Into the frelling Sheepfold [fini]

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MessageSujet: Into the frelling Sheepfold [fini] Jeu 2 Mai - 20:57

Faire tenir l'infini dans la paume de la main, et l'éternité dans une heure
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The universal language of positive similarity

When one crosses the threshold of the collective territory.



    Le vent sifflait bruyamment, clapotait sur l'eau d'un petit ruisseau qu'elle agitait, faisait vibrer et claquer les branches sèches et les feuilles crépitantes de vieillesse. Les bourgeons verts éclatants brodaient les coins des arbres et des buissons. La mousse rongeant les roches verdissait lentement sous le soleil plombant que les arbres nus ne pouvaient encore bloquer. Lune était bien heureuse de redécouvrir la chaleur : le temps était frais et chargé de l'humidité qui annonçait la pluie, mais le soleil était fort et fier dans son lit grisâtre de nuages vaporeux. La forêt dense et mystérieuse avait toujours un peu inquiétée la jeune africaine, il était bien plus aisé pour cette dernière de l'apprivoiser maintenant, alors qu'elle était ouverte au ciel et éclairée par sa lumière blanchâtre. Elle faisait un effort, depuis que la nouveau monde était submergé de vagues de chaleur et que la neige n'était plus que des filets d'eau courant les sols, pour emprunter les pistes boisées, au lieu des détours vers l'est, afin de se rendre dans ses divers lieux d'occupation. Les odeurs inconnues de la nature tempérée l'enivraient et la lavaient de la névrose que l'air salin de la baie commençait à lui provoquer. Elle craignait ne plus autant l'apprécier lorsqu'elle serait touffue et pourvue de crocs dissimules sous ces mottes verdoyantes, mais elle enviait quelque peu ceux qui avaient les capacités de la parcourir en toute saison, visiblement sans la craindre, et qui en faisait leur passe-temps, leur métier. Lune aimait la mer, l'eau et même le sel. Mais la cote et la plage étaient des limites ennuyantes. Elle s'ennuyait des traversées, des bateaux, des vagues et de l'aventure routinière de son enfance. En son esprit germait l'idée d'un bateau et dans son regard rêveur, la silhouette d’îles et de l'outremer plat et sarcelle scintillant de lumière. La masse d’un tronc pétrifié au pied d’un buisson, coloré et noirci, attira son attention. Elle ne savait pas si ce genre de bois fossilisé pouvait flotter, mais ça aurait, avec un peu de travail, presque pu faire une bonne base de bateau...

    Elle aurait aimé parler de son projet, mais sa langue tordue et son inhibition linguistique l’en avaient empêché, dans sa tête bouillait désormais des idées de voyage et de bateaux fragiles. Autrement, ses problèmes de communication ne se limitaient pas seulement à ses propres projets. Lune avait du mal à comprendre ce que les gens prévoyaient ou lui demandaient de faire. Pour cette raison elle essayait simplement de se rendre utile sans qu’on ait à lui demandé et comme les horaires de travail étaient très flexibles et les tâches peu précises d’autant qu’une personne se rende utile, ou à tout le moins, ne devenait pas un boulet pour les autres, Lune se contenait de pécher pour le village, de faire des hameçons pour elle-même et pour les autres pécheurs ou encore de ramasser des petits fruits pour accompagner le poisson ou du bois pour les feux.

    Le manque de communication n’était pas un si gros problème de ce côté-là, autrement que les fois où elle faisait trop de quelque chose qu’un autre s’était déjà appliqué à faire.

    Les vrais problèmes survenaient lorsque des activités inhabituelles perçaient la vie routinière. Un peu comme aujourd’hui où elle découvrit le village en pleine préparation d'un quelque chose : des tables sommaires avaient été installées, beaucoup de nourriture trainaient sur les tables et des filles du village s’occupaient près des feux de cuissons, probablement en train de préparer plus de nourriture. Lune regardait autour d’elle en progressant jusqu’à sa hutte, les yeux grands et ronds, à la recherche d’une explication pour la fête en pleine naissance.



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MessageSujet: Into da frelling Sheepfold Jeu 5 Sep - 18:54

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Alexander - R.I.P.

