Lune Escher

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MessageSujet: Lune Escher Mar 7 Fév - 17:44

Faire tenir l'infini dans la paume de la main, et l'éternité dans une heure
Féminin

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Lune Escher





Sexe : Lune est une femme. Sisi.

Âge :  Et elle a 17 ans

Origine : Sa est mère de la Mozambique, son  père était allemand

Nationalité : Elle vient de la Mozambique.

Langues parlées : Elle parle un peu portugais, un peu français.



Avez-vous bien lu les règles ?  
[C'est beau ~ Loeva]

Où avez-vous découvert Terra ?  
Lawl

Comment trouvez-vous le forum?
Moche. Très moche.



Mon reflet
Everybody have scars, now, tell me what you hide beneath those pretty eyes.  
I’ve just met you, I don't know you, tell me what I see.


Au premier abord, Lune ne ressemble certainement pas aux autres femmes du Nouveau Monde et il faut dire qu'on la voit de loin malgré sa silhouette fluette : sa peau chocolat, lisse et crémeuse, n'absorbe ni ne reflète le soleil comme celles des pâles demoiselles qui l'entourent, elle ne porte pas non plus des couleurs, et encore moins les vêtements de la même façon que les autres. Habituée à la pauvreté, elle est souvent légèrement vêtue d'habits larges qui cachent trop ce qu'ils couvrent, mais qui ne couvrent pas grand-chose en somme. Bien qu'elle se soit adaptée aux peaux de bêtes, elle préfère les rares étoffes colorées venant de l'Ancien Monde. Ceci quand la température le permet, bien sûr, en hiver, elle est probablement la plus couverture de toute, car elle ne supporte pas bien le froid.

Sa chevelure noire et frisée est folle et indomptable, ce qui la force à être plus créative que d'autre lorsque vient de temps de se coiffer. Le problème est que si elle ne peigne pas ses cheveux, il s'y se forment des noeuds indémêlables, mais si elle les peigne, ils deviennent très bombé et encombrant. Elle se retrouve à souvent changer de coiffure. Des tresses aux locks, lorsqu'ils sont assez longs, elle va parfois y passer une lame lorsque le poids ou l'allure de sa tignasse commence à l'embêter. Elle se permet de les peigner davantage lorsqu'ils sont très courts, formant une masse rondoide de bouclettes autour de sa tête, puis, rendu mi-longs, elle va les enduire de graisse animale pour en réduire les boucles, et finalement, elle les tressera au mieux afin de former de minces loques raides qui formeront finalement des cadenettes indéfaisables.

Mince et plate de face, ses formes s'arrondissent drôlement de profil : sa petite petite stature et ses membres longs et maigres lui donnent une allure particulièrement fragile, mais elle peut faire preuve d'une force surprenante lorsque vient le temps de remonter un filet de pêche , ou encore pour tenir un bateau en place dans les vagues.



Mon caractère
What you have become...Tell me about it: believe me, I’ll listen, I want to know.  
Tell me… Who are you? How are you? Why are you?



Silencieuse. C’est probablement le mot qui définit le mieux Lune. Ce n’est pas qu’elle est vraiment antisociale, même qu'elle aime bien communiquer, seulement son mauvais parler, son manque de vocabulaire et son fort accent la gênent beaucoup.

Elle n’est pas naturellement timide et refermée ; elle est très à l’aise dans les activités qu’elle connait bien, mais les gens très charismatiques l’intimident beaucoup. En fait, c’est presque une fascination : Il n’y a rien de plus séduisant, pour elle, qu’une personne qui parle mélodieusement. Elle aime de ce fait beaucoup écouter les gens parler.

Elle est aimable et s’attache très facilement aux gens qui sont gentils avec elle, néanmoins, étant une femme de peu de mots, elle extériose beaucoup plus ces sentiments par des gestes que par des paroles.

Si elle est calme et délicate dans ses mouvements avec les autres, elle travaille avec ardeur et précision lorsqu'elle se concentre sur une tâche.


Mon histoire
You may have been many things, many persons. But this is about who you are now,
Tell me who you are.  How did you become what you are now?


Son père se nommait Karl Escher et était un orphelin de la nation affranchie. Celui-ci qui avait décidé, après s’être libéré de ses obligations, d’aller s’installer dans un coin reculé de la planète pour progresser à son rythme au travers de ses divers projets scientifiques. Karl était le modèle du parfait orphelin de la nation : clame, intelligent, et surtout, fidèle à l'état.

Il acheta une grande maison à la frontière du Mozambique et de l’Afrique du Sud, car il savait ces pays réputés pour être calmes puisqu’ils étaient gouvernés par Benjamin, le plus doux de la fratrie Anghel.

