Enfin l'extérieur, enfin chez moi !

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MessageSujet: Enfin l'extérieur, enfin chez moi ! Lun 7 Juil - 22:47

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Kouseki Kyuuzou - R.I.P.

C'était près d’une semaine après son éveil et il était très tôt d'après le soleil qui venait de se lever. Ses vieilles habitudes de l’Orphelinat ne partiront jamais, il allait indéfiniment rester un homme extrêmement matinal. Bref, le village était calme et paisible ... Sauf qu'on pouvait entendre des hurlements au loin. ‘‘Mon Dieu, qu’est-ce que ces hurlements .’’ pensait-il toutes les fois que retentissaient les cris mystérieux.

Le ciel était dégagé et la température était très douce, alors il décida d’aller prendre un peu d’air et d’explorer son nouveau lieu de résidence. Il se demanda pendant son trajet comment il avait bien pu se retrouver ici. . . Et où c'était '' ici'', tout court. Tout avait tellement, tellement changé ; les plantes, les insectes et même les animaux étaient différents. De ce fait, les sons ambiants étaient conséquemment très différents. Les pensées de l'homme se traduisaient définitivement et uniquement par '' mais où je me suis retrouvé, putain''. À son levé, le village pouvait donc l'apercevoir roder dans les alentours à observer et à étudier son nouvel environnement.

Les animaux du village commençaient à s’agiter, tout comme le matin. Émilie-Anne commençait à s’occuper de ses moutons, Lena et Pavel se dirigaient vers la forêt, Ashton ne foutait littéralement rien de constructif dans son coin et John sortait de chez lui et se dirigeait vers le ruisseau du village. Il remarqua que chacune des maisons était d’architectures différentes, rappelant sans doute les goûts de leurs résidents respectifs. Il se questionna aussi quant aux caractères des gens vivants dans ces endroits.

Il explora davantage les alentours du village en regardant les détails, il prit notamment note la nivelassions du village - une notion que lui avaient jadis appris ses anciens étudiants - et du type de sol, ainsi que l’aménagement général. Il pensa, finalement, qu'il allait bien s’amuser ici. En effet, l’atmosphère était vraiment chaleureuse et l'environnement était riche en nouvelles découvertes.

Plus le temps passait, plus il se sentait comme s’il était bel et bien chez lui.

Après un long moment de marche autour du village, il commençait à se sentir faiblir et il décida de s’asseoir sur le sol pour profiter de la brise et du cours d’eau du village. Enfin, il ressentait la paix tant attendue. Il se dit ''Enfin chez moi.'', il ouvrit ensuite son livre et entama une lecture. Il avait entre les mains un livre portant sur les différents minerais de l'Ancien Monde, un domaine qui le passionnait depuis une discussion qu'il avait eue avec des géologues qu'il avait pris sous son aile dans l'Ancien Monde, mais qu'il avait dû abandonner avant de quitter l'Italie.

La géologique était un domaine qu'il avait regretté ne pas avoir étudié lors de son parcours avec l'état, mais, pensa-t-il, ce n'était plus un problème aujourd'hui puisqu'il ne se trouvait plus dans l'obligation de se casser la tête pour concevoir des armes ridicules, et où il allait enfin pouvoir se concentrer sur ce qui le passionnait vraiment.

Le paysage est tellement doux et magnifique. Une journée parfaite pour la lecture.


Dernière édition par Kouseki Kyuuzou le Mar 28 Juil - 21:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Enfin l'extérieur, enfin chez moi ! Mer 23 Juil - 21:37

The Pirate King
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Chaque journée était différente mais pourtant étrangement semblable à la précédente. Bien sûr des choses avançaient, on voyait des amours naître, des abris se bâtir, le village s’organiser et rouler comme une horloge mécanique. Et si la machine se grippait par moment, elle fonctionnait tout de même de mieux en mieux. Et moi, luttant encore vainement contre la monotonie des jours immobiles, j’essayais de trouver une place qui ne serait pas celle du grain de sable dans les rouages. Mais, ainsi entouré de tous ceux qui avaient l’air de s’habituer si facilement à cette vie, j’étais jaloux et je me sentais seul. Peut-être avais-je tort de penser que tous excepté moi se sentaient bien, mais savoir que d’autres étaient possiblement comme moi ne changeait rien à ce que je ressentais.

