de faits, j’ai compris.

        C’est donc en fuyant l’Allemagne que mon père et sa soeur sont arrivés dans un petit village russe au bord de la mer Baltique. Oui sa soeur. Ma mère est russe et j’ai dit deux allemands qui marchent. Il faut suivre. Bon, reprenons. Ce village, proche de St-Pétersbourg, se révéla à leurs yeux comme la terre promise, un endroit isolé et loin des lois contraignantes qui régissent la vie des citadins. Je suppose que c’est ce qu’ils cherchaient. Ils se sont installés et ont tenté de s’adapter au mode de vie difficile des serviteurs de la mer. La suite est relativement classique, mon père rencontre une femme, l’aime, l’épouse, lui fait un enfant. Puis tous les deux partent sans le vouloir, laissant leur enfant seul. Je ne connais pas exactement les détails de leur mort, et à vrai dire cela n’a pas grande importance à mes yeux. Mes parents sont deux inconnus sur lesquels je ne peux poser un visage qu’à l’aide d’une vieille photo. A leur mort, ma tante m’a élevé comme son propre enfant. Grâce à elle j’ai échappé au doux titre d’Orphelin de la Nation, grâce à elle je n’ai pas eu à être le chien du gouvernement. Je ne le remercierai jamais assez de m’avoir gardé auprès d’elle.

        Très tôt je suis tombé amoureux de notre voisine la plus proche : la mer. Tout me séduisait dans cette étendue d’eau. Tout d’abord, sans même la voir, on la sent. L’odeur d’iode, elle emplie vos poumons, les purifie, vous rend vivant. Puis viens le bruit, le bruit lent des roulis des vagues. Il a le don de m’apaiser en quelques minutes. Combien de fois ma tante m’a retrouvé endormi sur les rivages, bercé par le rythme des rouleaux s’écrasant sur les rochers. Enfin on la voit, cette étendue d’eau, azur, infinie, qui n'est chaque fois ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Elle vous offre à chaque instant un spectacle fascinant et unique.

        Mais je fus séparé d’elle dans les premières années de ma vie car ma tante tenait à me fournir un minimum d’éducation. Elle me faisait la lecture, me racontait ce qu’elle savait du monde, me forçait à additionner, soustraire, multiplier, lire, écrire, retenir des chiffres censés être importants pour notre histoire. Mais les seules histoires qui m’intéressaient était celles des aventuriers, des hommes qui partaient vers l’inconnu. Ils découvraient des mondes enfouis, sauvages et merveilleux, ils vivaient des aventures fabuleuses et incroyables. Bien entendu moi aussi je voulais épouser la mer pour partir vers d’autres horizons. Je n’étais pas un enfant méchant mais j’étais sacrément têtu et indiscipliné. Ma tante comprit rapidement qu’elle ne pourrait rien obtenir de moi et qu’elle devrait me laisser m’envoler. Elle m’autorisa à  rendre visite de plus en plus souvent aux marins qui rentraient au port. Au début, je ne faisais que regarder, puis je mis la main à la patte. Débarquer les poissons, réparer les filets, bricoler les bateaux… pour certains cela peut être une punition, pour moi c’était la liberté. J’ai beaucoup appris, mais je restais désespérément à terre, à la fois si proche et si loin de mon rêve.

        Puis j’ai eu 11 ans. Je me souviendrais à jamais de ce jour : le jour où j’ai eu le droit d’accompagner les marins. Heureusement que j’ai le pied marin, imaginez, si j’avais été malade ! C’eût été sacrément ironique. Tous mes rêves détruits en quelques secondes ! Mais où j’en étais déjà ? Ah, oui, cette journée. C’était simplement fabuleux. Depuis ce jour j’ai toujours peine à remettre un pied à terre. Au début, nous restions dans la baie, puis je pus participer aux expéditions plus longues, plus lointaines en pleine mer. Officiellement, je n’ai navigué seul qu’à partir de 15 ans. Mais, entre nous, je l’ai fait bien plus tôt. A 13 ans je naviguais aussi bien qu’un adulte, les marins le voyaient et ils me laissaient faire. De toutes manières ils n’avaient pas vraiment le choix car, je dois bien l’avouer, ils n’avaient aucune autorité sur moi. Lors de nos expéditions ils me laissaient donc prendre le large et revenir des jours après, filets remplis de poissons et yeux remplis d’étoiles. Je n’allais jamais sur la terre, je me contentais de flotter au grès des vagues. Bien sûr tout cela était notre petit secret et ma tante n’en sut jamais rien. Elle se serait fait trop de soucis.