Ils s’étaient donc mis en route en direction du village. Le pas étant lent, le jeune homme avait pu observer quelques comportements animaux. Mais certainement rien qui équivaudrait le savoir accumulé par les pionniers en la matière. Mis à part cela, pendant tout le trajet il n’avait laissé échapper un seul mot ni même vraiment réfléchi pour la suite des événements. Il ne lui était jamais paru judicieux de parasiter son esprit avec des suppositions sur ce qu’il pourrait faire. Non, tant qu’il n’aurait pas réellement étudié son environnement et ses habitants - animaux ou humains - dans les moindres détails, cela s’avérerait totalement inutile.

L’inquisiteur eu également prit soin de se laisser distancer d’une paire de mètre, lui permettant de pouvoir observer les alentours tout en gardant un œil sur son guide. De toute façon, aucun n’eu montré le besoin de communiquer. Et ils étaient maintenant suffisamment près du village, Alexander pu même constater qu’il y avait du mouvement. Beaucoup même. Était-ce habituel ? Pour avoir connu l’existence en petit comité pendant sa très jeune enfance - bien avant sa vie solitaire, il supposa que quelque chose d’inhabituel devait probablement se tramer. Qu’importe, ils n’étaient plus bien loin.

Désormais, les habitations étaient bien visibles et il en valait de même pour les habitants. Habitants qui désormais faisaient l’objet de toute l’attention du jeune homme. Toutefois il s’agissait là encore, à l’instar de l’environnement, d’une observation froide dénuée de toute projection de violences et de meurtre. Nul besoin de se faire des films, sa précédente vision de son agression sur Lena lui avait amplement suffit. Quand il en eu assez, il détourna de nouveau son attention. Le ciel affichait des couleurs beaucoup plus sombres et le Soleil ne semblait plus aussi lumineux. L’inquisiteur avait suffisamment d’exemples en tête et de jugeote pour se faire une idée de ce qui allait bientôt se tramer.
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MessageSujet: Re: Into the frelling Sheepfold [fini] Jeu 19 Sep - 6:36

je suis une actrice qui connaît le jeu qui ne lui fut jamais écrit
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L’idée d’être de dos à ce nouveau personnage me révulsait, mais il semblait s’appliquer à me laisser le devancer, alors je le devance ; je fais en sorte qu’il puisse me suivre, mais je me mets hors de sa portée directe. Je ne comprends toujours pas pourquoi je n’aime pas cette position, mais je ne l’aime pas, je ne chercherai pas plus loin que ça. Alors je marche rapidement en regardant droit devant moi, jamais je ne me retourne, mais j’écoute tout.

J’avance. J’avance. Je vois de la fumée et ce qui me hurle d’aller plus vite descend d’une octave, mais je vais quand même plus vite parce que j’ai tout de même bien hâte de repartir seule, en paix, de mon côté. Les habitations se dessinent dans notre champ de vision, des formes s’animent. Je sens Alexander qui observe, je le sens parce qu’il oublie, ou en tout cas délaisse, de garder une exacte distance entre nous. Je vois des tables inhabituelles et des fleurs, des coquilles de titan sur le feu, énormes et ambrées. Je vois des gens en groupe qui cuisinent ou qui assemblent des choses. Le fait qu’aujourd’hui donnait sur une nuit de pleine lune m’était sorti de la tête, pourtant au matin j’avais assisté aux premières préparations. Je ferme les yeux et soupire. Je savais déjà que je ne pourrais y échapper que sous peine de me faire gronder par tous ces villageois qui ont cette étrange notion qu’ils doivent socialement me materner. Je cesse de marcher lorsque l’odeur de la soupe à l’escargot fraiche me frôle les narines, mais aussi bon l’arôme fut-il, il me donnait envie de décamper dans le buisson le plus proche. Il y avait aussi une odeur de pain qui m’intriguait. . . parce que le mois dernier, une jeune fille s’était tentée et qui avait échouée à en faire . . . re-tentait-elle le coup ? Et Gavin, je ne le voyais pas. Soudain nerveuse, j’observais toute la place avec attention, mais il ne semblait être nulle part. C’est aussi bien comme ça, pensais-je, ça me laisse l’espoir de m’enfermer dans ma hutte sans me faire déranger avant la tombée de la nuit, la tombée de la fête.

