La forêt rocheuse - Ils vont toujours vers l’ouest

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MessageSujet: La forêt rocheuse - Ils vont toujours vers l’ouest Mer 6 Juin - 21:07

je suis une actrice qui connaît le jeu qui ne lui fut jamais écrit
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>>Ceci est la suite de son premier post <<


    Ce fut un matin plus frisquet que tous ceux des dernières semaines. L’été approchait à grands pas; cela faisait presque trois mois déjà depuis le début du projet – depuis mon arrivée. Nous étions désormais six : Moi, Félicie, Gavin, Kaja, Lola et l’autre énergumène antisocial qui c’était installé à la lisière non trop loin du village. Le fait que ni moi ni Félicie n’avions vu l’arrivée des quatre derniers nous avait bien embêtées, car cela signifiait que peut-être d’autres étaient arrivés sans que nous nous en eussent rendu compte, peut-être, s’ils n’eues pas fait partie d’une élite, se sont-ils perdus et sont-ils morts en cette heure. Nous avions dans l’idée de peut-être mettre des indications – sur les plus grosses roches, peut-être- mais nous n’avions pas vraiment le matériel requis et personne ne semblait pressé de trouver une solution à cette impasse. En attendant, nous tentions de repartir les taches de sorte à avoir toujours quelqu’un au village ou en terrain suffisamment découvert pour apercevoir l’éclaire caractéristique d’une arrivée. Étant la seule chasseuse à temps plein du village, j’étais souvent épargnée de cette tâche. La blonde Kaya allait souvent explorer et étudiez les animaux. Félicie et Lola étaient plutôt celles qui restaient, mais parfois elles allaient aussi cueillir ou pécher. Gavin, notre seul médecin s’incombait souvent de la tache de rester au camp, ce qui était logique puisqu’il était ainsi facilement accessible – vous imaginez devoir le retrouver dans les bois si quelqu’un se blessait? – mais il ne chômait pas pour autant, pour un homme, il était un merveilleux artisan : il occupait ses journées à sculpter aiguilles, couteaux, épingles d’os, bol et couvert en bois, il avait aussi entrepris la confection de paniers dont les arches reposaient, entremêlés de cordes, arqué de sorte à prendre la forme qu’il leur désirait prendre.


    J’étais partie très tôt ce matin-là et j’avais fait bonne chasse ; très bonne chasse de telle sorte que je dû revenir au village pour déposer mes prises : trois espèces de lapins à courtes oreilles, une espèce de renard noire qui c’était pris, de même que deux des lapins, une patte dans un collet de chasse. J’avais aussi pris une sorte de grosse dinde verte, mi-couverte de plumes, mi-couverte d’écailles dont je n’étais pas encore certaine de la comestibilité. J’avais attaché mes quatre premières proies par les pattes, tous sur une même corde que j’avais balancé sur une épaule et je tenais la dinde, encore parfois prise de spasmes, par le cou. Mon territoire de chasse de prédilection était dans l’est, là où la forêt de la falaise s’épaississait ; je trouvais celle à l’ouest du champ de pierre trop…pleine de pierre ; ces hauts monticules, ces petites dolines abruptes et son terrain inégal rendaient la chasse inutilement pénible.



    Une fois au village, je découvris Gavin, seul, et il me demanda de rester, car il avait besoin d’aller se trouver du bois souple pour ses vanneries dont les premières arches étaient prêtes à être tressés. Comme de toute façon, personne n’était là pour s’occuper de mes prises, je devais rester afin les dépecer et de couper la viande a fin lambeaux. Ce n’était même pas l’été et nous devions déjà penser à l’hiver à venir. Gavin, avait proposé que nous renforcions les abris en les tressant comme des paniers sur la longueur, ainsi les mures serrait plus solides, nous pourrions donc mettre les peaux à l’intérieure de ses murs d’osier et ainsi elle se ferait moins abimer par les intempéries et, en plus, comme les mures allaient mieux tenir, une fois l’hiver tombé, nous pourrions isoler nos abris, tels des igloos, avec des mures de neige. J’étais pour l’instant, sans compter cet ermite d’Isaac, la seule chasseuse, si le docteur arrêtait d’envoyer des gens, j’allais devoir chasser suffisamment de petits animaux- ou améliorer mes techniques et viser des animaux plus gros- pour ramener suffisamment de viande rouge et de fourrures pour quatre autres personnes. Donc suffisamment de fourrures pour bien couvrir tous les abris, ensuite pour faire des couvertures, puis des vêtements d’hiver. Nul doute que si le quota de fourrures était atteint, la viande n’allait pas être un bien gros problème…enfin si : il fallait bien la conserver. Séchée, la viande était bonne pour quelques semaines, pas pour des mois ! Il y avait aussi le pemmican : un pâté de graisse, de jus de fruit et de viande sécher en poudre, qui -je le savais pour l’avoir mainte fois lu dans les livres que le Docteur –Mon oncle- m’obligeait à lire quand j’étais plus jeune- si bien préparé, pouvait se conserver pendant plusieurs années !

