[D] High and Low

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MessageSujet: [D] High and Low Ven 27 Déc - 22:01

Frostbitten Requiem to a Forgotten Elegy
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HIGH AND LOW.
Those blues are getting me high.
But you’re taking me low.

-

STEP NINE.
«  You made me, you made me and I can’t ever go back. A wide wide smile, a white white head and a grotesque soul underneath. You made me, you made me and if going back means losing you, I don’t even want to ever consider trying to.  »

Le prétexte : faire plaisir à Lena. La réalité : mater Gavin qui se la jouait aventurier entre les sapins. Bon, la chasseresse devait s’en douter, à la manière dont mon attention se dérobait au monde qui m’entourait lorsque je l’apercevais, à la manière dont les paroles le concernant se voyaient pointillées de silence. Ce n’était pas comme si je cherchais à le cacher, à cacher quoique ce soit, vraiment. Si lui, ou n’importe qui d’autre s’adonnait à me poser la question, je leur répondrai du tac au tac «  Je veux ses yeux dans ma bouche et ses cheveux autour de mes doigts. ». Après coup, je crois que de l’affirmer à voix haute pourrait entrainer un certain malaise et, si une petite voix au creux de ma tête me soufflait que c’était une bonne raison de plus de provoquer les questions, ma jugeote me sommait de contenir mes paroles. Du moins, pour le moment. Parce que j’avais toujours eu tendance à pousser les limites de mes vices jusqu’à leur extrêmes et que si la perte de l’entièreté de ma vie d’antan n’avait pas changé cela, rien ne le ferait.

You made like this and I so wish that I could hate you, but beneath my tongue only lay remembrance and scattered regrets. Spill my ashes and wear me out, you are living beneath my eyelids; devouring everything my conscious has to offer.

Je relevais mes yeux sur l’immensité du paysage que des heures de marche nous avaient fait atteindre, des arbres épineux, conifères célestes qui s’élevaient si haut que leurs cimes me paraissaient se perdre dans l’altitude, flirtant avec des nuages que d’autres arbres, différents et en moins grand nombre, habituellement feuillus ceux-là, dissimulaient à ma vision. Des paillettes lumières venaient toutefois percer le couvert de la végétation pour rebondir contre les plaques de neige qui recouvraient le sol, tantôt aveuglantes, tantôt enchantantes. Et j’avançais à un rythme posé, laissant mon regard osciller entre  l’arrière des cuisses de Gavin et la féérie du décor hivernal. J’avais d’abord catégoriquement refusé la demande de Lena, laissant mes lèvres dessiner un arc rigide et mes sourcils s’élever dans l’apposition de cette moue arrogante que j’offrais à tous ceux qui croisaient mon chemin. Je n’avais aucune envie de jouer au petit aventurier et de partir en reconnaissance, en plein hiver en plus, pour satisfaire les états d’âmes de Lena. Manquer de viande, avait-elle dit. Besoin d’aller chasser plus loin, avait-elle expliqué. Quelqu’un pour tracer un chemin, avait-elle ajouté. Et là où tout son cheminement psychologique me paraissait très sensé, persistait toutefois la présence d’un truc qui clochait, ce petit détail qui s’était malencontreusement retrouvé inclus dans la formulation de son plan et qui n’avait rien à faire là.

Moi. Qu’est-ce qui lui donnait l’impression que j’étais un candidat idéal pour ce genre de mission. Je risquais plus d’attraper la mort ou de la causer. Ou de mourir gelé, comme ce mec qu’on avait enterré au cimetière. Quoique non, vu mes antécédents, le gel ne voudrait sûrement pas de moi. Il ne m’avait pas recraché pour m’avaler une seconde fois, après tout. Soit. Lena était visiblement posséder d’une folie héréditaire, mais j’étais encore plus fou qu’elle d’avoir soudainement accepté à la seconde où le nom du médecin local s’était extirpé hors de ses lèvres. Malicieuse petite. Oui, elle devait s’en douter.