Karl, pour s’occuper de son domicile, avait engagé une domestique : une jeune femme de la région qui venait tous les jours pour faire son ménage et lui préparer de bons petits plats. Cette dernière portait le joli nom de Naailah.

Karl avait toujours été un homme stoïque et relativement sans-émotions ni pulsions. Peut-être était-ce le changement de paysage? La nourriture? Ou simplement la beauté exotique de la jeune Naailah? Mais Karl commença soudain à ressentir des pressantes envies qu'il ne put réprimer longtemps.

Sans désirer plus qu’une relation charnelle, Karl commença donc à courtiser Naailah et celle-ci, touchée d’être dans les gouts d’un homme riche et important, se laissa rapidement charmée.



Peu de temps plus tard, Naailah se découvrit inévitablement enceinte, ce qui n’était pas une bonne chose, car Naailah avait à peine 15 ans et venait d’une famille très pauvre. Ce boulot chez Karl avait été une vraie bénédiction, et en étant enceinte, elle ne pourrait bientôt plus travailler, mais apporterait une nouvelle bouche à nourrir chez elle.

Elle n’en parla pas tout de suite à Karl, car elle avait peur qu’il la congédie sur-le-champ. Elle fit de son mieux pour être la meilleure gouvernante du monde : elle arrivait plus tôt et lui faisait des repas plus complexes, elle lui apportait aussi du thé ou du café lorsqu’il travaillait. Peut-être qu'ainsi, pensait-elle, il voudrait bien la garder sous son aile malgré sa grossesse.

Naailah était naturellement très mince, ainsi, après seulement quelques semaines, sa grossesse ne put plus être cachée.

Karl, avec un air de dégout, lui assura qu’il s’occuperait de l’enfant une fois mis au monde. Naailah était aux anges ! Si seulement elle avait su ce qu’il voulait dire par là... Lorsqu’il disait s’occuper de l’enfant, il voulait plutôt dire s’occuper de sa disparition.

Naailah accoucha ainsi d’une jolie fillette, adorable et en bonne santé, ce qui n’empêcha pas Karl, lorsque la petite avait à peine deux ans et qu'elle commençait à faire trop de bruit, de s’en débarrasser dans une ruelle de la Mozambique.

Pourquoi ne l’avait-il pas simplement placée chez les orphelins de la nation? Probablement par peur que quelqu'un se rende compte qu’elle était sa fille biologique.



Personne ne prit officiellement la petite en charge, tristement. Elle survécut donc en mangeant ce qu’elle trouvait et parfois, de gentils personnages de la rue lui offraient des soins.

Vers l’âge de 6 ans, un marchant-pécheur derrière chez qui elle s’abritait souvent et qui comptait parmi les gentils personnages mentionnés plus haut, lui offrit du travail, voire presque un foyer. La petite faisait donc du ménage pour lui et l’aidait à nettoyer les poissons et les crustacés pour qu’il puisse les vendre plus vite. Lorsqu’elle sut bien compter, vers 9 ans, elle commença à s’occuper à temps plein de la poissonnerie.

Le pêcheur n’était pas un homme bavard. Il disait l’indispensable seulement, rien de plus. Il habitait seul, sa femme était morte en mer quelques années plus tôt. Lorsqu’il avait pris la petite sous son aile, alors qu’elle n’avait que 6ans, il lui avait demandé son nom, elle lui avait répondu dans un portugais brisé qu’elle ne savait pas et l’homme n’avait pas semblé trouver cela étrange, ni n’avait ressenti le besoin de lui en donner un, si bien que la petite resta longtemps anonyme. Il la surnommait simplement ''pequena'', soit ''petite''.

Alors qu’elle avait peut-être 12 ou 13 ans, le pêcheur qui commençait à se faire vieux commença à la trainer avec lui, en mer.

Il devenait lentement aveugle : il avait de la difficulté à s’orienter et même à réparer ses filets, alors imaginez tenir la boutique. Il du prendre sous son aile plus d’employés et laisser sa presque fille s’occuper du reste. Elle ne s’en plaignait pas, loin de là ! Elle devait sa vie à cet homme et trouvait légitime de prendre soin de lui après qu’il lui ait donné un toit, de quoi bien se nourrir et se vêtir et un semblant d’éducation.

Il mourut finalement alors qu’elle avait une quinzaine d’années. Il n’avait pas de testament et elle n’existait officiellement pas, alors l'état vint vite se saisir de la boutique et lorsqu’elle protesta, on l’emmena, mais lorsqu’on se rendit compte qu’elle n’avait pas de nom et qu’elle ne figurait nulle part dans les dossiers de l’état, on l’enferma en attendant de décider de son sort.