    Donc la situation n’était pas impossible. Pour l’instant. Car ça, c’était si Il- mon oncle- ne décidait pas d’envoyer d’autres gens, eux aussi incapable de chasser. Là ça pourrait devenir difficile.

    Il devait bien être midi désormais, j’étais perdue dans mes pensées et mes inquiétudes ; les fourrures des lapins et du renard étaient déjà en train de sécher sur le support que nous avions installé à cet effet, la viande elle, était sur la nappe de cuir que j’utilisais toujours pour mettre la viande avant de la préparer. Il me restait la dinde, je l’ouvris telle une volaille normale, mettant les plumes de côté, néanmoins, une fois nettoyer, je mis la viande à part, loin des autres sur la nappe, afin que nous la testions d’une quelconque manière avant de la manger. Bon, voilà une bonne chose de faite. J’étais en train de débattre mentalement sur ce que j’allais faire ensuite : cuire la viande, la faire sécher, la faire fumer ? Lorsque, tout à coup : l’éclaire.


    Cette éclaire que nous attendions tous, longue et silencieuse lumière zébrant le ciel! Je m’étais relevée d’un bond. Pouvais-je laisser la viande ici sans risquer qu’une bête nous la prenne? Oh, mais enfin, qu’étais de la viande contre un nouvel arrivant ? – Ce qui lui permettra de survivre cet hiver ? – Riens, dirons-nous. Je pris quand même la peine de tout recouvrir d’une autre nappe de cuir.


    J’avais couru le plus rapidement que je le pus. Le village était quand même à une bonne heure, à pied, du champ, ce qui lui donnait tout le temps d’aller vers l’ouest et se perdre. Un homme ou une femme ? Un/une chasseur ? Autre ? C’était toujours la question, car nous n’avions jamais moyen de savoir à l’avance.

    Les hautes herbes étaient en vue, mais nulle trace d’une nouvelle personne. Peut-être est-il/elle resté à l’endroit d’arrivée ? A moins d’être de très petite taille, je crois que je l’aurais déjà aperçu, sauf s’il/elle s’est assis/e. De mémoire, je m’étais dirigée vers là où j’étais moi-même apparue, quelques mois plutôt. Je découvris rapidement cet endroit où les herbes semblaient plus aplaties, signe que quelqu’un y était récemment passé, il/elle m’avait au moins laissé une piste : d’après la ligne distincte d’herbes abaissées, il était évident qu’il/elle était partie vers la forêt de l’ouest.

    Je me suis remis à courir, suivant la piste qu’il/elle avait laissée.



Tu étais plutôt vague vers la fin de ton premier post, donc j’ai fait pareille ! Je te laisse donc décider si tu fais un truc et si c’est Lena qui te trouve, ou si c’est toi qui la vois en premier.




Dernière édition par Lena M. Oliver le Mer 13 Aoû - 1:12, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Ils vont toujours vers l’ouest Ven 15 Juin - 1:22

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Erik Mitternacht - R.I.P.

Erik marchait vers l'ouest, sans souci et sans compagnie. Un compagnon à quatre pattes lui ferait le plus grand bien, mais sa priorité était bien sûr un endroit pour dormir. Le jeune homme comptait allez le faire dans le bois, loin des regards indiscrets.