La neige fine et scintillante, craquait sous les semelles molles de mes bottes en cuir et les cheveux de Gavin, noués avec son ruban bleu, se mariaient au paysage, ondulant au gré de ses enjambés tels des aurores. Et si la situation se profilait dans mon esprit comme un brin plus agréable, acceptable, car il représentait le genre de spécimen que j’aimais observer, blanc comme l’immatériel, le froid ambiant commençait vraiment à me lasser. Nos vêtements n’étaient pas aussi adéquat que ceux que j’avais connu lors de mes hivers passés dans mon ancienne vie et le textile animal laissait chaque bourrasque venir mordre la cher qui se terrait dessous. J’aurais dû enfiler une fourrure supplémentaire, voir trois. Surtout que nous marchions à l’aveuglette depuis des heures et que nous n’avions pas trouvé l’ombre d’un repère animal ou d’une source d’eau qui pourrait servir à leur survie. Il faisait froid, nous étions perdus et je commençais en avoir fichtrement marre.

Sérieusement, Lena. Arrête de te prendre pour ton oncle . . .

J’attrapai Gavin par le bras, le sommant de s’arrêter et remontant à sa hauteur pour lui faire face. Mes cheveux brun éparpillés autour de mon visage, devenus un brin plus longs au fil des mois, me picotaient les joues, et mon foulard, remonté jusqu’à mon nez, laissait chacune de mes respirations rendre mon menton humide. Mes yeux s’attardèrent un instant, puis deux, trop longuement, sur son visage clair, sur ses traits avant que je ne prenne la parole d’une voix enrouée par le froid et le silence. Parce que nous n’avions pas eu grand-chose à nous dire jusqu’à maintenant.

« Okay, okay, stop. Let’s face it, we are lost, completely and utterly lost. We need to find shelter, I am fucking freezing. What in hell was Lena thinking when she decided it would be a good idea to send us out here !? »

Je portai mon regard dans toutes les directions nous entourant, une pointe de confusion grimpant jusque dans mes yeux sans que je ne la vocalise. Tous les horizons me paraissaient se ressembler et les arbres me semblaient tous jumeaux, traçant des sentiers interminables. Il suffisait de trouver le bon, mais la chance ne nous avait pas sourit jusqu’à présent et nous tournions en rond. Bon, si je devais me la jouer optimiste, comme cette chère Ralda semblait si encline à le faire, je me devais de me dire que la situation aurait pu être pire. J’aurais pu être coincé avec Lena elle-même ou, pire, Émilie-Anne et son monstre en herbe.

Ouais. Pour me remonter le moral et me rassurer quant au fait que non, je n’allais pas mourir gelé ou regarder Gavin mourir gelé, j’allais me dire que, au final, ce n’était pas si mal d’être égaré avec le hot shot du village.

Un rire soufflé.

« You know, you’re kinda hot. Do I get brownie points if I’m nice ? »




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MessageSujet: Re: [D] High and Low Lun 6 Jan - 0:31

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Le prétexte : faire plaisir à Lena. La réalité: . . . Faire plaisir à Lena. C’est un sourire avenant qui avait accueilli son approche, cette belle petite créature sauvage qui se fut montrée, pour une fois, réceptive à la personne. Se tordant timidement devant moi, me demandant un service, me donnant enfin une opportunité de lui être agréable. Sa demande n’avait pas de sens, moi, tailler un sentier dans les bois ? Il me semble qu’elle savait pour mon terrible sens de l’orientation, mais elle enchaine que seul moi peux le faire. Parce qu’elle veut qu’Ashton y aille et qu’Ashton, eh bien . . . Que d’après elle, il est très nerveux et qu’il n’accepterait pas à moins d’avoir un médecin avec lui en cas d’accident – ce qui me semble un peu étrange, mais Lena est mignonne, pour une fois, avec ses lèvres pincées et son regard suppliant : yeux tristement écarquillés, presque humides . . . Mais je me doutais qu'elle se faisait trop d’espoir et que jamais ce feignant d’Ashton concèderait de sortir si loin en hiver, même avec un docteur avec lui. J’avais accordé à Lena mon plus beau sourire en lui frôlant une joue d’un doigt et j’avais accepté, sur quoi j’ajoutai que je la soutenais dans son plan général de rééduquer lentement ce pauvre gamin et prétendant que je donnais crédit à son idée que ma présence le motiverait. . . Seulement au lieu d’une expression de joie et de gratitude, son expression se fit neutre et sa position soudainement droite et immuable. Merci Gavin. Et après une salutation presque militaire, Lena était partie au loin, me laissant avec le gout amer et la sale impression qu’elle m’avait effrontément manipulé. Mais ce n’est pas comme si Ashton allait accepter juste parce que j’acceptais ?