Pour le coup, je lance un regard au nouveau venu, d’ennui, de dégout et de répulsion face à l’évènement à venir. Peu importe ce que m’aspirait mon nouveau compatriote, j’avais l’impression qu’il ferait éventuellement part de ce petit groupe à part qui rebutait, comme moi, les grandes fêtes. Mon regard contenait un peu de pitié aussi, peut-être, dirons-nous de compassion, s’il le faut vraiment, parce que si je ne me trompais sur lui, il allait passer un mauvais quart d’heure quand on lui demanderait de se présenter officiellement et qu’il sera observé et questionné comme une bête mystérieuse et curieuse par les jeunes filles et étudiez par les hommes.« Welcome in the New World. » Murmurais-je sarcastiquement avant un soupire alors que s’approchaient les habitants du village.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Into the frelling Sheepfold [fini] Lun 3 Fév - 16:42

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Aileen Grayson - R.I.P.

    Le lendemain de son arrivée dans le nouveau monde, Aileen s'était réveillée très tard, courbaturée et toujours très fatiguée. Sa première journée de découverte avait été longue et, n'ayant pas encore eu le temps de se construire un abri, elle avait donc choisi la facilité et s'était roulée en boule dans sa couverture à la lisière de la forêt et au plus proche du village. La température clémente était de son côté, aussi étaient-ce les bruits quelque peu étranges venant du bois inconnu qui l'avait tenu éveillée une bonne partie de la nuit. Il n'y avait pas de quoi être à l'aise et son petit couteau n'avait pas quitté sa main de toute la veillée.
    La jeune femme en avait toutefois profité pour observer le ciel, qui s'organisait selon un schéma totalement différent de celui de la Terre. Elle espérait avoir déjà repéré l'un ou l'autre point qui pourraient lui être utiles plus tard mais, pour être honnête, l'orientation n'était pas son fort.

    Au matin, les conséquences de sa longue journée et de sa courte nuit sur le sol se faisaient lourdement sentir et Aileen s'était donc trainé à la lisière de la forêt tout le reste de la matinée. Après avoir bu un peu d'eau, elle s'était d'abord assuré qu'aucune des blessures de sa bagarre ne tournaient mal. Puis elle s'était baladée dans les sous-bois à la recherche de fruits comestibles. Elle avait rapidement repéré un arbre à l'écorce rougeâtre et aux fruits vifs qui semblaient abordables. La jeune femme avait donc tenté sa chance et après s'être débattue avec les coques plutôt solides de la chose, elle n'avait pas été déçue!

    Quelques temps plus tard, alors qu'elle venait de passer un temps certain à simplement profiter des rayons du soleil, Aileen se décida à retourner à la civilisation. Elle empaqueta donc ses affaires et se mit en route pour le village.
    Tandis qu'elle s'approchait, il lui semblait constater une animation bien plus importante que celle qu'elle avait aperçue de loin la veille. Elle continua donc son chemin et approcha du centre, peu sûre d'elle. Elle avait bien conscience de ne pas être très belle à voir avec toutes ces ecchymoses et ses lèvres fendues…
    Que devait-elle faire maintenant? Attendre qu'une âme charitable vienne lui expliquer ce qui se passait? Ou prendre contact?
    Aileen remarqua alors deux jeunes gens à quelques pas d'elle qui semblaient eux aussi arriver en ville. Elle s'approcha donc discrètement et prit la parole, incertaine quant à la langue à adopter.
    "Mh… Hello!... Ou bonjour?"

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MessageSujet: Re: Into the frelling Sheepfold [fini] Mer 5 Fév - 22:12

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Alexander - R.I.P.

À la réaction relativement antipathique de son guide, Alexander se contenta d’exprimer sa perplexité par le biais d’une mimique embarrassée. Cela dit, il n’avait pas vraiment l’air d’avoir d'appréhensions vis à vis du “sale quart d’heure” qui l’attendait. Comment ne pourrait-il pas être confiant après avoir embourbé autant de monde pour en arriver là ? Certainement était-il beaucoup plus en sécurité ici qu’entouré de résistants armés jusqu’aux dents et constamment mis sous pressions par la dureté du gouvernement. Et c’était justement cet état de fait qui jouerait probablement à son avantage. Il n’était peut-être finalement qu’une piqûre de rappelle : L’homme est un loup pour l’homme.

