Sur la tête de ma mer

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MessageSujet: Sur la tête de ma mer Jeu 17 Sep - 16:55

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... Dans l'épisode précédent.

    Le bateau avait à peine atteint la plage isolée, que Pilar était déjà en train de sauter par-dessus pour atterrir dans le sable. Elle enleva aussitôt ces chaussures pour profiter directement du sable qui n'avait peut être encore jamais été piétiné par un l'Homme.
    En tout cas, personne ne lui avait jamais parlé de cet endroit.

    « De vraies exploratrices ! »

    Elle accompagna sa phrase d'un tour sur elle-même afin d'observer l'intégralité de la plage à la recherche d'une autre issue. Elle était assez grande, mais a priori entièrement fermée par de grandes parois rocheuses, ne laissant comme seul accès possible, le bateau. Au pied des rochers, une première partie de végétations encadraient la plage avant de laisser place au sable jusqu'à l'eau.

    « Creo que … » Finalement, Pilar hésitait un peu sur la langue à employer avec Lune, elle reprit alors en finalement en français : « On ne va pas pouvoir parler de cet endroit sans dire qu'on a utilisé le bateau ». Elle fit un grand sourire avant de continuer un plus doucement : « Este nuestra playa secreta ».

    L'espagnole prit alors une des mains de Lune pour lever son bras en signe de victoires, puis la lâcha pour l'applaudir de l'avoir emmené ici, tout en riant.

    « On reste un peu ici avant de partir ? J'ai de la viande séchée dans mon sac si tu as faim ! » lui demanda-t-elle tout en prenant son sac de la petite embarcation qui les avait emmenées jusque ici. Après tout, Pilar avait bien prévu de profiter du soleil aujourd'hui et ça ne pouvait qu'être encore mieux dans un lieu encore totalement inconnu de tous les villageois !
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MessageSujet: Re: Sur la tête de ma mer Dim 20 Sep - 0:56

Faire tenir l'infini dans la paume de la main, et l'éternité dans une heure
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Pilar sauta à pieds joints dans l’eau alors que Lune remontait maladroitement les pagaies. Elle la suivit de peu, rencontrant à son tour le flot écumeux, et tira à bout de bras tendus la barque jusqu’à ce qu’elle s’enfonce dans le sable humide. Elle vue Pilar s’émerveiller, rire et tourner de joie. Lune souriait elle aussi, les yeux pétillants et l’âme paisible.

La verdure qui tapissait cette escale secrète lui faisait déjà rêver d’un petit port et d’une petite maisonnette. Non, se résonna-t-elle enfin, elles ne pourraient pas utiliser ces rares arbrisseaux et ces mangroves sans ruiner le havre qu’elles avaient trouvé. Toutefois, si elles avaient leur propre bateau, elles pourraient importer du bois et construire ce qu’elles voudraient avec celui-ci. Elles pourraient aussi charroyer de la terre fraiche pour renforcir la végétation et planter des arbres fruitiers, creuser une source d’eau fraiche, puis peut-être même amener quelques poules et quelques chèvres. Elle savait d’un seul regard jusqu’où irait la marée haute, et prévoyait déjà qu’il faudrait tout installer un peu plus haut que cette limite. À marée basse, cueillir des fruits que la mer déposerait dans le lit de sable, et à marée haute, explorer la couverture satinée qui se perdait dans l’horizon.
Vivre d’eau fraiche, de soleil et d’aventure.

Elle se doutait qu’il serait impossible de vivre exclusivement de ce qu’il y avait sur cette petite plage, tout particulièrement pas en hiver, mais il serait sans aucun doute possible d’y rester de longs moments pendant les belles saisons, et en profiter pour pêcher beaucoup en prévision pour l’hiver.

Pilar l’extirpa de sa torpeur en lui prenant la main, scandant la gloire de leur découverte. De leur découverte qui effectivement, devrait rester secrète pour au moins un temps.

- Eu tenho comida também ! Dit-elle à son tour et tirant du bateau son petit baluchon de provisions. Elle avait quelques fruits, un peu de viande séchée et une petite gourde d’eau.

Lune piétinerait le sol meuble en quelques pas de danse maladroits, puis plus tard, s’étendrait dans le sable chaud après avoir pris soin de pousser avec ses paumes tous les coquillages qui auraient pu la blesser. Pensive, elle s’y roulera et y enfoncera ses mains pour ériger une petite montagne informe, une promesse de tout ce qu’elle pourrait construire plus tard.

- Devemos construir aqui… Commença-t-elle pour lui transmettre l’image qui se dessinait doucement dans leur futur.
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