Au loin, il pouvait entendre une rivière qui coulait doucement, il imaginait déjà la scène devant ses yeux, un beau grand rocher prêt d'un lac, lui accroupi dessus les yeux rivés sur une chute. Ses yeux se remplissaient de magie, le garçon se rappelait ces soirées tranquilles de pêche, après une bonne chasse à l'ours, il aimerait tant y retourner. Ce monde lui offrirait toutes ces possibilités un jour, il en était presque assuré.

Le chasseur ne faisait pas attention aux traces qu'il laissait, étant sûr que personne ne le suivrait de toute façon, car les humains étaient tous les mêmes, pensent tous à eux-mêmes avant la sécurité des autres. Bien sûr c'était un Nouveau Monde, alors s'il en voyait un il allait lui donner une chance, tout en gardant ces distances. La marche serait longue, mais le paysage magnifique. Le ciel était clair, avec quelques nuages qui se déplaçaient grâce au bon vent, un majestueux oiseau fit une ombre de quelques secondes, se dirigeant vers le sud-ouest. La bête semblait assez grosse, malgré son altitude, c'était probablement un prédateur, mais pour le savoir, Erik aurait besoin de le capturer et de l'examiner pendant un bon moment. Il était perdu dans ses pensées, mais alerte pour les sons étranges ; il ne voulait point se faire prendre sans défense.

Puis il entendit un bruit derrière lui, qui se rapprochait à une bonne vitesse, il se tourna et sans réfléchir il dégaina son couteau comme un soldat et le pointa en direction du bruit. La longue herbe lui camouflait bien la vue, par contre lui était facile à repéré, car il avait aplatît autour de lui un cercle presque parfait dans son mouvement. L'homme se tenait donc debout, jambes écartées, légèrement penché, regardant vers ce qui venait , et qui, à ça plus grande surprise fût une fille, mais il ne baissa pas pour autant la garde. Les cheveux dans le vent, le regard ténébreux, le soleil qui faisait briller sa jolie lame, son poing crispé.Il était tout prêt pour recevoir une attaque. La personne semblait plutôt pacifique, pas lui, une simple mouche passerait et ça serait la fin pour elle. Malgré toutes ces dispositions, il semblait très charmeur, son bronzage parfait lui faisait ressembler à un homme du désert, sa posture à un indien et son visage à un américain, malgré sa provenance allemande.


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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Ils vont toujours vers l’ouest Dim 17 Juin - 0:53

je suis une actrice qui connaît le jeu qui ne lui fut jamais écrit
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J’ai couru, encore, encore. J’étais, depuis un moment déjà, entrée dans la forêt dont le sol rocailleux et inégal, ainsi que les sentiers naturels tortueux, dérangeait ma progression. Cette forêt était dense, épaisse et il était particulièrement difficile de s’y promener hors des pistes établies par des générations d’animaux : c’était une autre raison qui me faisait préféré la forêt au nord du village, d’ailleurs, mais elle est malgré tout aussi une forêt vierge…Nous discutions vaguement de, lorsque nous aurons plus de mains et d’outils, de se faire un bon sentier : large comme une rue et le plus plat possible, partant du village et allant droit à la falaise ou étaient installée notre attirail de pêche. Ainsi la marche serait plus aisée et les gens mal à leur aise sur les sols sinueux n’auraient plus besoin de perdre toutes ces longues minutes, ces heures, à contourner le bois.

Mais revenons-en à l’instant présent : j’avais suivi le petit sentier naturel le plus proche en supposant que comme il ne cherchait rien de particulier, il avait dû le prendre, car il était le premier en vue.

Vraiment, nous aurions intérêt à mettre des indications…

J'avais donc continuée ma course, découvrant une branche brisée ici, une emprunte là : c’était rassurant ! Il ne pouvait donc pas être bien loin.

Donc je cours encore. Horreur et damnation : j’arrive à une intersection. Je dû bien prendre un bon dix secondes pour choisir de quel côté j’irais : je pris le petit sentier de gauche, mais après un moment, le déjà-petit-sentier devint trop petit pour que je puisse m’y mouvoir comme il le fallait ; personne n’aurait pu aller par là sans laisser de traces…Donc cette nouvelle personne avait dû prendre le sentier de droite.