De l’hébétement avait décomposé mon visage lorsque le mouton noir s’était présenté pour aller affecter la tâche. Sourire en coin figé, sourcils haussés de stupeur, tête branlante, j’ai bien du garder cette mimique jusqu’à notre arrivée dans les bois. Et encore, je continuais de me dire qu’il allait vouloir rebrousser chemin, c’est seulement une fois que je nous crus trop loin pour simplement changer d’idée que fondit la torpeur en un long et vaporeux soupire.

La buée blanche flottait joliment autour de nous, pas seulement celle que nous produisions : un petit filet de ruisseau qui avait refusé de totalement gelé expirait une grande quantité de vapeur. Le paysage était tout blanc, tout embué et flou. Nous nagions dans un brouillard glacé et nous ne savions pas du tout où aller . . . Juste loin, en taillant des branches, en écrasant la neige. Juste aller loin puis revenir. Quel accomplissement ce sera.

« Okay, okay, stop. Let’s face it; we are lost, completely and utterly lost. We need to find shelter, I am fucking freezing. What in hell was Lena thinking when she decided it would be a good idea to send us out here !?»

Vaut mieux tard que jamais ? Je fais volteface, sourcils haussés. Non. Absolument pas. Je le contemplai avec un brin d’irritation, partagé entre le fait que sa présence ici était un progrès à son attitude générale, mais frustrée que cet élan de responsabilité m’ait entrainé, moi, dans le fond froid des bois. En été, s’aurait été toute autre chose : marcher pendant des heures et se perdre, découvrir des choses pour ensuite retrouver son chemin faisait partie de mes passes temps. Mais en hiver: il fait froid en hiver. Il y a de la neige en hiver. C’est froid de la neige. J’ai froid. Je n’aime pas avoir froid. Je n’aime pas l’hiver. Ou si, quand même un peu, j’aime bien l’hiver au coin d’un feu, avec des jolies demoiselles. Mais l’hiver dans les bois, seul avec un jeune homme. Non. Juste non. Se perdre dans les bois en hiver peut certes être poétique et le paysage est certes magnifique, mais c’est dangereux de se perdre en hiver. . . Parce qu’il fait froid, en hiver. «I’m with you on that one lad. . . Let’s find a place to warm ourselves, stay there a bit and head back for the village afterward. I can’t believe anyone would go this far before this freezing hell melts anyway. . . I just don’t think we’re cut to do that kind of task; we’ve probably made a poor job until here anyhow.» Retoquais-je d’une voix maussade et engourdie par le froid.

Le paysage était paisible, si nous regardions derrière, les traces de nos pas étaient visibles ; quelques branches coupées formaient un fragile sentier qui confirmait mes dires - car il était évident que dès la prochaine tempête, il n’en resterait rien. - «Seriously? I’m wondering if Lena isn’t actually trying to kill us. She obviously hate me for some reason and you . . . Well, being you. . . You know.» Dis-je sans grande conviction, plutôt pour rigoler qu’autre chose. Je regardais autour de nous : de la neige partout - du froid blanc et opaque partout. « So. . . Where in hell do we find shelter here ? » Demandais-je enfin, ma tête se balançant compulsivement en un oui sarcastique.

« You know, you’re kinda hot. Do I get brownie points if I’m nice ? » Mes sourcils déjà arqués tremblèrent un brin, mes yeux se plient. « . . . brownie what ?» Nez désormais froncé, je le contemplais avec une perplexité dégouté, me demandant comment diable il arrivait à dire n’importe quoi dans un moment aussi inapproprié. Qu’importe. Qu’importe.



