La forêt rocheuse - Toutes les rencontres se font par hasard.

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MessageSujet: La forêt rocheuse - Toutes les rencontres se font par hasard. Jeu 10 Mai - 1:40

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►Suite de mon premier post.
Gavin Matthew - R.I.P.



Et la nuit était tombée, une belle et douce nuit décorée d’étoiles scintillantes et un duvet léger de nuages étonnamment colorés recouvrit rapidement ma personne. J’étais…Non, je n’étais pas perdu : comment aurais-je pu être perdu alors que je n’avais au départs aucun lieu à retrouver? Non, je n’étais simplement pas encore habitué aux alentours ! Et je savais qu’en marchant en ligne droite vers le Sud je retrouverais rapidement l’énorme camp plein de pierres où j’étais apparu au matin…Et tant que je gardais se repère, je ne pourrais jamais être vraiment perdu!


J’étais près de la grande plage sur laquelle j’étais tombé lors de ma première tentative de recherche. J’avais visité les alentours, mais n’avais trouvé que du sable et le pied d’une grande falaise. J’avais ohé à quelques reprises pour m’assurer n’y manquer personne puis j’étais revenu sur la plage où l’idée de passer la nuit me semblait bonne.

~*~


Tôt le matin, avant même l’aurore, je m’étais éveillé et avais découvert la baie plus basse qu’à mon couché : elle avait reculé d’un bon 25 mètres ! M’avançant sur le sable humide, je découvris rapidement plusieurs coquillages dont je cueillis les spécimens inhabités les plus doux à l’œil.


Une dizaine de coquillages- dans mon sac- plus tard, l’évidence que je n’avais toujours pas trouvé les filles me revint de plein fouet. Comme je suis bête ! J’aurais tout le temps du monde pour venir chercher de naturels trésors plus tard, pour l’instant c’étaient-elles les plus importantes !

Sur cette note je repris mon chemin de la veille en sens inverse.

~*~
Du moins j’avais prévu le faire…

Parce qu’alors où je marchais, j’avais aperçu un mouvement dans le petit bois non loin de moi et je n’avais pu m’empêcher d’aller voir. Ensuite j’avais vu des petits fruits dont je n’étais pas certain de la comestibilité, puis j’avais aperçu quelques choses briller : seulement une grosse roche composer de…de…d’un truc semblable à du mica- ,mais encore plus miroitant- et comme il y avait beaucoup de ses roches, je m’étais enfoncé d’avantage pour les observer…découvrant au passage nombres d’autres merveilles qui captèrent aussi de mon temps et de mon attention.

Puis la nuit tomba de nouveau.

~*~


Cette fois je ne dois pas me laisser déconcentrer ! Me promis-je, adossé à une grosse roche, prêt à fermer les yeux pour la nuit.

Au matin, en m’éveillant, je fus ravi de me découvrir entier ! Parce que…s’endormir dans une forêt inconnue sans la moindre protection ce n’est pas la meilleure des idées…

Enfin oui, bon, tout ravi, j’avais décidé d’aller me dégourdir les jambes dans la piste naturelle – simplement moins fourni que le reste du bois- et c’est seulement après près d’une heure de marche merveilleuse à observer les jeunes feuilles printanières sur les arbres, à observer les petites fleurs, à humer les divers parfums de la nature et à m’émerveiller devant les petits insectes que je croisais ou encore devant l’éclaire parfois brun, roux ou même blond qui passait à toute vitesse devant mon pas, que je me rendis compte que je n’étais toujours pas en train de chercher pour les filles.

Maudissant mon manque de discipline face à l’envoutante et captivante nouveauté, je repris mon chemin vers ce qui me semblait être le meilleur angle pour retourner vers le champ de pierres…

~*~


Semblerait-il que je me sois aventuré bien loin dans les bois, car c’est seulement après une très longue marche que je retrouve enfin les grosses pierres recouvertes du similiMica.

Mais encore, ce ne sont là que les plus petites ; j’ai encore un bon moment à marcher avant d’atteindre le champ…

Ou peut-être pas : elle m’était apparue tel le soleil émergeant de derrière un sombre nuage orageux. Une blonde, petite, mince…Humaine.