Je repris mon souffle et mon calme – parce que là, d’avoir pris le mauvais chemin : ça me met à bout de nerfs- puis je repris le chemin en sens inverse. Mes poumons et ma gorge commençaient à bruler. J’aurais bien bu un peu d’eau, mais dans mon empressement je n’avais rien emporté. Je n’avais que ma fronde, attachée à ma taille, sur la ceinture de fortune où étaient aussi la petite pochette pleine cailloux ronds me servant de munition.

Ô comme je déteste la partie profonde de cette forêt ! Les petites branches basses, les ronces, les herbes affutées, ensemble elles m’éraflaient et m’entaillaient les jambes.

Encore une raison qui me faisait préfère l’autre bois, tien : je peux m’y promener en robe ou en jupe ; comme maintenant…je portais cette petite robe verte pâle et blanche, très courte que j’aimais pour la mobilité extraordinaire qu’elle me donnait mais que je maudisais présentement pour les écorchures qu'elle ne prévenait pas.

Je m’étais soudain arrêtée nette dans ma course…de l’eau : j’entendais de l’eau. Je ne voulais pas que la personne prenne trop d’avance…mais là j’étais à la limite de la déshydratation. Je mis quelques minutes pour trouver un petit ruisseau. Je découvris mes mains couvertes de sang sec.. .. .. Oh oui, les bêtes que j’avais dépecées, ça vient de là !
Donc je pris le temps de les laver en même temps que de boire et de me rafraichir le visage.

Au moins désormais le soleil était moins chaud…La journée avançait tranquillement, le soleil redescendait lentement pour laisser place à la nuit.

Il y eut un moment où je fus déconcentrée, encore, dans ma course, par le cri aigu d’un oiseau immense : une magnifique bête de chasse à laquelle j’avais accordé un regard avant de me recommencrer sur la piste.

ɤ*ɤ

Enfin, je l’avais trouvé.

C’était un homme. Il était grand – plus que moi, en tous cas- avec une peau mate et bronzée, des cheveux sombres, mais il avait un vissage fin, familier : propre aux pales-personnes de l’occident, ce qui venait mettre en contraste la première impression d’exotisme.

Gentil oncle : je commençais réellement à m’inquiéter de l’équilibre entre le nombre d’hommes et de femmes.

Le soleil se couchait, désormais, j’avais encore couru un moment avant de l’apercevoir au loin, il n’allait pas très rapidement dont je pus aussi ralentir ma course. Rendu à une certaine distance, il stoppa net comme s’il était soudain à l’affut. M’avait-il attendue ?

Il n’était nullement dans mon intention de cacher ma présence, aussi ce n’était pas surprenant.

Mais là, lui, il s’était mis en garde. En réaction, moi je m’étais figée, évitant le moindre mouvement brusque qui aurait pu le provoquer. Avait-il peur de moi ? Ou était-il simplement de nature agressive?

S’il était simplement violent, nous allions avoir un problème, eh oh, je venais de courir à m’en vomir les poumons pendant des heures, j’étais fatiguée et relativement énervée : s’il croyait pouvoir se prendre contre moi, il allait me découvrir de très mauvais poil. Et comme je connaissais bien le terrain : j’avais un avantage pour basculer celui d’être une femme et donc plus faible que lui qui était un homme.

-Baissez. Votre. Garde.

Dis-je lentement, en détachant chaque mot, d’un ton à la fois autoritaire, mais de sorte que mes bonnes intentions transparaissent.




Dernière édition par Lena M. Oliver le Dim 3 Fév - 19:45, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Ils vont toujours vers l’ouest Lun 18 Juin - 0:57

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Erik Mitternacht - R.I.P.

En cette fin de journée estivale, le beau ciel laissait voir une des plus grandes beautés de la nature, le coucher de soleil. On dit que pendant ce petit instant, c'est le seul moment où il est possible de communiquer avec les morts ou les gens d'un autre monde. Les personnes ouvertes spirituellement croyaient que le moment entre la nuit et le jour, lorsque le ciel passait du bleu au magenta, était un signe qu'un passage s'ouvrait pour les esprits puissants. La mère d'Erik avait pour habitude de prier pour les animaux déchus lors de cette heure étrange, quand la boule orange touchait l'horizon, que la lune montait dans le ciel du côté opposé et que le ciel devenait une peinture de Picasso. Le jaune du soleil, le bleu du ciel, ce magenta qui vient d'on ne sait d'où et toutes les autres couleurs complémentaires. Que de perfection.