. . . . . . . . . . . . . Meh.


Dernière édition par Gavin Matthew le Jeu 15 Jan - 15:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [D] High and Low Mar 25 Mar - 2:08

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Trouvons un endroit pour se réchauffer, agrémentait-il à mon interruption de notre silence pointu et tellement empli de profonde camaraderie, comme si je n’avais pas déjà insinué la chose quelque secondes auparavant, comme si ces quelques paroles allaient soudainement trouver la méthode qui nous lancerait sur la bonne route. Dumb not-quite-blonde sexy assholes. Comme si la vie était si facile, comme si l’optimisme menait quelque part. Une part de moi, celle qui grondait trop souvent, celle qui mordait avec le même acharnement que le froid, me susurrait que peu de choses avaient de valeur par les temps qui couraient, par les temps qui me fileraient dorénavant toujours sous les yeux.

Ses cheveux voltigeaient, se fondaient dans la brise glaciale qui balayait la forêt, s’ébouriffant au gré des flocons comme s’ils étaient eux-mêmes de la glace. Ils dansaient, frigides et vifs, dans l’air, hypnotisant mes pupilles qui suivaient leur balais avec insistance. Ses lèvres claires s’écartaient, laissant percer des syllabes qui venaient ensuite donner forme à une suite de mots, une phrase. Une phrase qui laissait l’un de mes sourcils se perdre derrière l’épaisse frange du bazar noisette de ma tignasse et qui me laissait me désoler du fait que mon foulard cachait mes lèvres, portant l’ironie de ma moue dans l’ombre.

Le monde qui nous entourait n’était que conifères et arbres nus, un bal trop vivant pour être morbide, mais pas suffisamment pour qu’on lui retire l’éventualité de devenir un tombeau. Celui de Gavin, pas le mien. Jamais le mien. Je mourrais des flammes avant que le froid ne m’avale. Portant mon regard sur cette rageuse nature, délurant l’horizon de mon jugement, je répondis à Gavin d’une voix emplie d’un cynisme qui trouvait la force de border sur l’humour. On ressentait le sourire que je n’osais faire dépasser des hauteurs de mon foulard dans mes paroles, alors que je me recroquevillais un peu plus sur moi-même pour empêcher le froid de percer mes vêtements. To no avail.

« I don’t think she’s trying to kill you, you’re the only doctor we have. For now. »

Surtout qu’il serait tellement dommage de se débarrasser de quelqu’un d’aussi alléchant que lui, bien que je me doutais fort que les critères en matière d’attirance de Lena ne s’apparentaient nullement aux miens. Il n’y avait, en Gavin, aucune trace de la puissance nécessaire pour se mesurer à la chasseresse aux synapses explosées par l’éducation gangrénée d’Oliver. Au mieux, sous toute cette neige, Gavin, aux yeux de la manipulatrice, serait faible. Peut-être moins que moi, dépendamment, encore une fois, des critères.

Je ramenai mes yeux sur la longueur de la silhouette du médecin, trainant lentement mon regard sur sa forme, l’étudiant, comme pour peser mes mots. Dommage de le tuer. Oui. Surtout contre-productif à l’état de la colonie et ça, peu importe les critères, Lena ne s’y risquerait jamais. On ne pouvait pas prétendre la même chose pour ma personne, l’individu qui se roulait en boule dans le coin d’une hutte qui n’avait pas été signée de sa sueur et qui passait sa journée à s’empiffrer de textes sans incidences. Même les mots de Kohaku ne possédaient pas le pouvoir de me ramener en arrière et, un jour, il serait fort possible, à mon sens, que Lena daigne tenter de m’assassiner. Une bouche de moins à nourrir.