Elle ne m’avait pas vu, je crois…Normal : je suis plus haut sur une motte de pierre plutôt haute. Je l’observe un moment sans un mot, laissant mon cœur se remplir de cette fierté non méritée acquise pour avoir trouvé l’une des filles. Maintenant quelle était-ce? Lena? Ou Félicie ?

Le docteur m’avait dit leurs noms, mais pas de quoi elles avaient l’air…
Je descendis donc lentement la butte pour me diriger vers elle, silencieusement.



. . . . . . . . . . . . . Meh.


Dernière édition par Gavin Matthew le Ven 11 Mai - 4:24, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Toutes les rencontres se font par hasard. Ven 11 Mai - 0:01

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Ça y est. C’est parti. Elle est partie. Dans un grand éclat lumineux et aveuglant malgré ses yeux fermés. Heureusement : ses yeux auraient sûrement eu du mal à se réhabituer après avoir été aveuglés comme ça. Semblerait-il que la lumière perçait ses paupières, dans un effet désagréable de picottis dans tout le corps alors qu’elle s’envolait, ailleurs, loin, très loin. Le voyage ne semble pas très douloureux ; d’ailleurs, elle se retrouve là, debout, tenant solidement la bandoulière, yeux toujours fermés, prenant une grande respiration, pour remarquer que… l’air. Son inspiration se fait de plus en plus grande, jusqu’à ce que ses poumons et son diaphragme ne puisse retenir plus d’air encore. Un fin sourire fait son apparition sur ses lèvres pâles : L’air est pur et non pollué. Bonne à respirer. Ses yeux desserrent doucement l’emprise collant ses deux paupières ensemble, même si elle les garde encore fermés, même la prise sur son sac se faisant moins présente, plus douce de ses petites mains frêles et pâles.

Elle reprend une autre grande inspiration, expirant alors par la bouche en émettant un petit ‘aah’, rouvrant les yeux, cette fois, avec un sourire satisfait. Elle se retrouve dans le milieu d’un champ de pierres, les herbes mouvant doucement au fil des coups d’un vent doux venant les balayer d’une manière presque constante, émettant des vagues. Premier regard sur un nouveau monde. Elle a réussi à se rendre ici sans trop de problèmes ; elle est encore vivante et n’est pas tombée au beau milieu de l’océan. C’est déjà un plus.

    « Eh bien. Ce savant fou n’est pas si fou que ça, finalement. Il a réussi. »


Elle sourit à tout ce que cette simple pensée amène en elle. Tout cela avait une grande signification pour l’humanité. Un nouveau départ. C’est bien cela que tous avaient recherché. Même si au début tout serait si difficile pour plusieurs personnes, Kaja était certaine qu’elle s’adapterait très vite à ce nouveau monde, à ces nouveaux amis, cette nouvelle verdure, ce nouvel environnement. Elle reste tout aussi enthousiaste de rencontrer des bêtes toutes plus loufoques et fascinantes les unes que les autres : un monde ne peut être complet sans animaux et sans écosystèmes bien propres à lui !

Sur cette pensée, elle se met en route. Elle respire à nouveau l’air pur de l’endroit et tente de trouver un quelconque signe de vie, quelque-part. Il y avait trois personnes déjà là. Deux jeunes filles et un garçon. Elle ne sait trop ce qu’elles font dans la vie, seulement qu’une des filles est la nièce du Docteur. Trouver trois personnes dans un monde aussi vaste, quand on ne sait à peine si on est arrivé près ou loin de leur destination ou quoi que ce soit, ça fait un peu peur, quand même, mais elle n’est pas tout à fait effrayée. La nature. Seulement cette nature était là pour l’apaiser, dans son petit cœur de Norvégienne. Elle et la nature, tout simplement, un lien magique et magnifique.