2. Drapeau orange - Navigation en eau trouble
       Tout allait bien, c’était parfait, aussi parfait que ça puisse l’être dans un monde comme le nôtre. Une vie sans prétention, tranquille, loin des problèmes que vivent certains. J’ai été naïf de penser que cela pourrait toujours durer. Ma tante m’abandonna à son tour, l’hiver avait eu raison d’elle. Je revenais d’un voyage de quatre mois et ce fut un choc, plus que je ne l’aurais pensé. Quand je suis rentré, tout le village me regardait d’un oeil triste, compatissant. Je me suis retrouvé dans une maison vide, sans la présence chaleureuse et réconfortante de ma tante. Seul... D'ordinaire cela ne me gênait pas mais là c'était différent. Je n’ai pas supporté de rester là, dans ce lieu habituellement si accueillant mais réduit au silence par un malheureux coup du sort. Le lendemain j'ai réuni quelques affaires et j'ai fermé la porte, définitivement. J’ai mis mon bateau à l'eau et je suis parti, définitivement.

        Combien de temps ai-je vogué sans savoir où j'allais ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Sans doutes des jours, sûrement des semaines, peut-être même des mois. Honnêtement, rien ne me raccrochait plus à la terre ferme. Après tout, j’étais bien, seul, pénard. Je vivais finalement mon rêve, parcourir les mers, voir de nouveaux pays, rencontrer des étrangers. Seulement... ce n'était pas aussi beau que dans mes rêves. Soit je l'avais trop idéalisé, soit le monde était sacrément malade pour avoir perdu tout son intérêt. Je n’y ai vu que des paysages dévastés, la pollution, l’oppression, des gens apeurés, reclus, moroses. Il y avait quelque chose de pourri au royaume d’Anghel. Je ne pouvais pas continuer à dériver sans but. Il était temps de jeter l'ancre. Direction Kaliningrad.

        Kaliningrad était à vomir. L’air y était presque irrespirable et l’atmosphère nous oppressait littéralement. Il y avait des soldats à chaque coin de rue, fixant tout mouvement suspect, vous perçant du regard comme s’il pouvait lire dans vos entrailles. J’avais alors 19 ans et je ne mis pas longtemps avant de trouver un emploi sur un bateau. Vous savez, on manque toujours de main d’oeuvre dans ce secteur. La vie de contraintes a commencé au moment où je serrais la main du capitaine pour seller notre accord. Sur un grand bateau, l’ordre et la discipline sont indispensables, et puis un bâtiment important doit davantage se plier aux lois. Alors j’ai courbé l’échine, fermé ma gueule et obéi bêtement. Oui, d’accord, ce n’était pas aussi épouvantable que l’impression que j’en donne, mais il faut me comprendre, je n’y étais pas habitué moi !

        Nous n’étions pas un bateau de pêche mais un bateau de transport. Je n’ai jamais rien su des marchandises que nous exportions pour le gouvernement et je ne voulais pas savoir. Probablement des armes ou des choses tordues dans le genre. Ne jugez pas mon manque de curiosité ! Parfois c’est plus simple quand on ne sait pas. Certains gars essayaient de se faire un peu d’argent en revendant des babioles dans chaque ports. Moi j’avais une combine bien plus lucrative. Après quelques mois de boulot, un mec m’a contacté : il voulait que l’on charge des caisses en douce sur le bateau. S’il y a bien une leçon d’histoire que j’ai retenue c’est que la corruption était un sport national en Russie. Je ne suis pas un puriste du passé mais cette tradition me plaisait bien. Alors j’ai accepté de passer à la dérobée sa contrebande moyennant quelques dédommagements financiers. Ne me jugez pas. Je les chargeais, les livrais, ne posais aucune question et prenais l’argent. Ni plus ni moins. Je ne suis pas complètement idiot, je me doutais que tout ceci n’était pas légal, mais peu m’importait ; après quelques mois de ce business j’avais assez pour me payer une femme à chaque escales ! Là, là vous me jugez, je le vois ! Arrêtez. Un homme reste un homme. Et si vous aviez passé des semaines en mer comme nous croyez bien que vous apprécieriez l’étreinte d’une femme, même si c’est unes question d’argent. Bon, je peux continuer ?

3. Drapeau rouge - Avis de tempête
        Honnêtement, je ne sais pas comment nous avons fait pour passer les contrôles aussi souvent sans problème. Mais ça ne pouvait pas durer. Rien ne dure. Il y a des taupes du gouvernement partout, de quoi devenir paranoïde. Mais nous pensions être à l'abri. Tout le monde pense toujours être à l'abri. Pourtant nous n’y avons pas échappé. Le gars était franchement doué, il a bien pris son temps pour faire du bon travail en bon chien du gouvernement. Pendant des mois il a vécu avec nous, il a connu les mêmes galères, les mêmes fous rires. Un équipage c’est un peu une famille vous voyez. Il y a ceux avec qui on s’entend bien, ceux avec qui il y a toujours des histoires, mais on se serre toujours les coudes parce qu’on sait que notre vie peut dépendre d’un autre. Alors se faire trahir comme ça, ça a été un peu rude. Mais nous n’avons pas vraiment eu le temps de nous en indigner…

        Je me souviens encore du bruit infernal, de l’odeur des chairs brûlées, des cris… Une belle boucherie organisée. Mal… Puis le noir total.