« As for me, I’m not too sure. It would be a productive course of action to get rid of the deadweight. »

M’attacher à un arbre et m’abandonner dans l’hiver, m’imaginer hurler jusqu’à ce que mes poumons me lâchent, m’imaginer pleurer tellement fort que mes larmes deviendraient des rivières glacées le long de mes joues. Et dans ma mort, je chercherais à scander son nom, j’agoniserais son pseudonyme de mon dernier souffle et je regretterais, je regretterais tellement.

« Maybe she wants you to kill me. »

Et s’il restait jusqu’à ce que je m’éteigne, je fixerais l’opale de ses mèches d’au travers les cascades mes larmes pour me perdre dans leur blanc. Je soufflai un rire vide, taisant le méandre d’un papillonnement de cils, remontant un peu plus haut les restes rouges de cette chemise que j’avais reconvertie en foulard. Heureusement pour moi, Gavin n’avait pas vraiment l’étoffe d’un meurtrier, l’idée même allant à l’encontre de sa profession, et je n’avais aucunement envie de mourir.

Il hochait de la tête, considérant avec une hargne compréhensive, l’étendue frigide qui nous dominait. Un nouveau rire, un peu moins vide que le précédent, qui écartait mon esprit des inévitables engelures et de cette possibilité de non-retour qui ne cessait de me titiller. Un ricanement.

« If I knew, we would already be tucked in a warmer place with a fire going. I’d expect you to know more about this place than I do. »

Je me remis à marcher, la neige ralentissant ma cadence de sorte à ce que Gavin ait amplement le temps de choisir ou non de me suivre. Oui, je l’avais arrêté, pour m’assurer que nous mettions bien l’exploration de côté en faveur à la découverte d’un abri, mais, une fois chose faite, ce n’était pas en nous tenant sur place comme des panneaux STOP que nous allions trouver quoique ce soit. Un pas, puis deux, je jetai un regard caramélisé par-dessus mon épaule, le mouvement découvrant à moitié mon sourire torve, tellement ironique.

« Brownie points. You know, extra points, to get you to like me because if I could choose, I’d want to fuck you. »

Un pas, puis deux, oui. Une remarque déplacée, oui. Sans regarder où je mettais les pieds, oui. M’aventurer était un joli mot pour dire que je venais de me prendre les pieds de manière gracieuse dans un trou que la neige s’était chargée de dissimulée et que ce dit trou était suffisamment profond pour recouvrir la quasi-totalité de mes jambes et de l’un de mes bras.

J’avais de la neige qui me glissait sur les cuisses.

« The fuck !? »



->Aventurez-vous à l'intérieur d'un curieux trou tout juste assez grand pour une personne.



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Dernière édition par S. Ashton Awyer le Mar 25 Mar - 2:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [D] High and Low Mar 25 Mar - 2:16

Je suis le son que personne ne fait, je suis l'ombre dans la nuit, et le vent dans tes cheveux
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Vous êtes entré dans un trou étroit. :
Vous êtes coincé et n'arrivez plus à vous sortir de là. Vous allez devoir faire au moins trois tentatives (sur deux post) pour pouvoir enfin vous en extirper.


Art by koyamori.
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MessageSujet: Re: [D] High and Low Jeu 15 Jan - 15:04

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J'étais trop utile, disait-il. Pas tant que ça jusqu'à ce jour, mais il avait raison : Lena ne risquerait pas ma vie à moins d'avoir quelqu'un pour me remplacer. On verra quand ce fameux quelqu’un arriverait. Quant à si elle voyait les enjeux de cette escapade ... Bien sûr que non. Elle voyait probablement cette équipée comme un jeu d’enfant, sans dangers et sans embûches. Malgré que ses commentaires allaient souvent dans ce sens, Lena n'avait selon moi pas la capacité d'imaginer quelqu'un être faible, profondément faible, à moins d'en être directement témoin. Je l'imaginerais, elle, à demi moins vêtue que nous, un arc sur le dos, à courir dans la neige sans entrave, ou à sauter d'arbre en arbre le plus naturellement du monde. C’est ça, ou bien qu’inconsciemment, la réhabilitation sociale d'Ashton lui importait plus que ma sécurité, et que la sécurité du village dont elle était pourtant le héros. À cette pensée, une pointe de jalousie aggrava ma mauvaise humeur. Ashton, malgré tous ses défauts et l'inutilité qui le caractérisait, avait indéniablement une relation particulière avec la chasseresse.