Sans qu’elle ne s’en rende compte, elle finit par remarquer qu’elle s’enfonce vers la forêt, à quelques mètres de là. Une fois remarqué, elle ne fait que hausser les épaules, regarder la grandeur presque sainte des arbres de cet endroit, et soupire à nouveau. Quelle belle végétation ! Ça vaut le coup d’aller jeter un coup d’œil. Après tout, elle pourrait marcher pendant des jours avant de finalement trouver quelqu’un. Elle n’a donc rien à perdre, à priori. De plus, tout de cette forêt est totalement captivant. Elle reste époustouflée par la forme des feuilles des plus grands arbres, par les petits cris qu’elle entend à l’intérieur de l’endroit, se demandant quelle peut bien être la forme de l’animal émettant un tel cri et pour quelle raison. Elle remarque un oiseau faisant son envolée en la voyant approcher ; un instinct bien commun, mais aussi étrange, vu qu’un de ces oiseaux ne doit jamais avoir réellement vu un être humain auparavant, et donc ne rien savoir sur le fait que l’animal peut être dangereux ou pas. Passons.

Elle marche quelques minutes de plus, peut-être quelques dizaines de minutes de plus, avant d’entendre un son de craquement ; une branche, quelque-part. À peine surprise, elle se retourne, lèvres entrouvertes, pour remarquer une silhouette. Un homme. Assez grand, comparé à elle, qui s’approche d’une démarche assez déterminé, fière. Elle esquisse alors un petit sourire, décrivant un geste de main pour le saluer, et se rapprochant à son tour.

    « Bonjour ! »


Fait-elle, avec une pointe d’accent.
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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Toutes les rencontres se font par hasard. Ven 11 Mai - 4:48

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Gavin Matthew - R.I.P.

J’avançais lentement, faisant attention à chaque pas, descendant fluidement avec une idée naissante de la surprendre en ne lui révélant mon existante qu’une fois rendu à distance de souffle de son cou ; Je savais être discret, dans le café ou moi et mon jeune frère- paix à son âme- avions travaillé, d’être silencieux était une bonne partie du boulot…

Mais il y avait quand même une large différence entre le planché de bois de qualité, lisse et plat, et le tapis naturel de la forêt, jonché pierres, de branches et de feuilles…

Crack!

Une grosse branche s’était brisée sous le poids de mon pied et à partir de ce moment, il ne prit pas à la petite blonde plus de quelques secondes pour me remarquer. J’étais resté bien immobile: le pied crispé sur la branche, le visage figé dans une expression d’amusement et de déception – parce que de la surprendre aurait été plus sympathique- le vissage un peu penché, les yeux grands ouverts à la façon d’un chien pris avant d’aller faire une bêtise, les lèvres légèrement pincées.

Un sourire se peint peu à peu sur mon vissage et reprenant graduellement une position décontractée, je m’approche d’elle d’une démarche légère, mais solide. La blonde me salue, toute souriante.

« Bonjour ! » Elle possédait un fort accent que je n’étais point certain de reconnaitre, russe peut-être ? Non, non pas russe…

"Good evening my dear"* commençais-je alors, moi aussi, avec un fort accent propre à mon Angleterre natale.

Maintenant tout près d’elle, je la dominais de plus de deux têtes. Délicatement, je m’incline en lui saisissant une main, en bon gentleman que j’étais, je la baisse doucement. Je lève les yeux vers les siens, captant au passage le reflet gris -et bleu- de mes cheveux -et du ruban de feu Lily, ma sœur- en catogan, glisser sur mon épaule. Pour en revenir à elle…Elle avait des yeux étonnants, non seulement dans leur pâleur, mais surtout dans une subtile différence de teintes…Des yeux vairons : une pathologie génétique orpheline connue sous ne noms d’hétérochromie: je n’en avais vu qu’en photo jusqu’à lors et pour un premier cas, je dois dire avoir un magnifique spécimen.

-Beautiful eyes you have there, Luv, never seen others like those before… By the way, the name is Gavin*...And You're...Let me guess...Lena ?*

Lena simplement parce que Lena ça se prononce bien pour moi "Lee-na". Félicie par contre…"Fail-e(i)-see", non, ça sonne lourd et moche…je devrai tenter d’apprendre à prononcer ce nom français autrement dans le futur…Oui un jour !

Nous avons de la chance quand même, il fait beau –art de trouver quelque chose à dire- enfin, tout est beau autour de nous, nous sommes beaux aussi – moi…? Narcissique ? Mais non ! -



Oui, je sais, d’ordinaire je n’écris pas en anglais, mais… je l’entends parler dans ma tête avec un super accent sexy anglais et je n’arrive aucunement à bien le traduire en français alors….Voilà!

