It's a brand new day and the sun is high

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MessageSujet: It's a brand new day and the sun is high Mer 6 Mai - 22:27

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Pia Helsen - R.I.P.

PIA
IT'S A BRAND NEW DAY AND THE SUN IS HIGH
LE CHAMP DE PIERRES




J'ouvre les yeux. Je les referme aussitôt, je suis éblouie. Il fait grand soleil, au dessus de ma tête. Je réessaie, plus doucement, et prend conscience que je suis allongée par terre, sur le dos. En bougeant simplement les yeux, je m'émerveille déjà. Je suis entourée par... je n'ai jamais vu de l'herbe si haute ! Si verte ! Une petite bestiole aux très longues pattes arrières marche sur une tige. Je tend ma main vers elle pour l'attraper, elle a sauté si vite ! Et elle a disparue. Je me demande bien ce que c'était. Oliver m'avait expliquer que sans doute, il ne faisait pas si froid que dans mon pays, dans le Nouveau Monde, comme chez lui. Comme j'avais chaud, dans sa maison. Là j'ai l'impression d'être au frais. Mais je ne porte qu'un débardeur et un pantalon bouffant en lin. Ce seront mes seuls habits pour commencer, m'avait-on dit, j'avais acquiescé, aucun problème. Je me redresse sur mes genoux, puis me relève en m'aidant de mon bâton qui, merci bien, n'a pas disparu. J'ai légèrement la nausée, mais je ne m'en préoccupe pas, tout est si différent autour de moi que je ne pense plus à rien d'autre.

Pia vient d'arriver dans le Nouveau Monde, ça y est. Plus jamais elle ne reverra l'ancienne terre polluée qu'elle habitait. Elle est à la fois triste et heureuse. Mais, émerveillée parce qui l'entoure, elle tourne lentement sur elle-même pour avoir une vue panoramique de la clairière où elle a atterri, oubliant sa tristesse.

PIA, poussant un long soupirAnersa ! Splendide !

Elle se ressaisit, souriante. Elle vérifie que ses deux sacs en bandoulières soient encore bien sur ses épaules. Ils sont bien là, rien ne semble manquer, surtout pas les effectifs précieux qu'elle a emmené. Avant de continuer quoique ce soit, elle cherche la petite pièce d'échec fabriquée par Sven dans une corne de renne et la serre bien fort dans sa main. J'ai envie de me l'attacher autour du cou.
Son regard observe autour d'elle, d'une façon plus sérieuse, cette fois-ci. Par quel côté devrait-elle aller... Elle espérait seulement au moins être arrivée au bon endroit. Et si en fait Oliver envoyait tête baissée et sans le savoir chaque individu dans un nouvel endroit, le condamnant à la solitude ? Pia ne préférait pas y penser. Il était déjà miraculeux pour elle d'avoir vraiment fini ici. Dans cette herbe presque aussi haute qu'elle. Donc pour elle... la forêt à l'orée de la clairière semblait un bon plan, mais elle ne voulait pas risquer de se perdre dès ses premières heures sur cette planète. L'idée que le village soit plutôt installé sur un terrain plat et dégagé lui traversa l'esprit. Comme son village natal. Cela lui paraissait le plus logique. Mais y avait-il seulement une clairière assez proche ? Et si jamais le camp installé par les autres était à des kilomètres ? Ou pire, sur un autre continent ? Calme toi, bougre d'idiote. Pia se réprimande souvent elle-même, histoire de se ressaisir. Son cerveau usine comme un dingue. Mais elle pense bien aller vers l'ouest... ce côté était légèrement plus dégagé. Et puis si elle ne trouvait rien... Elle reviendrait ici, prendre des repères.

La jeune femme marche depuis une trentaine de minutes dans une direction plus ou moins droit vers l'ouest. Et pour son plus grand bonheur, elle aperçoit de la fumée au loin. La fumée est signe de vie, d'habitat, de civilisation. Ils ne seront pas hostiles, n'est-ce pas ? Pour ce qui est de la langue, le docteur avait essayé d'améliorer l'anglais de Pia un peu avant qu'elle ne le quitte, car le groenlandais n'était pas parlé et le danois... que légèrement, apparemment. Mais au pire, on réussi toujours à se faire comprendre.
Plus pour elle-même que pour vraiment se renseigner, Pia ose dire quelques mots, dans sa langue maternelle, alors qu'elle approche du village.

PIA, d'une voix non assuréeInuugujoq... Inoqarpa ? Bonjour tout le monde... Il y a quelqu'un ?

Et elle s'avance encore, vers sa nouvelle vie.