Un sourire inconfortable se dessina sur mon visage, tiré de sorte à montrer les dents et à plisser du nez. L'air coupant était désagréable sur mes dents vulnérables, mon souffle y filtrait douloureusement, découpant pour mon registre sensoriel chacune d'entre elles comme de petits glaçons sensibles. - Jamais du harcèlement sexuel à mon endroit ne m'avait paru si déplacé. Le plus malsain étant qu'Ashton semblait tirer un malin plaisir à ainsi flirter sans réciprocité. Je me doutais que c'était là une partie vitale de son jeu, ou au moins un jeu en soi, dissocié de l'intérêt qu'il put me porter.

- If only you could transmute some of that... shamelessness to some of our lady friends. Don't take it personal but you're not my...Hum. No, actually, you can take it personal. Very, very personal.

Dis-je en scellant finalement les lèvres, bien qu'en gardant l'ombre de mon expression froncée.

Des nuages de brouillard s'élevèrent de ma bouche alors qu'en fuyant le malaise pesant, je secouai la tête en prétextant de scruter notre environnement pour trouver une issue ; comme si nous n'avions pas eu le temps de le faire jusqu'ici, voire comme si nous n'avions pas fait que ça depuis des heures.

Son exclamation me força à faire volte-face, et mon regard tomba sur sa forme enfoncée dans la neige. Et sans avoir besoin d’explication, sans ressentir le besoin de lui demander s’il allait bien, je me suis mis à rire. Rire comme si la scène en elle-même venait chatouiller mon sens de l’humour. Rire à m’en dégivrer les poumons, à me réchauffer de la tête au pied. Quelques mots étouffés tentèrent de se glisser entre les exclamations, mais aucune phrase complète ne franchit finalement mes lèvres.

Je me tenais la poitrine et avais mal aux joues lorsqu’enfin je lui tendis une main grelottante d’amusement. Rien à faire. Il gigotait, je tirais, mais il restait encastré dans le banc de neige. Je dus lui tendre l’autre main, et mon expression passa peu à peu d’un sourire incontrôlable à une grimace ennuyée. Toujours rien n’y faisait. Utilisant mes pieds comme leviers et arquant des épaules, c’est finalement moi qui tombai sur le dos sans qu’il bronche de son trou.

Je me redressai sur un coude et contemplai son profil avec une moue embêtée. Je ne pouvais quand même pas le laisser là.

Quoique.

Je me relevai en époussetant mes pantalons de peau.

-Now, now. How in bloody hell are we going to get you outta there? Me demandais-je à moi-même.

Je regardai autour de nous, cherchant des yeux un objet qui pourrait nous aider à le sortir de son lit glacé. Je me penchai finalement sur un gros buisson aigri dans l’espoir d’en sortir un bâton suffisamment solide pour m’aider à balayer une partie de la neige qui le recouvrait. Je fragiliserais ainsi la barrière de neige qui l’empêchait de facilement s’en extirper.

------- Fouiller un buisson.

Je me retournai vers lui, lui montrant, perplexe, le bol que je venais d’extirper des racines givrées.

Creuser dans du bois et vulgairement décoré de gravures rustiques, il ne ressemblait à rien de ce qui avait été confectionné au village. Ce n’est certainement pas ce que je cherchais, et son existence même soulevait de lourdes questions, mais il allait certainement être fort utile pour creuser la neige qui emprisonnait Ashton.




. . . . . . . . . . . . . Meh.
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MessageSujet: Re: [D] High and Low Jeu 15 Jan - 15:08

Je suis le son que personne ne fait, je suis l'ombre dans la nuit, et le vent dans tes cheveux
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Vous avez fouillé dans un buisson :
Et avez découvert un mystérieux bol en bois.

Vous n’avez aucun moyen de savoir que ce bol appartient à Emmet Robertson. Il l’a perdu [ici]


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