* Bien le bonjour, ma chère.
* Se sont de beaux yeux que vous avez là, chérie, je n’en avais jamais vu des comme ça auparavant, soi-disant passant, mon nom est Gavin et vous êtes…laisses-moi deviner…Lena ?

* Le prénom Gavin se prononce en fait Ga-ven (tant qu’à y être avec toutes ces prononciations de prénoms).


. . . . . . . . . . . . . Meh.


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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Toutes les rencontres se font par hasard. Sam 12 Mai - 3:06

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L’homme s’approche jusqu’à être à sa hauteur. Ainsi remarque-t-elle à quel point elle peut être petite comparée à d’autres, surtout à des hommes bien inconnus. Mais malgré tout, elle ne se sens pas du tout en danger face à lui. Tout comme elle, s’il est ici, après tout, il ne peut que vouloir du bien, non ? Dès les premières paroles, elle croit reconnaître une touche de chez elle dans un anglais bien connu, jusqu’à réaliser que l’homme a un accent propre à une île cousine à la Norvège ; l’Angleterre. Joli. Un accent similaire, mais portant des différences bien marquées. Il s’incline alors, lui prenant la main et la baisant, plantant par la suite son regard métallique dans le sien saphir et émeraude ; quelque-chose de facilement remarquable. Surtout qu’il semble la fixer directement, oscillant même son attention entre ses deux yeux, comme pour les analyser. C’est bien quelque-chose qu’elle distingue, depuis le temps que les gens le font en remarquant.

La Norvégienne reprend sa main timidement, baissant quelque peu la tête face à sa remarque, ses joues pâles prenant une jolie teinte rougeâtre au fil de ses paroles, de la manière dont il lui donne déjà des surnoms, peut-être aussi la manière dont il lui sourit. C’est entichant, quand même, comment ne pas résister à de telles avances, aussi simples soient-elles, venant d’un homme comme ça ? On ne va pas se le cacher, il semble particulièrement ravissant, peut-être au point où ses yeux sont si pâles, de la manière dont ils font ressortir le reste de ses traits. Dans son sourire timide se forme un petit rire tout aussi gêné alors que lui continue encore dans ses paroles, se trompant de nom. Lena, n’était-ce pas la jeune nièce du Docteur ? Elle en avait vaguement mémoire, de ce nom. Elle se contente tout simplement de faire un signe de négation de la tête, effleurant ses lèvres de ses doigts pour couper un nouveau rire et faire redescendre la chaleur de ses joues.

    « Takk. » Fait-elle, tout simplement par habitude, malgré l’anglais. Un simple remerciement. La ressemblance frappante entre les deux langues ne serait certes pas très dérangeante pour des oreilles non-habituées. Elle continue, inclinant la tête vers la droite. « It could have been a good guess, but it isn’t. My name is Kaja. It’s nice to meet you, Gavin. »
      v.f. : Merci. [...] C'aurait pu être un bonne supposition, mais ça n'est pas le cas. Mon nom est Kaja. Heureuse de faire ta connaissance, Gavin.


La pointe d’accent alors qu’elle prononce son nom la perd dans ses pensées un bref moment. Gavin. Étrange comment le nom sonne comme cadeau, en Norvégien. À cette remarque, la jeune femme ne peut s’empêcher d’esquisser un nouveau sourire, étouffant un petit rire amusé. Quelle sorte de présent pouvait bien être cet homme, à la gentillesse sans égale (à ce qu’elle pouvait constater) et avec de si bonnes manières de gentleman ? Cela reste à voir encore pour la jeune femme, qui ne peut s’empêcher cependant de replacer un peu distraitement la bandoulière de son sac sur son épaule, le regard subitement ailleurs, sur la grande végétation, sur les feuilles et les animaux qu’elle pourrait rencontrer dans le bois, quelque-part au-dessus de sa tête.

