Une nouvelle vie

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MessageSujet: Une nouvelle vie Mar 2 Avr - 10:21

Je suis mère des terres fertiles, j'accueille en mon sein celui qui y chasse
Féminin


Une Nouvelle Vie
Printemps
Émilie-Anne Larose regardait ses sacs qui se trouvaient devant elle. Elle partait. Oui! Elle et son fils partaient pour le monde étrange et inconnu dont le Docteur lui avait parlé. Elle allait pouvoir tourner la page et vivre libre, comme dans les anciens livres du docteur où l’homme n’était gouverné que par lui-même, retrouver la nature qu'elle avait perdue quelque année auparavant quand elle était tombée au service de Ségolène. Son fils viendrait avec elle et jamais il ne connaîtrait la tyrannie qui était chose commune sur Terre.

D'ailleurs, elle s’approcha du berceau et prit le petit Olivier dans ses bras. Elle souleva son chandail et décrocha le pan de sa brassière qui servait à dévoiler son mamelon. Elle allait allaiter le jeune enfant qui s’en donnerait à cœur joie. Olivier attrapa le sein et apposa sa bouche contre ce dernier pour boire le lait. Quelques jours plutôt, le docteur avait vérifié les glandes mammaire pour s’assurer qu’Émilie ne manquerait pas de lait pour nourrir le petit. Les tests avaient été positif, les glandes de Anne fonctionnaient bien et le petit Olivier ne mourrait pas de faim avant un bon moment, du moins, temps que la mère se nourrissait bien.

Lorsque le petit fut sustenté elle replaça ses vêtements et le fit roter pour éviter les coliques et, par la suite, changea sa couche. Elle installa, par la suite, le nourrisson dans son écharpe de portage pour pouvoir libérer ses mains qui devaient tenir les deux sacs qu'elle emmenait. L’un était plus gros que l’autre pour contenir les choses essentielles qu’elle aurait besoin pour le petit : couverture, couche lavable et des vêtements chauds. Les sacs avaient été traités pour ne pas prendre l’eau et ils pouvaient servir de flotteur au besoin. Effectivement, ils ne savaient pas où ils atterisseraient et cela voulait dire que l’atterrissage pouvait se faire autant dans une mer que dans un paysage enneigé. Avant de partir de la chambre, la fille-mère la regarda une dernière fois. Émilie avait passé cinq mois dans cette chambre à se remettre de toutes les épreuves de la dernière année. Elle y avait mi au monde son garçon, elle y avait étudié, elle y avait pleuré et elle y avait confectionné toute sorte de vêtements.

Émilie-Anne transporta son enfant et ses derniers biens dans la salle où se trouvait le portail. Le docteur l’y attendait. Il pouvait lire dans les yeux d’Émilie une nervosité et une inquiétude. Il y avait sujet a en avoir, qui sait si elle ne courrait pas à sa mort? Il en fut quand même qu’elle déposât les sacs sur le plancher avant de revêtir un vêtement chaud au petit Olivier et par la suite un manteau chaud pour elle.

Émilie remercia le docteur pour les soins et la patience dont il avait fait preuve envers elle. Elle lui sourit une dernière fois avant de s’engager dans le portail vers le mystérieux monde. À son arrivée, elle ressentie tout de suite un malaise. Un haut-le-cœur sûrement a la téléportation. Olivier, lui, ne trouva pas que c’était un simple malaise et ce mi donc a pleuré.

Le paysage était magnifique, de grandes herbes parsemer de point gris qui était en fait des pierres dont l'un des coter se trouvait une grande forêt et de l'autre, le champ à perte de vus. Il ne fessait pas très chaud, il y avait encore un peu de neige dans les herbes. Ta température rappelait celle du printemps. Émilie trouvait cela assez étrange puisqu’elle avait quitté la Terre a à la fin de l’été, soit à la mi-août , un mois après la naissance de son fils. Le paysage lui rappelait la ferme où elle était née, ce contraste avec la civilisation, où elle avait passé les quatre dernières années, lui fit un grand bien.

Anne déposa les sacs et ouvrit son manteau pour s’aérer. Pour elle, il ne faisait pas si froid. Originaire du Québec, elle était habituée au froid de l’hiver. L’adolescente prit son enfant dans ses bras pour le calmer. Ses cris de nourrisson continuaient quand même à sortir de sa gorge et à s’étendre dans tout le champ puisque le vent, qui était assez faible cette journée-là, n’était pas suffisamment puissant pour le couvrir.





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MessageSujet: Re: Une nouvelle vie Mer 21 Mai - 23:10

Je suis mère des terres fertiles, j'accueille en mon sein celui qui y chasse
Féminin


Émilie-Anne devait consoler son fils, parce que dans ces champs sauvages, il était risqué que ses cris attirent un prédateur. Elle commença donc par le bercer doucement en lui chantant une petite berceuse. Après quelques minutes, le bambin gazouilla avant de seulement admirer le paysage. N’étant jamais sortie depuis sa naissance, la jeune fille n’avait pas montré le grand air au nouveau-né . . . et de toute manière, la ville de son sauveur ne possédait pas l’air pur et fraie de son Québec natal.

Il lui fallait trouver les autres. Durant un entretien avec le docteur Olivier, Anne avait appris que plusieurs personnes étaient embarquées dans la même aventure qu’elle. Un peu plus qu’une vingtaine y participaient déjà. S’ils avaient tous été téléportés à peu près à la même place, il devrait avoir un village tout proche . . . À moins que les gens aient décidé de suivre un mode de vie nomade, ce qui étonnerait l’ancienne servante, car en toute logique, les gens auraient reproduit leur style de vie dans l’Ancien Monde, soit la sédentarité. De toute manière, Larose doutait fort qu’il y ait beaucoup de gens connaissant suffisamment les bases de survie de mode nomade qui était fort plus complexe que la sédentarité.

Cherchant le village, elle ne vit que les ombres de la forêt et des herbes hautes à perte de vue. Seule une étrange démarcation, peut-être illusoire, attira l’œil de la rousse et elle décida de s’en approcher, qui sait, peut-être que ce serait son chemin vers le salut!

En approchant, elle put distinguer une sorte de piste de chasseur, un chemin informel fait par des gens qui passant trop souvent, finissent par arracher l’herbe, laissant un fin passage de terre. Voilà la voie à suivre pour aller au village, se dit-elle. Le dernier choix à faire, aller vers la forêt ou vers l’infini du champ. Ce choix était décisif entre la survie de la femme et sa mort. Le choix était fait. La forêt n’était pas sécuritaire, trop de coins sombres où les prédateurs pouvaient se cacher. La fille-mère s’engagea sur ce chemin vers l’infinie du terrain vague. Après un long moment de marche, le village était enfin en vue. Petit et modeste comparativement aux grandes villes que la mère avait connues, mais c’était son nouveau chez elle, son futur.




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