En fait, je regrettais de passer mes soirées invariablement seul. Certes, je dînais parfois chez Emilie-Anne et Pavel, mais troubler ainsi leur équilibre familiale me gênait plus que ça ne me réconfortait. C'était dégoulinant de mièvreries et symptomatique du problème qui régnait dans ce village : chacun restait chez soi le soir venu, préférant le confort de leur petite bulle personnelle à l'envie de voir du monde. Hormis les soirs de Fête de la lune, personne n'organisait jamais rien, ni repas collectif, ni fête, ni même une simple invitation se transformant en embuscade culinaire. Pour moi, habitué comme je l'étais depuis toujours à vivre entouré de nombreuses personnes et à partager chacune de leurs activités durant des mois, cette solitude forcée, ce repliement des villageois sur eux-mêmes, étaient tragiques. Par moment, le calme effrayant de mon abri m'empêchait de trouver le sommeil.

Il m'avait fallu faire une rencontre - pas des plus agréables d'ailleurs - pour trouver la solution à ce problème : il nous fallait un lieu de rassemblement, car si le Fête de la lune avait cette vocation, le fait que ça ne soit qu'une fois par mois était totalement insuffisant pour créer de vrais liens. Il nous fallait un lieu agréable où se retrouver après une dure journée de travail, un lieu où l'on puisse discuter, se rafraîchir, manger, boire, dormir même. Se divertir, tout simplement, et oublier le quotidien. Une taverne.

Alors évidemment, lorsque l'on pense taverne on pense a"lcool", et à ce niveau-là nous étions lésé par le fait que la seule bouteille - à ma connaissance - ayant jamais foulé le sol de Terra avait depuis longtemps fini dans les entrailles de mon compatriote Pavel et moi-même. Mais... - je ne parviens pas à réaliser ce que je vais dire - l'alcool n'était pas le plus important pour l'heure. Le plus important était de créer ce lieu de rassemblement, cet endroit convivial qui manquait tant à cette terre. Un lieu qui n'appartiendrait à personne et à tout le monde, que chacun aimerait animer.


Encore allongé dans mon hamac, j'écrivais sur un carnet ces plans qui germaient dans mon esprit. Je voyais déjà ces pierres s'ériger contre l'abri qui était le mien - il faut avouer, le mieux placé car proche du feu central - formant une grande pièce où l'on mettrait un bar peut-être, des tables, des chaises, ou encore des coussins au sol pour nous asseoir en tailleur sur un sol de terre battue. Cependant, si dans ma tête le plan était parfait, la réalisation allait être compliquée puisque je n'avais aucune notion de maçonnerie. Cet abri dans lequel je dormais depuis des mois, je l'avais trouvé tel quel, déjà bâti et fonctionnel, ayant besoin d'améliorations minimes que j'avais été capable d'accomplir sans difficulté.

Je me levai et sortis de prendre l'air frais, la tête trop embrumée par mes fabuleux rêves, je voyais à peine les autres villageois s'agiter, percevant seulement des taches de couleurs aller et venir. J'entrais chez Gavin afin d'y trouver quelques livres susceptibles de contenir des explications, des plans, des schémas, enfin, des choses qui m'aideraient à construire cette... chose. J'aurais tout aussi pu demander aide et conseil à quelques habitants, mais au vu des abris branlants qui constituaient ce village, j'avais quelques doutes quant à leurs compétences. Si je devais faire quelque chose, ce devait être bien fait. Ériger un château de cartes n'avait aucun intérêt.