Plus Erik y pensait, plus l'idée d'une pêche le tentait ; il devra se faire un harpon ou une canne et trouver un lac durant la semaine pour se délester de ce fantasme temporaire. Par contre, à l'instant même, il avait d'autres problèmes : une jeune fille en robe qui lui faisait penser aux filles de joie de l'armée allemande. Elle était très belle malgré ces éraflures multiples dût à la balade en forêt, mais très jeune, cela se voyait grâce a ces grands yeux bleu et curieux et puis sa voix qui semblait sans expérience. Son allure et son visage lui rappelaient fortement le Docteur, mais il ne s'en occupa pas, car elle pouvait être dangereuse sous ces airs de fillette sans défense. Elle lui demanda assez strictement de baisser sa garde, sauf que le jeune homme ne savait pas s'il devait lui faire confiance ou non, cela pouvait bien être un piège. Il rangea tout de même son couteau puis s'empressa de répondre.


-Pourquoi devrais-je vous écouter ?


Demanda-t-il en anglais avec son accent allemand. Avec son couteau rangé, il avait l'air beaucoup moins menaçant, son regard changea aussi, passant de colère à doute. Il avait les yeux rivés sur elle, la scrutant de haut en bas pour déceler la moindre trace de violence ou d'arme. La nuit avançait à grands pas, l'oiseau rôdait encore dans les parages, comme cherchant une proie. Cela inquiétait un peu Erik, car il reconnaissait les agissements d'un prédateur. Il ne s'imaginait point l'attaque d'un oiseau, par contre, peu importe sa taille ; il était rare d'en voir attaquer des bipèdes. La créature faisait de majestueux cercles dans le ciel clair.

La lune était pleine et montante, les étoiles étaient brillantes, c'était comme une scène de romance dans les films autrefois très écoutés. L'oiseau lâchait des cris stridents et descendait peu à peu vers eux, sans pour autant montrer son jeu. Il était affamé et en général se nourrissait d'animaux de tailles moyennes. Les bipèdes l'intéressaient beaucoup aussi, par contre nos chers colons ne connaissent rien de ce bel oiseau : de son corps blanc, le bout des plumes ressortait comme des flammes, ces serres acérées étaient noires comme le jais et son bec était à peine visible avec sa couleur cendre. Contre toute attente, il décida de remonter et de continuer ses cercles, laissant les deux en paix. Erik, dont les yeux étaient passés de la dame à l'oiseau pendant un court instant, décida finalement d'attendre de savoir ce que cette jeune fille voulait, malgré que son esprit lui dise de ne plus faire confiance aux humains, encore moins aux femmes, il avait de l'honneur. Il en profita donc pour se reposer et déposant doucement son sac à ses pieds.

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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Ils vont toujours vers l’ouest Jeu 21 Juin - 21:29

je suis une actrice qui connaît le jeu qui ne lui fut jamais écrit
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Je l’avais observé et il en avait fait autant.

-Pourquoi devrais-je vous écouter ?

Pourtant, en disant cela, il l’avait baissé, sa garde. Ou au moins son couteau, mais en tous cas, désormais il n’était plus du tout – ou presque menaçant. Je me permis donc de me détendre.

Devais-je le prendre comme une insulte? Me croyait-il inoffensive?

Non, pas la peine de s’en outrager : si c’était le cas, c’était son erreur, son problème et serra son malheur si d'avanture il faisait aussi l’erreur de me provoquer. Disons donc que considérant la situation, il avait simplement dû comprendre que j’étais l’une des envoyées du docteur et donc que j’étais ici dans des buts pacifiques. Sauf s’il était comme cette pauvre Lola et que le Docteur-mon oncle- n’avait pas daigné lui expliquer le projet Terra Nova avant de l’envoyer. Ça aurait été imprudent, Lola était une jeune fille de bonne famille, donc pas un grand danger. Lui était un homme, visiblement entrainé : il aurait pu être un danger s’il avait paniqué. Non, mon oncle n’était pas si con. Non ? Qui sait…Après tout, ont le sait totalement cingler, mon oncle, quand on le connait bien. Alors s’il prenait la peine de bien réfléchir avant d’envoyer n’importe qui ici..? Ayons confidence ; ayons foi en lui : pas trop le choix, de son statut de presque Dieu, de celui qui envoie la vie… sans son support, avec notre stade actuel, nous étions tous damnés.