    « I just arrived in the rocky plains, a few kilometers away. This world is splendid, don’t you agree? I wonder what the fauna will look like. »
      v.f. : Je viens d'arriver des plaines rocheuses, à quelques kilomètres de là. Ce monde est splendide, n'est-ce pas ? Je me demande à quoi la faune va ressembler.

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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Toutes les rencontres se font par hasard. Mer 16 Mai - 23:44

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Gavin Matthew - R.I.P.

« It could have been a good guess, but it isn’t. My name is Kaja. It’s nice to meet you, Gavin.

Ça m’avait momentanément pris au dépourvu, non seulement ce n’était pas Lena…Mais ce n’était pas Félicie non plus ! Kaja- Kaya- c’est un joli nom, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit le sien. Donc elle était arrivée après moi ? Dans les deux derniers jours ? Au moins le docteur semble s’activer ! De ce que j’ai compris, il a mis du temps à faire quelques choses entre nous et les deux autres filles – c’est quand même un boulot compliqué que de diriger à distance la construction d’une nouvelle civilisation tout en ayant l’air d’un parfait chien de l’état productif, sa lenteur est compréhensible – enfin passons, sinon j’étais ravi de sa timidité, du rouge qui était monté à ses joues, du léger rire qu’elle n’avait pu retenir… Tout cela n’avait pu que dessiner sur mon propre vissage qu’un radieux sourire.

-Well…It’s nice…but O really nice to meet you too, Kaja *Dis-je d’une voix douce et plus suave que je l’avais moi-même prévu. Et son prénom se prononce bien aussi et Dieu seul sait combien il est important pour moi de bien prononcer les prénoms! Kah-Ya, c’est court, féminin et mignon…Facile à retenir aussi !

La jeune blonde confirma mon hypothèse en parlant du champ de pierre d’où elle arrivait. D’où elle venait et d’où elle avait rencontré le docteur était ce qui pesait d’avantage ma pensée, par contre. De son accent il était évident qu’elle ne faisait pas simplement partie de son voisinage, comme moi elle venait de l’Europe, la pauvre avait-elle connu un sort semblable au mien ? Était-elle aussi ici car elle n’avait point d’autres refuges ?

-Yeah…That field of rocks...I was there too a couple of days ago, then I went to some sort of… little sea - Moment où je commence a trouver mon étourderie gênante - And then I discovered some kind of shiny stones and…- Ouais, vraiment gênante- And then I found You! –Sur un ton plus joyeux - best find for now, if I may say...-Soudainement beaucoup plus “flirty” -But I was actually looking for the other girls, Lena and Felicie...I guess we'll...hum...perhaps go looking for them together...? * Finis-je en lui tendant galamment mon bras, l’invitant à illusoirement s’y appuyer.

« I wonder what the fauna will look like. » Enchaîna la petite blonde avec un soudain air rêveur.

- Well...Commençais-je, avide de trouver quelque choses pour lui plaire- ou pour lui remonter le moral si celui-ci était aussi bas que le mien malgré son jovial-, I have seen some little beasties around, not a lot and most of them were so quick that they were just a flash to the corner of my eyes… (Moment de silence) Otherwise I found lots of pretty sea shell! *Dis-je d’une voix douce en fouillant subtilement mon sac de ma main non utilisé, j’en sortis une poignée de petits coquillages aux formes et aux couleurs variées et les lui présenta.

Elle avait pris mon bras et je l’avais gentiment dirigée vers où je savais le champ être. Comme j’avais déjà essayé le nord et que nous étions à l’ouest, le sud, plus dégagé que l’est était sans doute la meilleure direction. J’espérais cette fois-ci trouver les filles, mais si elles étaient déjà partie loin, ça allait être un problème et il serait plus sage pour nous de nous installer plus près du site d’arrivée…si toutes fois les arrivées se font au même endroit, qui sait : peut-être le point d’arrivée change-t-il avec les jours et que le laps de temps plus court entre nos envoyées est la seule raison de notre heureuse rencontre – oh, mais cette éventualité est quand même plus plaisante en sa compagnie que seul, si je puis dire -

La lumière entre les arbres devenait de plus en plus présente : nous allions mettre le pied hors du bois d’un moment à l’autre et faire face à un soleil de midi plombant.