La petite resta quelques mois emprisonnée dans une petite cellule, jusqu'à ce qu'un jour, des gardent vinrent la chercher et l'emmenèrent dans une riche maison, dans le bureau d’un homme élégant et blond qu’on lui présenta comme étant Benjamin Anghel.

Elle n’était pas très au courant de ce qui se passait dans le monde, mais avait bien entendu son nom à quelques reprises.

-Pardonnez les maltraitances et la séquestration que vous avez pu subir... aussitôt que j’ai eu vent de votre existence, c’est à dire ce matin, je vous ai fait venir à moi.

Comme son vieux poissonnier de presque père, la petite n’était pas très bavarde et elle n’osait pas parler, car, face à un homme qui parlait si bien, elle avait peur de paraitre ridicule avec ses difficultés linguistiques flagrantes.

-Lorsque j’ai appris votre existence…hum, Messieurs les gardes, vous l’intimidez, veuillez sortir ! Laurent est bien capable de s’occuper de ma sécurité face à cette pauvre enfant.

Les gardent sortirent, il ne restaient dans la pièce que Benjamin et Laurent : un jeune homme bien bâti qui se tenait à la droite de Benjamin, et elle, la fille sans non.

-Vous êtes un cas exceptionnel, vous le saviez? Vous n’avez pas de nom…Vous n’ avez réellement pas de nom? Demanda-t-il.

Elle lui fit signe que non.

-Pourquoi cela? Racontez-moi votre vie.

Elle ne dit rien.

-J'attends,

-Je...sais pas.

-Vous ne connaissez pas votre vie?

-Hee..Je, j’ai…J’ai étais dans la rue, lorsque Monsieur Sonkwe m'ait trouvée, dans la rue...

-Et comment êtes-vous arrivée dans la rue?

-J’ai toujours été dans la rue.

-Pas de parents?

Elle fit non de la tête.

Il y eut un moment de silence.

-Voilà qui est parfait !

La jeune fille daigna enfin lever les yeux sur lui, abasourdie.

-Vous êtes une perle rare, très chère. Vous êtes forte, endurante, combative, belle et rien ne vous retient ici ! Je vais donc vous offrir une opportunité comme vous n’en trouverez pas deux fois. Je vais vous confier une mission ! Une mission difficile de laquelle vous ne pourrez plus reculer... Mais vous aller être complètement libre !

-…Je écoute.

Répondit-elle après avoir longuement contemplé son interlocuteur.

Benjamin lui parla du Projet terra et de son aversion envers son père et du système qu’il avait engendré.

La jeune fille qui n’avait absolument aucune notion en science, ou même en politique, n'en comprit somme toute pas grand-chose. Allez dans un nouvel endroit avec des gens inconnus pour rebâtir une civilisation loin des horreurs de la dictature actuelle et l’idée lui semblait bien.

Ils firent plusieurs heures de voiture, puis une traversée de trois jours sur un bateau, puis encore plusieurs heures de voiture.

Laurent conduisait la voiture, elle et Benjamin étaient assis à l’arrière, Benjamin lui avait soutiré toute son histoire et semblait particulièrement ravi de constater que la jeune fille savait fabriquer des filets de pêche et qu’elle n’avait pas peur de se salir les mains.

Sur le bateau, il lui demanda même de l’assister dans son projet de pêcher le repas du soir, à la ligne. C’était vraisemblable la première fois que le noble s’adonnait à une telle activité, ce qu'elle remarqua aussitôt que la ligne fut mise à l’eau, car il la questionna aussitôt sur ''comment savoir si un poisson mord''.


Le voyage s`arrêta enfin devant une jolie maison dans un cartier américain. La jeune fille, vêtue d`une jolie petite robe blanche offerte par Benjamin, regardait avidement autour d`elle. Les paysages américains étaient très différents de ceux de son Afrique natale.

Benjamin cogna frénétiquement à la porte jusqu'à ce qu'un jeune homme mince avec des lunettes lui ouvre avec un air blasé, lorsqu`il vit qui cognait à la porte, cependant, ses yeux semblèrent s`élargir et il fit entrer les trois voyageurs à la hâte.

-Du clame, Alan ! Personne ne me reconnaitra, surtout en Amérique du Nord.

-Puis-je connaitre la raison de ta…commencat-il avant de poser les yeux sur la jeune fille. Il sembla un moment l`analyser, tellement qu`elle eut le réflexe de se cacher derrière Benjamin.

-Allons dans mon bureau. Dit-il en les guidant vers la cave.