        Quand je me suis réveillé, le bateau dérivait non loin du port de Kaliningrad. Il y avait d’autres survivants à l’attaque, en piteux état... à mon image. J’avais pris une balle dans l’abdomen. Dans ces cas-là on est heureux d’être en vie, même si ce n’est pas la grande forme. Mais je n’arrivais pas à comprendre pourquoi nous étions là, toujours vivants, sur notre propre bateau. Ce n’était pas logique. La réponse à ma question arriva en quelques secondes. On entendit une détonation et le bateau s’éclata en millier de morceaux. Il s’éventra aussi rapidement qu’un fruit trop mûr et déversa des tonnes d’acier et de corps à la mer. En quelques secondes je me suis retrouvé dans l’eau gelée, sonné par la déflagration violente de l’explosion. Nous étions restés en vie par pur sadisme, pour pouvoir souffrir jusqu’à la fin...

/ Un important trafic d'armes intercepté /

Les citoyens russes peuvent dormir sur leur deux oreilles ce soir car le gouvernement prend bien soin d'eux. En effet, hier dans l'après-midi des groupes de soldats ont arrêté les auteurs d'un trafic d'armes entre la Russie et la Suède. Les hommes, bien entraînés et dangereux, projetaient d'attenter à la vie des habitants grâce à un important stock d'armements qu’ils amassaient depuis semble-t-il des mois. C'est grâce à l'enquête minutieuse d'un soldat infiltré parmi les terroristes que cet infâme dessein a pu être déjoué. Un assaut a été mené de manière synchronisée sur deux endroits stratégiques : le port suédois impliqué et celui de Kaliningrad où le bateau servant à relayer la marchandise venait d'accoster. Une violente bataille s'est engagée entre les forces de l'ordre et les forcenés qui ont tous succombé aux tirs adroits de nos soldats. Une belle victoire remportée contre les ennemis de Gervideo et de notre Nation. Le gouvernement nous assure qu'à l'heure actuelle il n’y a plus lieu de s’inquiéter et encourage la population à vivre sereinement.



         La vie est profondément injuste. Je suis celui par qui tout est arrivé et je suis le seul à avoir survécu. Je me suis échoué sur une rive aux abords de la ville sans trop savoir comment. On m’y a trouvé, on m’a soigné. C’était un couple d’un certains âge qui avaient vu de loin le monstrueux carnage. Des altruistes. Les derniers peut-être sur cette Terre. Ils ne posèrent pas de questions, ils se contentèrent d’être… généreux. Peu leur importait qui j’étais et ce que j’avais bien pu faire. Ils prirent soin de moi, avec douceur. Des inconnus qui m’accueillent et me parlent avec tant de sincérité, moi ça me fait fondre. Il faut dire que j’étais encore pas mal sous le choc. Résultat j’ai craqué, je leur ai tout leur raconté sans retenue, sans honte et avec émotion. Ils m’écoutèrent patiemment et quand j’eus fini, ils me conseillèrent, m’encouragèrent sans me juger. J’étais sensé être mort alors pourquoi ne pas profiter de la situation et changer de vie ? Pourquoi ne pas partir plus loin et trouver mon paradis ? Ils étaient altruistes et optimistes... c’était touchant. Quand je fus de nouveau sur pied je repartis à l’aventure... sans trop y croire. Mais je ne voulais pas les décevoir, après tout ils m’avaient sauvé la vie, je leur devais bien ça.

4.  Le calme après la tempête
         J’ai marché, marché, marché. Vers l’ouest, toujours vers l’ouest. J’ai marché, volé, couru. Je me suis caché, enfui, perdu. J’ai vivoté, un peu grâce aux gens, beaucoup grâce à moi-même. Un an après mon départ j’ai finalement accosté aux États-Unis. Ce ne fut pas un voyage simple, mais quand on est russe avec du sang allemand, croyez-moi, on résiste à tout. Au grès du vent, des relations, j’ai fini par atterrir à Chicago. C’est fascinant le hasard.

