Rencontre entre assassins

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MessageSujet: Rencontre entre assassins Sam 15 Nov - 8:27

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Rencontre entre assassins


Garrett E. Halsey - R.I.P.

Faim. J’avais faim. Je crevais la dalle, même, pour dire à quel point mon vieux sandwich n’avait pas tenu le coup. Dans ce nouveau monde, les gens devaient bien être ravitaillés, non ? Ou alors une faune sauvage comestible devait être présente sur les lieux. Je n’ai jamais été un grand chasseur dans l’âme, mis à part pour tuer des gens, et avant ma vie en solitaire, pour ce qui est de l’adresse à la cuisine, j’étais plutôt Jane que Tarzan. Un citadin engoncé dans ses habitudes de consommateur (à très faible revenu, d’accord), mais un consommateur figé dans son habitude à acheter sa nourriture préfabriquée, pré-hachée, précuite, pré-congelée, pré tout ce qui se peut.


Mais tuer un animal, prendre les bons morceaux, tout ça… Ça allait être compliqué.

J’avais également peur, avec cette information de ce que mon esprit me proposait. J’avais l’impression d’entendre une voix, différente de celles que j’avais habituellement, une voix qui me proposait une solution de facilité, comme manger les gens que je tuais. J’avais déjà été tenté, par une fois, dans une situation à peu près similaire, mis à part le fait que je n’avais pas été propulsé dans un monde complètement différent.
Je me refusais à partir dans ce cauchemar, et de toute manière, par respect envers Toun et Tula, je ne pourrais faire ce genre de choses.

Balayant toutes ces pensées d’un mouvement de tête, je repartis à la recherche d’un gibier plus concret que toutes mes élucubrations.
Ce marécage grouillait d’une vie bien présente. On l’entendait, on la sentait. Mon seul problème était la faim tenace qui faisait gargouiller mon ventre, véritable alarme pour les animaux qui détalaient sans que je ne puisse voir autre chose que des ombres affolées fuyant ma venue.
Il faudrait faire avec. Me tapant le ventre, comme si cela pouvait arrêter les cris de cet ogre affamé, je m’accroupis, et fila en direction du dernier bruit suspect.
Écartant quelques feuillages, je découvris ma proie. On aurait dit un énorme sanglier, avec des cornes. Ce spécimen n’était pas bien grand, encore que je ne sache même pas si la comparaison avec les sangliers présents dans certains livres d’images de mon monde natal était appropriée.

Quoi qu’il en soit, on aurait dit un jeune mâle.

À mon avis, la meilleure chose à faire était d’attendre, le problème étant que nous étions l’un en face de l’autre. Si cet animal me tournait le dos, je n’aurais aucun mal à lui sauter dessus et à l’attaquer avec mon couteau, si court soit-il.
Voilà, il tournait le dos, progressivement, en essayant d’arracher une plante au sol. Pliant mes jambes, je m’apprêtais à sauter quand…

Merde alors, un frisson bizarre m’envahit. Étais-je suivi ? Je ne savais pas grand-chose de la population de ce nouveau monde, ni si des gens vivaient dans cet espèce de marais, mais quoi qu’il en soit, j’avais l’impression d’être remarqué par quelqu’un, ou quelque chose.
Le sanglier ne bougeait plus, et c’était à me demander si j’avais rêvé. Néanmoins, je préférais m’éloigner, et trouver une position plus en hauteur, afin de déterminer très clairement si je perdais les pédales.
Faisant demi-tour, je repartis doucement sur mon chemin.

« CRAC ! »

Le bruit était énorme, par rapport au silence qui régnait dans le lieu, et ce craquement de bois me fit comprendre deux choses : Je n’étais pas assez concentré pour prendre en compte le fait que j’avais marché là où il ne fallait pas. Et l’animal qui devait être ma proie deviendrait peut-être mon calvaire le plus total.
D’importants bruissements se firent ressentir, et tournant la tête une fraction de seconde, je vis nettement l’imposante masse de l’animal filer vers moi. Fuyant à vive allure, l’estomac grondant et des crampes dans les jambes, j’espérais à tout moment une chance de me sortir de ce foutoir.

Sautant vers l’arbre le plus proche, je me hissais difficilement, tandis que le sanglier ruait sur le tronc, comme s’il était en rut.
Assis sur une branche solide, je me rendis compte une fois le malaise, lié à l’animal, passé, que mon sentiment d’insécurité était encore bien présent.