La Cave était grande et semblait comporter plusieurs pièces, celle où ils arrivèrent avait plutôt l'air d'un cabinet médical que d'un bureau. Le docteur s`assied dans une chaise à roulette avant d'inviter Benjamin à prendre place à côté de lui, et il fit finalement s`asseoir la demoiselle sur le lit d`examinassions.

Le Docteur sortit un calepin et un stylo.

-Sais-tu pourquoi tu es ici? Lui demanda-t-il dans un portugais bancal.

Elle fit oui de la tête :

-Monsieur Anghel m`avoir tout expliqué…

-Bien…d`où viens-tu ?

-De Mozambique, en Afrique.

Il sembla surpris. En se tournant vers l`autre homme, il commenta dans un anglais mélodieux : ''Diantre, tu es allé me la chercher loin !''

-Je passais simplement dans le coin quand j`ai entendu parler d`elle. Elle était…hum…Dans un cas semblable à celui de ta nièce... seulement, elle a eu la malchance se faire remarquer à ne pas exister. Dit Benjamin, l'air passablement amusé.

-Oh. Fit simplement le docteur en se retournant vers la jeune métisse, retournant au portugais, il continua son interrogatoire.

-Comment te prénommes-tu?

La petite baissa les yeux.

-Ahhh oui, elle n'a pas de nom ! S'exclama Benjamin, de nouveau en Anglais.

-Je te demande pardon?

-Elle n`a pas de nom.

-Il va falloir y remédier...Y a-t-il un nom que tu aimerais porter?

Elle haussa simplement les épaules et le Docteur enchaina :

-Benjamin, c`est toi qui l`as trouvée alors nomme là. Ordonna-t-il passivement au blond.

Benjamin la regarda un moment d`un air songeur, il le fixait avec une telle profondeur qu`elle se sentit presque rougir.

-Lua, Lune ! finit-il par dire.

Le Docteur nota alors que la nouvellement baptisée, Lune, regardait les deux hommes avec un air surpris.

-Lune? Demanda-t-elle. Prononçant son nouveau nom dans un français bancal.

-Parce que vos yeux sont magnifiquement lumineux. Répondit Benjamin avec un grand sourire. Lune baissa les yeux, toute gênée.

-Bon, Lune, quel âge as-tu?

Elle pinça les lèvres

-Je vivais 9 ans avec le vieux pêcheur …Avant, j`étais dans la rue depuis toujours. Il m`ait dit que j' avoir 6 ou 7 ans. Puis je restée environ 1an seule, puis enfermée…

-Donc tu as autour de 17 ans… commenta le Docteur en prenant des notes.

-Ta santé? Tu as des douleurs, des coups de fatigues, des problèmes de vision?

Lune fit non de la tête.

-je vais quand même te faire passer quelques tests…

Finit le Docteur en se levant.

Il lui prit quelques fioles de sang, lui fit passer une examinassions générale, puis un mini examen de la vue, avant de finalement lui faire quelques injections.


Benjamin les quitta quelques heures plus tard et le Docteur prépara une chambre pour Lune. Il voulait la garder quelques jours, le temps de finir les quelques tests.

Il la questionna encore, cette fois sur ses aptitudes et comme Benjamin, il fut ravi de savoir qu`elle savait tisser et pêcher.

Pendant les quelques temps où elle resta chez lui, il lui fit '' lire '' des livres. Lune avait beaucoup de difficulté en lecture. Il y avait un livre, par contre, qui montrait comment confectionner des armes et des outils avec plusieurs images duquel elle put protifier, y avait aussi des images avec différentes techniques pour tisser des filets. Des schémas montraient même des pièges à castors.

Elle dut se forcer à lire un peu plus, lui demandant à quelques occasions son aide, afin de comprendre comment fumer du poisson sans outils, afin de le conserver longtemps.


Un matin, le docteur l`informa qu`il était temps pour elle de partir, car ses tests indiquaient qu`elle avait une santé d`enfer.

Il lui indiqua qu`il y avait peu de gens déjà dans son Nouveau Monde et que pour cette raison, elle avait droit à un petit trousseau : il lui donna une poche faite d`un tissu rêche et peu élégant qui contenait quelques vêtements simples, un mince couteau dont la lame semblait avoir été finalement ciselée dans une espèce de pierre lisse et foncée, un crochet à poisson en bois attaché à une corde de bonne longueur, du fil de pêche en cordelette raide et quelques provisions sèches, emballées dans un large morceau carré de lin blanc.

Quelques heures avant de partir, il lui fit quelques nouvelles injections et lui fit prendre un bon repas.
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