Pris la main dans le sac, l'aventurier persévère

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MessageSujet: Re: Pris la main dans le sac, l'aventurier persévère Jeu 3 Juil - 10:49

Eye Of The Tiger
Masculin

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J'avais cru avoir gagné la bataille lorsqu'elle me répondit. Ses mots furent moins rêches, presque tendres, comme si notre soudaine pause lui apportait un nouveau souffle. Cependant, la brise emporta mes dernières paroles, ne laissant que le silence retomber derrière. Elle s'était recroquevillée sur elle-même après m'avoir rendu mon outre, comme si ses bras frêles étaient la meilleure des armures à la fois contre le froid... et moi.
Je réalisai soudainement que la luminosité avait changé. Un bref regard dans mon dos m'indiqua que le soleil avait entamé sa descente. Je n'avais pas fait attention au temps, mon manteau m'empêchait de ressentir le bref écart de température. Il s'avérait être un bon achat en définitive. Par contre, mon guide ne bénéficiait pas d'un tel avantage et la brise semblait s'engouffrer dans chaque pli, soulevant les manches et ses mèches rebelles.

« Did I said something wrong ? » osai-je enfin demander face à son absence totale de réaction. (« Est-ce que j'ai dit quelque chose de mal ? »)
Ses épaules se soulevèrent, comme agitées d'un sanglot mais je n'entendis qu'un long sifflement s'échapper de ses lèvres. Ma main tendue n'avait donc pas été prise, que ce soit physiquement ou symboliquement.
J'avais la sensation que mes tentatives n'étaient pour elle que ponts de singe branlants au-dessus d'un vide insondable. Que tout mouvement en ma direction se ponctuait d'un recul, d'un regard vers le bas. Là où j'essayais d'établir la confiance, avec des planches neuves au lieu des vermoulues, elle ne semblait que voir la distance et les cordes prêtes à se rompre.
Je voyais bien qu'il était possible de percer la carapace mais il n'y avait pas de chemin direct pour y parvenir. Il me faudrait déployer des trésors de patience, de calme et de précision pour l'amener, peut-être, à s'ouvrir à moi. En gros, descendre la falaise à mains nues, traverser le guet sans se faire emporter par ses eaux tumultueuses et reprendre l'ascension de l'autre côté. Tout en sachant que peut-être, une fois arrivé en haut, elle me repousserait sans espoir au fond du gouffre.

« I don't want to push you around, after all, I'm juste a stranger. And I might have bother you in your work. I apologise if so, you've lost the biggest part of the afternoom with me... » (« Je ne veux pas te brusquer, après tout, je suis juste un étranger. Et je t'ai peut-être dérangée dans ton travail. Je m'excuse si c'est le cas, tu as perdu la plus grande partie de l'après-midi avec moi... »)

Oui, c'est pas beau de faire culpabiliser quelqu'un pour obtenir une réaction. Mais si elle décidait dès maintenant que mon périple n'en fallait pas la peine, que je devais la laisser tranquille, je n'insisterai plus. Je n'étais pas homme à transformer toute femme en défi et je n'allais pas commencer aujourd'hui. À l'inverse, qu'elle me donne le moindre indice sur la réussite de mon périple et je reprendrai courage.
Je guettais la moindre réaction pour ne pas rater le signe, si elle m'en lançait un. Entre mes doigts, une tige effeuillée se tordait dans une danse vaine et le mouvement de mes paumes l'une contre l'autre me réchauffaient les mains.
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Dernière édition par Théodore Lefaucheux le Sam 9 Juil - 13:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pris la main dans le sac, l'aventurier persévère Dim 3 Aoû - 4:33

Je suis un volcan qui se noie de l'intérieur, je m’étouffe avec la vapeur qui ne peux s'échapper
Féminin

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« Did I said something wrong ? » J’ai envie d’arrêter, mais la possibilité de continuer comme si de rien était me semblait absurde. J’aurais même envie, subitement comme ça, juste à cause de ce moment précis, de continuer ma vie en étant agréable avec mes pairs et en trouvant la vie belle et colorée. Je n’avais pas l’impression que ce serait si dur à faire, seulement l’impression tentaculaire que ce serait perçu comme ridicule par les gens avec lesquels je vis. Comment était-il possible d’être aussi centrée sur soi-même et sur les autres en même temps, de vouloir autant pour Je, pour soi, et aussi peu à cause de leurs yeux.

-... Non. Dis-je enfin d'une voix un peu trop tremblante. Il y aurait tant de choses à dire et il y avait cette impression que de toutes les dévoiler rendrait ma vie tellement plus simple, tellement plus légère. Le portrait grandiose qui se dépeignait dans mon esprit quant à tout avouer avec la tête haute, le ton juste assez neutre et juste assez sentimental était malheureusement gâché par une anxiété palpable, des montés de larmes et des hoquets douloureux. J'avais à tort l'impression que de tout dire dans cet état aurait l'air erroné, que le non-dit et les déversions réprimées donneraient un air de jeu de rôle, de mensonge à mes aveux, mais j’étais incapable d’incarner la première option, et j’étais bien trop fière pour me laisser dériver dans des flots de larmes et de confessions désespérées qui viendrait justifier mes élucubrations, après tout, personne ne peut bien feindre le vrai désespoir. Je n’arrivais pas à me laisser sombrer encore plus, aveugle au faire que je n’étais déjà pas bien plus qu’une épave, que j’étais déjà noyée, mais que je continuais malgré tout à me tenir au fond. On ne peut pas être plus baigné que noyé, mais j’oubliais qu’une fois au fond, fond, fond, on ne peut plus aller que vers la surface.

J’avais beaucoup trop honte pour le regarder alors même que j’aurais aimé lui accorder un regard plein de colère et de détresse, continuer de parler, mais le tremblement de ma dernière émission grelottait encore dans ma gorge et dans ma poitrine.

Le périple vers le bonheur ne pouvait être aussi ardu. Je devais seulement y aller progressivement.

-J’suis désolée. Je passe seulement une mauvaise… Semaine. Toi qui arrives, c’est plutôt une bonne chose en fait, j’crois bien, mais autrement j’crois qu’on devrait vraiment se diriger vers le village avant qu’y fasse trop noir. Dis-je ensuite d’une traite après m’être raisonnée, tentant au mieux de rester le plus neutre possible. ''C’est dang’reux de rester si loin du village la nuit." Terminais-je. Je n’osais pas encore le regarder, j’avais reniflé une fois, puis deux et jouait aux dés toute la force mentale que je pouvais récolter.

Je pouvais bien commencer par faire un petit bout de chemin avec lui.

Je crois que nous pourrions terminer ce rp soit ici, soit avec un dernier post de ton coté. Autrement, j’aimerais bien discuter un peu avec toi de ce qui se passe par la suite entre ici et mon rp avec Jun Hyo Jin. . .

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