Le jeune homme s’était arrêté net et détourna son regard vers sa droite. Une perturbation, un son rythmé en provenance de la direction opposée aiguisait ses oreilles. Quelqu’un s’approchait et qui plus est, en essayant de se faire discret. Par pur réflexe, ses poils s’étaient hérissés. Puis, une voix féminine, parée d’une tonalité si anxieuse, tellement familière à l’inquisiteur qu’il ne pu s’empêcher de faire volte face. Après tout, qu’avait-il à craindre ?

Il s’agissait là d’un individu aussi petit que frêle. Atrocement frêle. Ses contusions mauves offraient un contraste singulier sur une peau si pâle. Et ces lèvres. Ces lèvres ! Combien de personnes avait-il déjà mit dans cet état ? On aurait pu croire qu’elle sortait d’un interrogatoire ! Alors évidemment, il était rassurant pour Alexander de savoir que les gens envoyés ici n’étaient pas forcément tous de la même trempe que Lena. Un sentiment de supériorité, tel qu’il en exhibait un sourire tout aussi grand, l’envahissait.

« If you intended to go on holiday camp, you’re on the wrong place little girl. » Avait-il lancé de manière un peu sèche. Il le sentait, n’importe qui l’aurait sentit, ce monde lui était tout aussi inconnu. Et bien qu’il n’eu voulu se l’admettre, le fait d’être dans la même situation qu’un autre individu ne pouvait que le réconforter.
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MessageSujet: Re: Into the frelling Sheepfold [fini] Ven 7 Fév - 22:32

The Pirate King
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Le patelin qui faisait office de lieu d'habitation à la plupart des arrivants était vraiment... patelinesque. Enfin, c'était minuscule, quelques habitations étaient plantées là, sans logique, comme des champignons qui poussent de façon disgracieuse autour d'un grand foyer rond. C'était vraiment rudimentaire, mais convivial. Après avoir déposé notre gibier, Pavel m'avait fait faire le tour des lieux et, assez subtilement, m'avait dirigé vers l'abri du médecin de Terra. Je fus étonné de savoir qu'il y avait un docteur ici. Je m'étais certes posé des questions à propos des habitants, mais je les imaginais plutôt chasseurs, trappeurs, pêcheurs... et pleins d'autres mots en "eur". Mais docteur, ça ne m'était pas venu à l'esprit. Je ne sais pas pourquoi je m'attendais à découvrir un jumeau du docteur Oliver. Cependant, quand je le vis, je compris rapidement mon erreur : Gavin, comme il m'avait dit s'appeler, ne ressemblait en rien au Doc' Oliver. Il était... impossible à décrire tellement il était atypique. Il dégageait quelque chose d'étrange mais sympathique. Cette impression devait venir de ses cheveux blancs. Oui, ce devait être ça...

Après une auscultation à laquelle j'étais un peu réfractaire, nous avons échangé quelques mots. Je lui disais mes premières impressions de ce monde et combien je trouvais le village sympathique. Il en fut amusé et me dit que la convivialité était à son comble les jours de pleines lunes. Je ne compris pas vraiment sa remarque. Mais je verrai bien... Quand tomberait la prochaine ?
Quand je l'avais quitté espérant rejoindre Pavel dans le village ce dernier était déjà reparti. Merci camarade de m'abandonner au milieu des curieux. J'étais un peu paumé et les villageois ne me ménagèrent pas en me posant mille et une questions. Pris de cours, j'avais du mal à trouver mes mots, et j'essayais de leur répondre dans un mélange d'anglais, de russe et d'allemand plutôt indigeste. Au fur et à mesure, au prix de coûteux efforts, je parvins à faire quelques phrases intelligibles qui parvinrent à calmer leurs ardeurs.

Les quelques jours qui suivirent, je me suis alors familiarisé avec les lieux et habitants. Je squattais ci et là certains abris, mais la plupart du temps j'allais dormir à la belle étoile près de la mer.