Outre l’homme, il y avait cet oiseau ; c’était sans nul doute celui que j’avais entendu lors de ma course : un oiseau immense et vraisemblablement agressif. Nous avait-il prit en proie? Pour moi, cet oiseau était mille fois plus inquiétant que l’énergumène.

Un homme, c’est un homme, c’est peut-être plus fort qu’une femme, mais ça as ces points faibles, notamment l’entre jambe.

L’oiseau lui, il pourrait être n’importe quoi. De près, nous pourrions lui découvrir dents et serres plus aiguisées que des rasoirs, ou encore, il pourrait nous cracher venin ou acide en plein visage.

-Et bien, il me semble que vous l’avez déjà fait, baisser votre garde, donc vous m’avez déjà écouté : vous devez donc déjà avoir la réponse.

Lui répondis-je vaguement, désormais plus concentrée par l’oiseau que par lui. Je n’avais jamais entendu d’autres oiseaux comme celui-ci, était-il saisonnier ? Après tout l’été arrivait… Ou peut-être était-il simplement rare…ou tellement territorial qu’une seule bête peuplait une superficie donnée.

Quoi qu’il en soit ça me semblait être une bien sale bête. Peut-être serait-il une bonne idée de l’abattre? Méchante ou pas, c’était de la viande : et la viande que nous chassions, nous ne nous inquiétions que très rarement de ses émotions. Une pierre deux coups, non ? Nous nous débarrassons d’un possible danger et nous avions un repas de volaille fraiche pour ce soir.

Alors j’avais détaché ma ceinture, en libérant ma fronde de cuire et de corde, la préparant déjà en y mettant un joli rochet rond et lisse de bonne taille et en serrant le «sac» au creux de ma main gauche, passant deux doigts de la droite dans l’une des lanières et serrant l’autre dans ma paume repliée. La bête continuait ses cercles au-dessus de nos têtes : elle était encore trop loin de moi pour que je sois certaine de l’avoir à cent pour cent et il aurait été imprudent de l’attaquer et de risquer une contrattaque. Donc c’était simple : si elle attaquait première – ou si elle s’approchait simplement trop- j’essayerai un tir.




Dernière édition par Lena M. Oliver le Dim 3 Fév - 19:46, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Ils vont toujours vers l’ouest Lun 9 Juil - 1:25

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Erik Mitternacht - R.I.P.

Cet étrange oiseau qui tournait là comme une mouche au-dessus d'un morceau de viande devenait vraiment une inquiétude, mais notre jeune homme n'avait rien pour l'attaquer à distance, c'était un gros problème.

-Et bien, il me semble que vous l'avez déjà fait, baisser votre garde, donc vous m'avez déjà écouté : vous devez donc déjà avoir la réponse.

Lui avait répondu la jeune fille, pas vraiment concernée par lui. Cela l'avait
un peu insulté, mais il n'en fît pas un cas, ils se trouvaient désormais avec d'autres problèmes plus dangereux.

-Non, en fait, je me trouve toujours sans réponse.

Dit-il avec la voix toujours aussi neutre, mais malgré cela, à ce point-là, demoiselle aurait probablement reconnu son accent allemand, car il n'avait pas pris le temps de se concentrer sur ses paroles, Trop occupé à regarder les alentours pour trouver une cachette ou un point d'attaque meilleur que celui où il se trouve. L'humidité des lieux rendait la respiration difficile, malgré les poumons de fer d'un marin. C'était comme une forêt boréale, humide et abondante. Les rochers jonchés de conifères étaient presque parfaits pour se cacher ou lancer une attaque en hauteur, mais la distance entre eux et la cible rendait la tâche impossible. Il lui fallut donc se déplacer vers la gauche de la fille, pour avoir un meilleur angle, lui permettant ainsi de sauter sur l'oiseau si celui-ci décidait d'atterrir enfin. Le seul inconvénient de l'endroit était que les deux pouvaient se faire coincer ensemble si l'oiseau attaquait trop brusquement, car ils étaient si près. Il sortit son couteau et attendit patiemment la suite, ne pouvant pas deviner le type de combat que l'oiseau allait livrer. La lumière de la lune, malgré qu'elle était très basse dans la forêt, filtrée en minces rayons par les feuilles leur donnais un avantage visuel.