         C’est une ville avec un passé très cosmopolite vous savez. On s’y sent… plutôt pas mal. Et puis on y fait de drôle de rencontres. Celui qui m’a mené jusqu’à vous s’appelle Thomas, William Thomas. C’était un collègue à vous m’a-t-il dit, mais j’en doute un peu. C’est un mec plutôt discret qui mène des tas de petites études dans la ville, des études scientifiques selon lui. Du haut de son fauteuil il observe les gens et parfois il les approche pour discuter. Un jour il m’a abordé - il croyait que j’étais polonais - et nous avons sympathisé au-delà de son travail d’analyse. Nous parlions beaucoup du monde, de la situation sociale, des gens… Moi je n’avais que de vagues impressions sur tout ces sujets, mais lui avait les idées claires et il les exprimait drôlement bien. Selon lui le monde est fichu et la seule alternative est de tout recommencer à zéro. L’idée était bonne, ça je ne le nie pas, mais la réalisation me paraissait un peu impossible. Face à mes railleries constantes il a finalement craqué et m’a dit : Va voir mon ancien collègue. Va voir Oliver. Il ne peut plus rien pour moi maintenant, à cause de mes jambes. Il devait mais… mais peut-être que pour toi il pourra. Va le voir.
Et me voilà.
***
      Je me sens nerveux. Le docteur est sorti de la pièce sans dire mots. J’ai l’incroyable impression de m’être mis dans le pétrin tout seul. Je m’assieds sur un fauteuil et commence à fredonner ce vieil air français pour me calmer.

* La mer *
* Qu´on voit danser le long des golfes clairs *
* A des reflets d´argent *
* La mer *
* Des reflets changeants *
* Sous la pluie *

* La mer *
* Au ciel d´été confond *
* Ses blancs moutons *
* Avec les anges si purs *
* La mer bergère d´azur *
* Infinie *



Dernière édition par Aleksei Boulgakov le Lun 24 Mar - 23:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Aleksei Boulgakov Lun 2 Sep - 20:07

je suis une actrice qui connaît le jeu qui ne lui fut jamais écrit
Féminin

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Bonjour et bienvenue sur Terra <3

. . . D’ordinaire on ne post pas sur les fiches avant qu’elles soient un peu plus avancées, mais je dois absolument partager mon trouble quant à cet annuaire : j’ai en effet trouvé notre forum dessus, mais ce n’est pas moi ni ma co-admin qui y avons inscrit le forum. . . Peut-être que c’est l’œuvre d’un membre dévoué un d’un fan éloigné et inconditionnel */Camion/* quoi qu’il en soit, nous sommes tout de même bien ravies que ce mystérieux annuaire t’ait apporté à nous O/.


Bonne continuation pour la suite de ta fiche,
- À oui, j’ai validé le code du règlement, aussi.

N’hésite pas à passer sur la CB ou à nous spammer de MP,

Loeva ~
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MessageSujet: Re: Aleksei Boulgakov Mer 4 Sep - 17:38

The Pirate King
Masculin

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Merci beaucoup pour cet accueil. En fait j'ai presque fini ma fiche, mais je dois régler quelques détails (orthographiques et un peu de cohérence aussi) avant de la poster. D'ordinaire je poste directement la fiche finie, mais je me suis dis que si je prenais quelques jours cela ne dérangerait pas.

Et c'est moi qui remercie ce mystérieux hasard d'annuaire, vu le temps que j'ai passé à chercher un forum qui correspondait à ce dont j'avais envie.

Je promets de faire très vite pour poster la suite, demain soir au plus tard normalement.

Edit de Loeva
Ravie que le forum te plaise/corresponde à ce que tu cherchais.
J’ai bien hâte de lire ça ! (Et non, ça ne dérange pas dutout ! D’autant que nous ayons signe de vie, nous sommes plutôt patientes O/)  


Fiche postée. J'espère que ça ira. Je suis ouverte à tout commentaires et je changerai les choses qui ne vont pas sans problème.
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MessageSujet: Re: Aleksei Boulgakov Jeu 5 Sep - 23:22

je suis une actrice qui connaît le jeu qui ne lui fut jamais écrit
Féminin

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Booon. J’ai tout lu et j’aime bien. En fait, avec la fiche d’info, j’étais certaine que ce serait un autre orphelin, mais j’ai été agréablement surprise. Je n’ai absolument rien à redire. La fin est un peu vague - on ne voit pas directement le moment où il arrive dans le Nouveau Monde - mais je sais bien que ça va se rattraper dans le premier rp ( Et là tu dis « Oui c’est bien ça. »).

Je t’avais mentionné un petit bout qui m’avait fait tiquer : c’était justement que l’équipage ne se faisant jamais prendre, mais comme au final tout le monde s’est fait zigouiller. . . Je crois que c’est balancé.

Bref. Je te valide sans plus tarder. Tu peux désormais rp (premier post dans le champ de pierres toujours, un rp ou un unipost, c’est au choix), n’hésite pas à utiliser le coin pour le jeu et à socialiser dans les diverses parties du flood.
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MessageSujet: Re: Aleksei Boulgakov


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