***
Dès mon réveil, j'ai compris qu'aujourd'hui rien ne ressemblait à l'ordinaire. Certains villageois s'activaient déjà à préparer... je ne savais quoi. Il me sembla alors que Gavin m'avait vaguement parlé d'un évènement, d'une fête. Ce serait donc ça ? J'en étais ravi. Enfin, jusqu'à prendre conscience qu'il me faudrait aussi mettre la main à la pâte. Ni une, ni deux, j'en ai profité pour... partir. J'avais cru comprendre qu'il y avait une falaise, plus au Nord, où l'on pouvait pêcher. Investit d'une mission impliquant mon bien-être personnel, je m'y suis dirigé, espérant bien fuir tous ces préparatifs. Mais oui, mais oui, le poisson que j'attraperais sera pour la fête. Mais oui...

La journée était plutôt agréable et les poissons, nombreux dans le grand lac, avaient bien voulu mordre à la ligne. De ma vie, jamais je n'avais vu de telles espèces. Ils arboraient des couleurs flashys magnifiques. Du vert, du rouge, du violet, du jaune !! Merveilleux. J'ai senti pousser un élan d'amour pour ce nouveau monde. J'allais adorer pêcher ici. Mais tout magnifiques qu'ils soient, ils avaient intérêt à être comestibles. Revenant au village, j'ai montré mes prises aux quelques habitants qui se démenaient pour tout préparer. D'un geste approbatif, je compris qu'ils n'étaient pas impropre à la consommation et je me suis attelé à les vider. J'en profitais pour piocher ici et là quelques aliments qui traînaient ; un bout de viande, un bout de fruit, un bout de pain... Je ne referai pas cette erreur, car en goûtant le pain préparé avec soin par l'une des habitantes, je me suis soudain demandé comment elle était arrivée à faire un truc aussi immonde avec des ingrédients normaux(1). Pris d'un soudain doutes quant aux cuisiniers, je me suis alors proposé pour préparer les poissons. Certes, la grillade n'était pas une chose que l'on rate facilement, mais j'avais peu confiance...

J'étais donc là, près du feu, le nez vaguement en l'air en retournant les poissons, quand je remarquais un groupe de trois personnes arriver dans le village. Parmi eux il y avait cette fille, comment déjà, Lana ? Celle que tout le monde considérait comme une sorte de chef du village. A ce que j'avais entendu, c'était la première à être arrivée ici. Et vu son allure, j'acceptais volontiers l'idée ; c'était à croire qu'elle n'avait vécu que dans des lieux sauvages. Par contre je ne parvenais pas à me souvenir des deux autres. D'un rapide coup d'oeil je remarquais qu'ils portaient tout deux un gros sac, identique à celui que j'avais apporté quelques semaines plus tôt en débarquant sur Terra. Pas besoin d'être un génie pour deviner qu'ils venaient tout juste d'arriver. Peut-être même tous les deux ensemble. Je les imaginais bien en couple dépareiller ; il était plutôt grand - pas loin du mètre quatre-vingt-dix selon moi - et elle était toute petite, presque une enfant.

Et comme un enfant moi aussi, j’étais curieux…. mais j’avais beau me tordre le cou, je n’arrivais pas bien à les observer et encore moins à les entendre. Délaissant alors ma tâche, j’ai commencé à me rapprocher d’eux. Comme j’avais les mains encore gluantes de poisson, je me suis empressé de les essuyer négligemment sur mon pantalon avant de les atteindre, mais la substance poisseuse avait du mal à partir. Arrivé à leur hauteur, me voulant engageant, j’ai lancé :

“Hi euh...Lana ! What a good catch you bring to us !”


J’avais fait un signe de tête en direction des deux nouveaux en prononçant ma phrase. J’en profitais pour les observer plus en détail. Lui n’était pas si grand que cela en fin de compte mais, à côté de cette fille, il paraissait géant. Et elle, d’ailleurs… j’eus un pincement au coeur en constatant que son visage si mignon était couvert d'ecchymoses. Je fronçais légèrement les sourcils, levant des yeux inquisiteurs vers les deux autres mais… mais non, ce ne pouvait être leur faute. Je me détendis un peu, et, méfiant, je tendis une main en leur direction tout en leur disant d’un air sincère :

“ Willkommen auf Terra Liebhaber* “


________________________________________________________

* Bienvenu sur Terra les amoureux.