L'oiseau, bien sûr, en avait marre d'attendre et voyant que la dame avait un joli truque qui tournoyait près d'elle, il s'en occupa en premier. Il attaqua avec le même style qu'une chouette, le bec vers la cible, les ailes grandes ouvertes et les serres prêtes à saisir. Lorsqu'il arriva à la bonne hauteur, il plia les ailes vers son corps pour gagner de la vitesse. Ces pattes, par contre, restaient grosse et intéressante, comme cible, pour une fronde, étant assez prêt l'une de l'autre pour être coincé ensemble en un bon lancé. De sa position Erik pouvait viser droit au cœur, si seulement il avait un arc ou un deuxième couteau pour le lancer, mais pour l'instant il devait patienter le temps que la créature touche le sol.

Ah! Si seulement Erik avait eu une tête de grappin il aurait pu utiliser une technique expérimentale. Il l'aurait lancé par-dessus la tête de l'oiseau, l'étouffant un peu, mais par la suite il aurait tiré sur la corde et sauté sur le dos de la créature, la chevauchant comme les chevaliers fantaisistes le faisaient sur les hippogriffes, il y a des millénaires, dans les histoires d'enfance qu'il avait lues. Bien sûr, un arc aussi aurait été d'une grande aide : une flèche entre les deux yeux pourrait facilement et rapidement régler le problème de toute créature ayant un cerveau, donc, si celle-ci en avait un… Tout ce qu'il souhaitait maintenant c'est de se débarrasser de ce monstre, la nuit tombait et il était loin d'avoir un abri et encore plus loin d'avoir un repas. S'il voulait survivre, soit il tuait la bête, soit il suivait la jeune demoiselle. L'oiseau attirait plus son intérêt, car il n'était pas humain, donc il fît allez sa tête, voulant trouver une arme ou un moyen de capture.

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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Ils vont toujours vers l’ouest Jeu 8 Nov - 1:22

je suis une actrice qui connaît le jeu qui ne lui fut jamais écrit
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-Non, en fait, je me trouve toujours sans réponse.


…Dit-il, la garde baissée. Serait-il idiot ? Sinon insouciant. Cette légèreté peut lui être excusée, d’autant qu’il connaisse un minimum les détails du projet du Docteur- mon oncle-, il doit se douter que ce dernier – mon oncle- n’ai pas envoyé de gens potentiellement dangereux pour les vies des autres. Ce projet est pour lui trop important pour risquer d’envoyer des gens dangereux…Je crois. Après tout, mon oncle est un vieux fou, qui sait réellement ce qui se passe dans sa tête ?

J’ai passé des années avec lui pour seule compagnie, il me semble - il me semble - plutôt bien le comprendre. Étrangement, en rencontrant des gens ici, je me suis rapidement rendue à la triste évidence que j’étais incapable de vraiment les comprendre, eux. Ce que j’ai un jour su cerné de la psychologie humaine ne m’est d’aucune utilité désormais : le cerveau de mon oncle - seul spécimen, ou presque, que je n’ai jamais pu étudier- ne fonctionne pas normalement – Et le mien non plus, probablement, à cause de son contacte-.

Quoi qu’il en soit. Revenons-en au jeune homme. S’il avait deviné que j’étais pacifique parce que je faisais part du projet Terra, n’aurait-il pas simplement acquiescé à mes paroles ?

C’est ce qui me troublait si profondément : il n’avait pas fait le lien. Il ne me savait pas sans danger envers sa personne…Et pourtant, il baissait sa garde ? Où est la logique ? Où est le sens ? Serait-il dérangé ? Ou plutôt serrait-il normal et moi dérangée ?

Sourcils froncés sous la frustration de l’incompréhension, ma concentration fut bientôt mandée ailleurs. La bête. Fronde levée et tourbillonnante, je guettais l’oiseau. Le jeune homme ne bougeait pas. Il regardait autour de lui. Guettait-il la bête aussi ? Mais avec quoi pourrait-il bien se défendre ? Croyait-il pouvoir s’en charger à main nue ?