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MessageSujet: Re: It's a brand new day and the sun is high Jeu 14 Mai - 3:43

Pionnier
Masculin


Un ciel trop bleu et un paysage trop vert entouraient ce personnage trop gris et trop sombre. Le sol dur était loin d’accommoder sa jambe meurtrie, ainsi il dormait souvent peu, et toujours mal. Des cernes mauve foncé pochaient ses yeux passifs, et son teint pâle qui refusait de rosir contrastait horriblement avec le décor estival qui colorait le village enjoué.

Il ne s’ennuyait pas pour autant de son ancienne vie, au contraire. Il aimait bien ce Nouveau Monde, seulement il n’arrivait pas à s’y adapter. Pas encore, mais ça allait venir. Sans aucun doute.

Ce qu’il aimait certainement était le nombre de francophones qu’il y avait au sein du village. Quelques Canadiens, quelques Français, quelques Autodidactes. Un fort joli mélange. Malheureusement, il n’avait pas parlé avec beaucoup d’entre eux pour plus que de plates banalités. Après tout ils étaient tous occupés, et il n’était pas suffisamment sociable pour désespérément rechercher leur compagnie. Pour sa part, il ne semblait pas trouver comment s’occuper. Un jeune docteur anglais lui avait candidement assuré qu’il était tout à fait normal de se sentir désorienté pendant les premiers jours, voire les premières semaines : il ne s’inquiétait pas, il savait qu’il finirait par se trouver une occupation. Pour le moment il observait et étudiait son entourage. Il était d’ailleurs quelque peu dérangé par ce jeune docteur qu’il ne reconnaissait pas : alors que sous ses yeux étaient passées les listes et photos de tous ceux et celles n’ayant jamais été au service de l’état, le pâle jeune homme ne lui rappelait rien. Sans prétendre connaitre toutes ces listes par cœur, il lui semblait qu’il se souviendrait au moins d’une jeune personne avec un profil aussi unique. Il lui semblait toutefois bien reconnaitre quelques autres visages, et avec eux même quelques noms, ou à peu près. Terrence s’était pour sa part présenté comme étant un ancien espion, mais surtout comme ayant une formation médicale, ce qui n’était pas faux : il avait seulement volontairement omis tous les détails macabres et il ne risquait pas de les dévoiler pour peu que Mlle Larose ne le fasse pour lui.

Ce matin-là, il aura passé plusieurs longues minutes sur un banc rustique à contempler les villageois. Dans une main il avait un bâton recourbé, de l’autre, le couteau avec lequel il l’écorçait. Il n’était pas certain à quoi ça allait servir, mais c’est ce qu’on lui avait demandé de faire lorsqu’il avait proposé son aide. On lui avait rapidement montré comment tailler le bois et ce fut tout. Apprentissage purement manuel, procédural. Plus tard il essayerait d’en apprendre plus.

Lorsque ses pouces furent douloureux, et pas seulement à cause de l’écharde qui s’y était enfoncée, il déposa son travail et contempla le ciel, celui du village, et un peu plus tard celui d’un sentier. Les rires et les pleurs d’enfant l’étourdissaient ; il avait besoin d’espace, d’air frais, de silence. Un silence qui fut brisé par une voix qu’il ne connaissait pas. Vers on ne sait où, une toute petite femme marchait avec son bagage et son bâton, tout comme lui marchait désormais vers elle avec sa canne et sa besace. Sa béquille se fondait dans sa démarche bien mieux que lui ne fondait dans le décours. La jeune fille, au contraire, seyait sans effort au paysage radieux.

Il n’avait pas compris ce qu’elle avait dit. Quelques sons lui rappelaient les langues germaniques, mais surtout le continuum linguistique eskimo-aléoutes… Mais cette analyse rapide était passablement appuyée sur les traits à la fois bridés, ronds et anguleux qui se dessinaient et qui trahissaient ses origines. En somme, la jeune inconnue employait sensiblement une langue de laquelle Terrence ne savait rien du tout.

Il avait finalement gardé une certaine distance. Pas par méfiance ou par mépris, mais pour leur confort commun. Au moment où il ouvrit la bouche pour prononcer quelques mots, un foisonnement de feuilles agitées leur annonca la fuite lointaine d’une bête quelconque. Le crin doré brillait encore aux coins des yeux de Terrence lorsque son attention revient vers la jeune femme et qu’il prononca doucement et lentement de brèves salutations.

- Je crains que nous puissions éprouver quelques difficultés pour communiquer.

L’air perplexe de la jeune fille confirma sa proposition.

- Visiblement.

Je suis encore en période d'exploration avec ce nouveau personnage. Je ne sais pas encore trop comment exprimer ce que je veux qu'il dégage, alors attend toi à ce que ma plume changent d'un post à l'autre. Pour le moment, j’espère que ça te convient o/


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