(1) Référence à Kaamelott, mais j’ai oublié quel épisode par contre...
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MessageSujet: Re: Into the frelling Sheepfold [fini] Mer 12 Fév - 14:41

Je suis mère des terres fertiles, j'accueille en mon sein celui qui y chasse
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Émilie-Anne avait passé la journée à s’occuper des montons qu’elle avait capturé avec Lena. Il Fallait les nourrir, nettoyer leur enclos et changer l’eau, pour faire cela, faire des voyages jusqu’au lac, et puis bien d’autres tâches encore. Aussi, elle avait commencé à aménager un champ près de l’enclos : elle y ramassait des pierres, ce pour agrandir sa maison et désherbait au passage puisqu’elle prévoyait utiliser la partie nettoyée pour cultiver à partir de l’année suivante.
Une fois les moutons satisfaits, Émilie échangea le lourd porte bébé pour une écharpe de portage aux couleurs vifs et elle nourrit et changea Olivier avant de partir de la maison. Le petit s’endormi bien vite dans les bras de sa mère alors que celle-ci marchait.

Comme la maison était légèrement en retrait du village - sans toutefois être suffisamment éloignée pour dire qu’elle était loin - Émilie du marcher quelques minutes avant de voir l’attroupement, Gavin avait bien averti Anne de cette événement - la Fête de la Lune, c’est ça? - aurais lieu aujourd’hui, mais elle ne croyait pas que ça commencerait si tôt.

La vue embrouillée à cause de ses séances de torture passée, Émilie ne pouvait pas voir les détails au loin, mais la silhouette caractéristique de Lena la frappa et si elle était là, c’était tant mieux. Approchant le troupeau - troupeau, mouton haha! - qui grandissait a vue d’œil, Émilie ralentie le pas pour avoir le temps de bien observer les nouveaux venus. A part la chef, il y avait un homme qui était arrivé quelque semaine auparavant, ainsi que deux autres nouveaux. Effectivement, Émilie avait fait le même résonnement qu’Aleksei : elle fut toute fois frappée par les blessures de la fillee. Avait-elle eu des problèmes dans le champ de pierre? Allant vérifier, Émilie reprit un pas normal et arriva derrière Alexandre, ne remarquant pas son visage. Elle se posta devant la nouvelle après un salut rapide pour le groupe.

-Tu vas bien, tu veux voir le médecin? (en français)

La mère de seize ans regardait avec inquiétude la femme qui semblait être près de la vingtaine. Le vent soufflait légèrement en provenance du champ de pierres et fait voler les cheveux orangés de la jeune mère. Son chandail était à manches longues et son pantalon épais étaient fait pour protéger du froid malgré qu’à ce temps de l’année, il fessait bien trop chaud pour porter de tels vêtements.





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MessageSujet: Re: Into the frelling Sheepfold [fini] Ven 14 Fév - 16:49

je suis une actrice qui connaît le jeu qui ne lui fut jamais écrit
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L’apparition soudaine d’une enfant blonde me déstabilisa. Petite, frêle, amochée. Elle approchait craintivement notre joyeuse troupe de dépeignés en ne donnant pas l’impression de trop savoir où se mettre. De mon côté, je la suivais sans siller avec de grands yeux exagérément haussés. Au final, j’étais aussi désemparée qu’elle : j’avais la pesante impression que j’avais un rôle à jouer, une importante action à commettre, un truc significatif à dire, au lieu de quoi je restais figée sur place à contempler la scène en balançant entre l’indignation, la bienvenue et l’envie irrépressible d’aller m’isoler dans ma hutte au moins le temps que passe cet évènement festif.

Je cherche encore quoi dire lorsqu`Alexander me devance avec un abord peu agréable. Une grimace dédaigneuse à son adresse se dessine immédiatement sur mon visage alors que je le défis du regard. Mut d’un élan inopiné d’instinct maternel, je m’interpose entre eux deux - pas trop violemment non plus : je me suis simplement glissée devant elle, mimant d’abord de lui souhaiter finalement l`accueil que je remuais depuis son apparition, mais je me suis finalement retrouvée à la dévisager, puis à lui lancer un : « Who the fuck are you and where the fuck have you been?! » Si ma voix un peu plus aigüe qu’à l’ordinaire témoignait de mon inquiétude, le ton et contenu n’en devenait pas plus accueillante et agréable.