La bête chargea. D’un mouvement le poignet sec, je lâche l’une des extrémités de ma fronde, la pierre fend l’air et vient frapper la bête en plein dans l’œil. La bête suspend son vol, se met à se débattre dans le vide avec un ennemi invisible avant de refondre sur moi. Malheureusement pour elle, ma fronde était déjà de nouveau en mouvement et une deuxième pierre la heurta avant qu’elle n’ait pu m’attaquer davantage.

Cette fois elle tombe, mais elle n’est pas morte. Elle se débat comme une furie, s’arquant, se tordait. Son bec et ses serres fendant l’air d’une façon démentielle alors qu’elle se roule au sol. Elle heurte un arbre, mais ne s’en soucie pas, voir elle s’acharne sur lui.

Pauvre sale bête.




Même chose que pour Miimi : pardon si c'est court. C'est juste que j'essaye de me mettre à jour et pour ce faire je fais de petits postes.



Dernière édition par Lena M. Oliver le Dim 3 Fév - 19:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Ils vont toujours vers l’ouest Mer 9 Jan - 23:33

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Erik Mitternacht - R.I.P.

Elle semblait le prendre pour un incapable le regardant d’un air bizarre dû à sa posture, malgré ces mots. Pour qui se prenait-elle cette dame? La reine? Peut-être était-elle arrivée avant lui, mais dans ce monde-personne n’est rois tout le monde s’entraide. Il fît comme si de rien n'était et la regarda presque manqué son coup avec sa fronde improviser, qui eut son effet. L’oiseau tomba sans grâce et se heurta a plusieurs arbres avant de s’arrêter sec et de s’acharner sur l’un d’eux, comme si l’arbre l’avait agressé. Il suffit de quelques secondes pour que l’homme analyse le lieu et ait une idée géniale, il pouvait prendre un morceau de bois pour ce faire une lance. Puis, s’il réussissait à atteindre la créature au cou, elle serait morte. Toujours en regardant autour de lui le plan ce dessinait, courir prendre une branche d'arbre, sauté, frapper. Enfin, seulement si l’oiseau se fatiguait, Erik ne savait point voler. C’est alors que sa chance arriva, l’oiseau se décida de lâché l’arbre et de se trainé vers eux, lentement, mais surement. Erik saisit l’opportunité, dès lors que l’oiseau se planta au sol, patte entremêlée avec la fronde, Erik en profita pour agir.

Il partit dans une course folle et s’agrippa à une branche, la cassant en forme de biseau. Continuant dans son erre d'aller il accourait vers la bête, bout pointu en avant, sauta et planta la perche directement dans le cou de la créature volante. Elle se débâtit légèrement, manquant d’air à chaque inspiration, frappant le jeune homme hors de la poigne de son bâton d’un grand coup d’aile, le faisant voler sur une distance de 25 mètres. Il se heurta à un buisson qui absorba sa chute, mais lui ouvrit le dos du gilet et lui fit plusieurs égratignures, certaines de bonnes tailles.

— Je crois qu’elle n’est plus de ce monde, cette… chose.


Lança-t-il en allemand, tout en essayant de ce relevé doucement. La tâche fut difficile, mais il se mit alors debout, faisant sûr d’avoir au moins son couteau et son pantalon en place. Il saignait un peu, laissant quelques traces sur le sol, mais il se devait de continuer. La douleur ne l’arrêterait pas, s’il y avait un village il pourrait essayer de se soigner un peu, mais ce n’était que quelques blessures superflues, avec peu de risque de grosse infection. De toute façon, ça ne serait pas sa première fois et il ne croyait pas pouvoir en mourir.

Alors, où allons-nous?

S’empressa-t-il de demandé avant que la demoiselle commence a inspecter ces blessures, car Erik c’est trop bien que les femmes font toujours ça. Soient elles ne peuvent pas s’empêcher de toucher son corps, soient elles se préoccupent beaucoup trop des autres. Le jeune garçon préférait toujours penser que c’était la première option, la seconde n’était pas assez louche.

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La forêt rocheuse - Ils vont toujours vers l’ouest

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