Mais, une fois le nez devant les quelques volumes réunis dans l'infirmerie, je me heurtais à un problème de taille : ils étaient tous écrits dans un alphabet que je ne maîtrisais pas ! J'avais déjà il y a peu rencontré cette difficulté, et voilà qu'à présent elle récidivait. Dans l'ancien monde, je n'avais jamais eu ce genre de problèmes ! Pourquoi, dans ce lieu sans civilisation, ne pas savoir lire cet alphabet devenait une lacune majeure ? C'était complètement délirant. J'ouvris un à un chaque ouvrage, les feuilletant rapidement à la recherche de photographies, dessins ou schémas pouvant m'aider à savoir quels ouvrages seraient utiles. Mais peu d'entre eux en étaient pourvus, hormis plusieurs livres sur le corps humain. Ainsi, j'embarquais la quasi totalités des volumes et ressortis de la hutte afin de trouver quelqu'un qui pourrait ne serait-ce que m'aider à déchiffrer les titres.

Mon regard balaya l’espace désormais vide du village, et une chevelure blanche un peu plus loin attira mon attention. Pensant instinctivement à Gavin, je m’en suis approché, puis l’ai gratifié d’un sympathique et anodin “Hey Gavin”, avant d’ajouter “Can ya help me ?

Je compris mon erreur lorsque l’homme se retourna : ce n’était assurément pas notre très précieux docteur, mais un homme vraiment... étrange. Son apparence me surpris réellement, car il avait les traits d’un asiatique, mais les cheveux et les yeux très pâles, le tout créant un mélange réellement intrigant. Je me demandais s’il était de la famille de notre british doctor, et partagerait une sorte de maladie familiale touchant les cheveux.

Voyant un livre entre ses mains, dont il avait interrompu la lecture pour voir qui l’avait hélé ainsi, je vis en cet homme l’aide dont j’avais besoin. Je posais les volumes au sol, à ses côtés, et lui expliquais rapidement ce que j’attendais de lui.
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MessageSujet: Re: Enfin l'extérieur, enfin chez moi ! Ven 1 Aoû - 22:47

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Kouseki Kyuuzou - R.I.P.

Il venait de faire quelques heures de lecture pendant lesquelles il parcourru le livre qui lui était le plus cher : celui-ci lui avait été offert par son apprenti le plus proche. Cet apprenti avait aussi été le plus difficile et agité - il lui avait rappelé un vieil ami avec qui il avait grandi chez son vieux mentor. Il l’avait considéré comme son fils tellement le lien entre eux avait été fortement tissé.

Il était rendu à la moitié de son livre pour la quatrième fois depuis son arrivée dans ce monde, car il voulait bien mémoriser chaque méthode de reconnaissance des différents minéraux. Il était maintenant plus mordu des minéraux que des différentes armes et.. Eh bien, il avait de quoi assouvir sa passion ici!

Il entendit quelqu’un parler près de lui : celui-ci demandait pour le médecin. Réalisant après quelques secondes de retard que la personne le prenait, lui, pour ledit médecin, il termina son paragraphe et leva enfin les yeux vers le nouveau venu. Il le regarda et vit un blond aux yeux bleus qui le regardait d’un air penaud, ce avant de déposer une pillée de livre à son côté.

Suite à cela, Kou lui demanda sur un ton posé: ''How may I help you?'' tout en refermant de façon attentionnée son livre, puis regarda plus attentivement l’homme devant lui, mais celui-ci le regardait avec un air qui allait dans le même que le sens que sa question. Kouseki regarda ensuite les livres.

Il fut, après une meilleure examination, extrêmement surpris de voir le nombre de volumes posés à son côté ; lui qui est un véritable bibliophile depuis sa tendre enfance passée avec son mentor. Cette passion était telle que l’on pouvait voir à présent, dans ses yeux, la même expression qu’un homme qui n’eut d’eau pour étancher sa soif depuis des lunes et à qui on présentait un camion-citerne. ''Where the hell did you find those book?!'' s'exclama-t-il.

Il eut presque une coulée de bave en regardant cette magnifique pille de connaissance. Il ne pensait jamais revoir autant briques portant sur autant de domaines, pour lui, ils étaient comme une lumière dans une obscurité pesante. Maintenant, il était vraiment au paradis.