C`est à peu près au même moment qu' Aleksei m`interpelle et que la forme lointaine d’Émilie-Anne commence à se dessiner dans mon champ de vision. D`abord un peu déstabilisée par l`air un tantinet agressif du blond, je lui accorde un haussement d`épaules et un froncement de sourcil désinvolte. « I`m not so sure about de "good" part, mate. » Finis-je par répondre tout bas au russe, ignorant momentanément les deux concernés. Je le mesure du regard à son tour alors qu’il s’adresse à eux dans une langue qui m’est inconnue - n’étant pas bien ancien ici, mon opinion de lui n’était pas encore forgée, mais pour l’instant ça ne penchait pas dans le négatif. Au moins maintenant je ne suis plus seule et c`est déjà ça, ainsi je commence à un minimum reprendre mon calme.

Entre Émilie. Je lui accorde un chaleureux sourire, sans aucun doute la démonstration la plus positive dont j`avais fait preuve de toute la journée. Mon respect et mon attendrissement pour la jeune mère n`étaient secrets pour personne et fidèle à l`image que j`ai d’elle, elle se rend immédiatement utile, très possiblement bien plus que moi dans la présente situation. Elle avait sans doute eu le bon réflexe : vouloir faire ausculter la fille et en accord avec cette proposition, je me suis retournée vers le centre du village : « Hey lazy ass, there’s job for you over here! » Parce que Gavin aurait immédiatement du se sentir appelé par cette exclamation lancée vaguement dans la direction sensiblement éloignée des habitations. La frustration devant sa non- présence augmentait dangereusement de seconde en seconde, mais elle était heureusement contenue par la présence bienveillante d`Émilie-Anne qui tournoyait déjà autour de la blonde afin de lui venir en aide. Malheurs sur celui ou celle qui m’apprendra bientôt que l’idiot en question était présentement perdu dans les bois.

Traductions:
 

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MessageSujet: Re: Into the frelling Sheepfold [fini] Lun 17 Fév - 13:27

'' J'allais pas laisser Pavel en suspens au dessus d'une rousse même pas majeure ''
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Pavel rentrait d'une chasse plutôt fructueuse. Il avait abattu deux cochons dorés, plus un de leurs porcelets, le seul à être resté à ne rien faire devant les corps sans vie de ses parents. Vu comme ça, la chasse pouvait être vue comme une abomination sans scrupule, faisant des victimes n'ayant rien demandé. Mais du point de vue de Pavel (et de tout chasseur), la chasse constituait une récolte de nourriture comme les autres. Pour lui, c'était aussi naturel que pour un agriculteur de moissonner du blé. Après tout, le blé est vivant avant qu'on ne le coup aussi, non?
Le Russe revenait donc avec son brancard improvisé transportant ses prises. Il avait été confectionné avec des branches solides taillées plus ou moins droite. Au centre, il avait étendu et attaché aux bois la peau tannée d'un de ses adversaires les plus hargneux; le porcalo.


Il n'avait pas seulement eu affaire à un seul porcalo durant ses chasses. Pavel avait eu à faire des rencontres parfois très peu appréciées avec cet animal. Mais il s'en était toujours sorti à très bon compte, grâce à ses talents et ses réflexes. Mais au retour de cette chasse, aucun porcalo n'avait été à signaler. Peut être cette créature le tenait-elle en respect, à présent? Un peu comme quand un ennemi inférieur sait quand il faut arrêter de se battre...
Rentrant donc au village chargé de victuailles, il s'arrêta à l'orée de celui-ci en posant le brancard à terre. Il essuya son front perlant de sueur. La route de la forêt jusqu'ici n'était pas vraiment la plus praticable, surtout lorsqu'il devait passer par le champ de pierres.