Y avait-il quelqu’un qui m’observait ?



[HRP : Désolé, mon retour dans le monde du RP se fait lentement et timidement, ça casse pas des barres xD]
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MessageSujet: Re: Rencontre entre assassins Mar 18 Nov - 17:36

'' J'allais pas laisser Pavel en suspens au dessus d'une rousse même pas majeure ''
Masculin

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Cela faisait bien quatre heures que Pavel était dans les marais, car l'après-midi semblait bien entamée. Evitant les mangroves, il tentait de ne provoquer aucun bruit qui aurait pu avertir un potentiel animal de sa présence. Restant le plus possible à contrevent, le Russe avançait avec prudence, chaque pas étant d'un silence de mort. Adepte de la chasse mobile, et non de l'attente, il se mouvait avec aisance sur ce terrain de chasse qu'il commençait à connaître par cœur. Fort heureusement pour lui d'ailleurs, car il y avait déjà fait des rencontres plutôt désagréables... Mais qu'avaient donc les porcalos contre lui? Leur avait-il porté préjudice dans une vie antérieure? Ou bien était-ce son odeur qui ne leur plaisait pas? Quoi qu'il en soit, il avait connu maints déboires avec ces sangliers aux bois de cerf. A croire qu'il était maudit, même si cela rapportait de la viande supplémentaire à la communauté, et des trophées de choix que le chasseur exhibait avec fierté à l'entrée et à l'intérieur de la cabane qu'il partageait avec sa douce Emilie-Anne.

Il s'était dit qu'il faudrait former d'autres personnes du village à l'art de la chasse. C'était bien beau d'avoir de la viande dans son assiette, mais c'était un véritable travail de titan lorsqu'il n'y avait que deux, voir occasionnellement trois personnes à s'occuper de cela pour le village entier! Ce travail demandant également une patience extrême et une technique implacable, il n'était pas forcément aussi rentable que l'élevage, et vraiment moins risqué. Mais le Russe aimait bien la viande provenant des animaux sauvages de Terra, et beaucoup d'autres semblaient l'apprécier aussi. L'activité n'était donc pas prête de s'éteindre, mais il faudrait sans nul doute quelqu'un pour prendre la relève. Peut être Pavel pouvait-il former Olivier? Après tout, il était un peu son père adoptif à présent...

Tout à coup, du mouvement à cent mètres. Plus un geste. Comme figé dans le temps et l'espace. Pas une goutte de sueur ne perlait sur le front de l'ancien agent. S'accroupissant, il se mit à s'avancer le plus prudemment et le plus silencieusement possible, tentant de rallier l'endroit d'où provenait les bruissements. Il s'était arrêté à une vingtaine de mètres de là, son arc rangé. Il préférait être paré pour un combat rapproché, et avait donc pris la sorte de lance qu'il s'était taillée. Mieux valait s'attendre à toute éventualité.

Il n'avait pas sa cible en visuel, ce qui lui posait un petit désavantage. Mais il comptait attendre que celle-ci se dévoile. Et il dut attendre un petit temps avant de voir les plantes hautes bouger de nouveau. Humant l'air, il sentit alors l'odeur caractéristique de son ennemi récurrent, ce qui lui arracha une expression de lassitude profonde et harassante; c'était de nouveau, toujours et encore un porcalo. Pour pas changer, hein? De toute façon, la viande était goûteuse, alors de quoi se plaignait-il? Mais quand même... Encore un... Ça commence à faire beaucoup.

Soudain, tout s'emballe devant lui. Des plantes bougent, le porcalo s'excite. Quelque chose ne tourne pas rond. Une ombre se dégage des grands arbres et de leurs lianes, allant se percher sur l'un des saules présent dans tous ces marécages. Un homme, dont l'abri temporaire était pris d'assaut par un gros ronchon furieux et vindicatif. Pavel se leva alors, regardant le porcidé labourer le tronc. Une seule réaction lui vint alors à l'esprit:

"Эй! Сволочь!" (Hey! Connard!)

Présentant sa lance en signe de défi, il hurla assez fort pour que le porcalo se retourne en vitesse et, piqué d'une colère renouvelée, commence à charger le Russe, qui semblait s'habituer à ce petit scénario qui se répétait sans cesse...


Гулага строит характер!
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