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Dernière édition par Kouseki Kyuuzou le Mar 28 Juil - 22:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Enfin l'extérieur, enfin chez moi ! Jeu 14 Aoû - 20:59

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Je ne savais pas bien pourquoi, mais l’attitude de cet homme me plaisait bien, il était posé là, tranquillement et aucune agressivité ne s’en dégageait alors que je l’avais clairement dérangé en le prenant pour quelqu’un qui n’était pas lui. C’est ce qui m’avait fait persister et insister, cette impression d’ultime paisibilité qui émanait de lui. Et loin d’un refus, c’était même une proposition d’aide qu’il m’avait fait une fois sa surprise passée. Parfait.

Par contre, je n'eus pas réellement le temps de m'expliquer clairement tant il sembla perdre pied à la vision de tous ces livres. Je ne comprenais pas d'où pouvait venir cet émoi soudain.
" Where the hell did you find those book?! " avait-il demandé beaucoup moins calmement que le reste de son attitude. Attendez une seconde, c'était tous ces bouquins qui l'excitaient ainsi ? Alors qu'un parfait inconnu vienne le déranger délibérément le laissait de marbre, mais une pile de livre le mettait dans tous ses états ? Vraiment étrange...

Moi, les livres ne me faisaient aucun effet. Je n'en avais d'ailleurs possédé qu'un seul de toute ma vie. Un très beau livre, ancien avec des images, qui racontait les aventures d'explorateurs. Je n'ai jamais su s'ils avaient réellement existé ou si ce n'avait été que des inventions, mais ces personnages m'avaient guidé une partie de ma vie, et encore aujourd'hui leurs aventures m'inspiraient sur Terra. Or, ces livres que je tenais là, hormis l'aide technique qu'ils pouvaient possiblement apporter, n'avaient aucun intérêt ! Ils étaient pour moi pareils à des carnets de bords ou des livres de comptes, utiles mais ennuyeux. Mais, peut-être mon camarade s'attendait-il à tout autre chose, d'où son émoi.

Je répondis à sa question comme si la réponse était la plus évidente du monde - et elle l’était assurément pour moi.

Well…. there were in Gavin’s infirmary.


Puis je réfléchis un instant et percutais qu'ils n'étaient pas tant disposés en évidence dans l'infirmerie. Moi, j'avais aidé Ashton à les apporter, je savais donc où ils se trouvaient avec précision, mais il était vrai qu'on ne pouvait le deviner. Aux vues des bandages de mon nouvel ami, je me dis que c'était réellement un homme tranquille et poli, car il avait dû faire un tour à l'infirmerie et passer entre les mains de Gavin, et cependant, il n'avait pas fouillé partout pendant les heures de solitude qu'il avait sûrement connu là-dedans. Étrange. Appréciable. Je me souvins tout à coup mes semaines d'immobilisation au lit, ainsi que les efforts surhumains que mes hôtes devaient faire pour m'occuper dignement et m'empêcher de me lever. Ils en avaient vu des galères avec moi, ces charmants petits vieux. Mais qu'y pouvais-je ? Rester dans un lit immobile m'est totalement impossible. L'oisiveté, les flâneries, errer en ne faisant rien ne me gênait pas, car c'était mon choix, ça répondait à un besoin ou une envie présente que je pouvais satisfaire par la paresse. Alors que lorsque l'on est souffrant, nous sommes prisonnier d'un corps endolori qui ne répond plus comme il le devrait. J'eus un frisson et déglutis un peu bruyamment. J'espérais ne jamais avoir à revivre ça.

Je repris rapidement mes esprits et m’adressai à l’homme capillairement déviant devant moi.
Ya’ know… I… I can read cyrillic alphabet. But this one is like chinese.A cette phrase, j’attendis un court instant la réaction de mon interlocuteur. J’aurais pu le vexer par cette réflexion, alors je souris :Can ya’ read that ? ajoutais-je en désignant ce que je pensais être le titre du premier tome de la pile.

Puis j’étalais sans ménagement ni attention tous les volumes au sol, afin qu’il ait une vision d’ensemble et puisse me lire les titres de tous les ouvrages afin que je choisisse ceux qui pourraient m’aider.

Liste des livres présents :
- livres sur l’agriculture,
- livres sur l’élevage du bétail,
- livres sur la constructions de meubles et d’outils,
- notices d’assemblage de berceaux.



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