C'est alors qu'il vit un groupe un peu plus loin. Ils avaient l'air de discuter. Au départ, ils étaient trois. Puis deux autres vinrent se joindre à la conversation. Curieux de connaître la nature de ce groupement, Pavel prit son brancard à deux mains et avança vers eux en le traînant par terre, comme toujours. Il ne lui fallut pas longtemps pour arriver devant le groupe, qui l'avait sûrement entendu arriver avec le bruissement caractéristique que fait son brancard lorsqu'il est traîné sur le sol...
Aussi, lorsqu'il arriva à portée, il lâcha son outil de travail et dit en anglais plus ou moins correct:


"Привет, my friends. What is going on, here?" (Привет = Salut)


Il roulait les "r" avec son accent de l'est. Essayant de sourire et de perdre son sérieux habituel, Pavel regarda avec attention chaque membre du groupe.


Гулага строит характер!
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MessageSujet: Re: Into the frelling Sheepfold [fini] Lun 17 Fév - 17:46

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Aileen Grayson - R.I.P.


    Alors qu'Aileen tentait d'être la plus naturelle possible, ses muscles se tendirent comme ils l'avaient fait des milliers de fois auparavant. L'homme qui s'était tourné vers elle avait déclenché toutes ses alarmes. Le langage corporel de l'individu, son ton condescendant et les yeux d'un bleu un peu trop vif lui rappelait énormément ses… collègues?
    La jeune femme hésita un moment sur la conduite à suivre. S'il s'agissait bien d'un autre Orphelin occupant une fonction plus ou moins équivalente à la sienne, elle se devait d'être sur ses gardes. Comment savoir s'il était venu sur Terra avec d'aussi bonne intentions que les siennes?
    Elle ne pouvait donc pas paraître trop faible, sans pour autant représenter une menace. Et s'il n'était finalement pas un Orphelin, elle aurait juste pris quelques précautions pour rien…

    "You should have seen the faces of the other gyus…", répondit-elle au grand brun, un sourire sardonique au bout des lèvres. Ce n'était ni particulièrement provocateur, ni tout à fait anodin. Juste ce qu'il fallait.
    Elle allait se présenter quand l'autre personne qu'elle avait approchée, une brune, l'interrompit d'une voix qui semblait passablement énervée. Ou inquiète? Ou les deux?

    "Mh… My name is Aileen Grayson and I just arrive here yesterday…", fit-elle, intriguée par la réaction de son interlocutrice. Elle allait d'ailleurs demandé ce qui lui valait un tel accueil quand un autre jeune homme s'approcha en s'adressant à la brune du petit groupe qu'il formait désormais. *Lana?* Ce devait être le nom de cette jeune femme!
    Toujours est-il qu'Aileen répondit à la salutation du nouvel arrivant avec un petit acquiescement et un doux sourire. Certes, c'était en allemand mais jusque là, ce n'était pas très compliqué et assez proche de l'anglais. Sauf…
    "Liebhaber? What does it mean?", demanda-t-elle alors le plus discrètement du monde au grand brun, dont elle ne connaissait toujours pas le nom, à ses côtés.

    Une jeune femme rousse s'avança alors et Aileen ne put que montrer une certaine surprise au vu de toute l'agitation qu'elle attirait. Elle n'avait pas vraiment l'habitude d'être le centre de l'attention et, inconsciemment, elle se faisait de plus en plus petite. Ce qui n'était pas bien difficile puisqu'elle n'était déjà pas bien grande et qu'elle était en plus entourée de deux géants d'un mètre quatre-vingt…

    "Euh… Un médecin? Non, non, ça va, ce sont déjà de vieilles bless-…", tenta-t-elle de rassurer la jeune rousse dans un français hésitant, avant d'être brutalement coupée par la brune Lana qui criait après quelqu'un. Un fainéant, apparemment…

    Une cinquième personne s'approcha alors et Aileen, l'ancienne asociale, commença sérieusement à se sentir dépassée par la situation. Tous ces visages toujours sans nom, en train d'observer ses plaies comme si elle était une pauvre victime alors qu'elle les avait provoquées… Mais qui étaient tous ces gens?!
    Elle resta donc discrète et attendit de voir ce que les autres allaient répondre au dernier arrivant et si le lazy ass allait se pointer. D'ailleurs, pourquoi Lana l'avait-elle appelé?

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