* Et bien…C’est un plaisir…mais un O combien plaisant plaisir de vous rencontrer, Kaja.

* Ah oui, ce champ de pierres. J’y étais il y a quelques jours…Puis je me suis retrouvé près d’un genre de…de petite mer…Et ensuite j’ai découvert d’étranges pierres brillantes et…..Et après je vous ai trouvé, vous ! Ma meilleure trouvaille pour l’instant, si je puis dire.
Mais en fait je cherchais les autres filles, Lena et Félicie…J’imagine que…peut-être pourrions-nous aller les chercher ensemble ?


* Eh bien […] J’ai aperçu quelques créatures, pas beaucoup et la plupart était si rapide qu’ils n’étaient que des lueurs visibles du coin de l’œil […] Mais sinon j’ai trouvé plein de coquillages !





. . . . . . . . . . . . . Meh.


Dernière édition par Gavin Matthew le Lun 5 Nov - 19:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Toutes les rencontres se font par hasard. Ven 25 Mai - 17:05

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Il lui tend son bras. Au début gênée par ces paroles toujours aussi jolies, la Norvégienne ne peut s’empêcher de lancer un petit rire, avant de revenir à son côté joyeux habituel. Gaiement, grand sourire aux lèvres, sourire presque enfantin, elle s’empare de son bras ; ils se mettent à marcher. Quel homme charmant ! Rares étaient les fois où Kaja avait pu rencontrer un tel homme. Habituellement, enfin, dans sa faculté et les autres visitées, les mâles se faisaient plutôt hautains – et pas que les animaux, entraînés pour paraître le plus menaçant possible ! Jamais avec elle, par contre, pour les bêtes. Mais pour les humains… Ouf !

L’homme la fait rire. Dans son sens bien lunatique du terme. Il semble tout aussi fasciné, si ce n’est même beaucoup plus, pour tout dire, qu’elle face à ce Nouveau Monde. Il le démontre avec un certain embarrassement. C’est ce qui la fait rire, en somme. Mais évidemment, comment ne pas jeter un coup d’œil dans un monde aussi nouveau, aussi frais, aussi… Merveilleusement beau ? Les endroits qu’il décrit très brièvement ne font que repasser dans la tête de la jeune femme. Une mer ? Vraiment ? Des poissons ! Il devait y avoir quelques poissons, non ? En espérant qu’ils soient comestibles. La jeune femme ne manquerait pas un dîner poisson pour rien au monde.

Quelle question !

Parfois, les hommes étaient plus imprévisibles que ces bêtes dont elle connaissait tout le comportement. Étrangement. Ce qui ramène la jolie blonde à sa réflexion d’il y a quelques minutes, alors que le gentleman répond à sa question. Des petites bestioles toutes mignonnes sillonnaient les coins ? Oooh ! Son sourire déjà grand semblait reprendre plus d’ardeur. Cette petite nouvelle pouvait en dire très gros ; si dans cette forêt les créatures étaient petites, il ne devait pas y avoir grand prédateur pour les capturer, ou au contraire, elles devaient avoir un très bon moyen de défense contre une quelconque menace. Oh, tant de choses à apprendre et à explorer ! Ce fut cependant la vue des coquillages, tous aussi impressionnants les uns que les autres. Elle fut prise d’une nouvelle vague d’excitation en les voyant.

    « Wow ! These are wonderful. I wish I would know what kind of little critters may live in these.. »
      v.f. : Wow ! Ils sont superbes. J’aimerais bien savoir quelle sorte de crustacés peuvent y vivre.


Ils pourraient même être comestibles. Des fruits de mer. Hmm. Elle se perd une nouvelle fois dans son petit monde, avec un soupir. Toutes ces nouvelles choses n’auraient certainement aucun moyen de la fasciner. Et en plus, faut dire qu’elle se trouve en jolie compagnie…

Ils reviennent plus près de la lisière, jusqu’à remettre les pieds dehors. Près du champ de pierres, à perte de vue à un moment plus rapproché. Kaja se perd dans les herbes une nouvelle fois et ne peut s’empêcher de prendre une grande inspiration, fermant les yeux et levant doucement la tête pour laisser le vent danser dans ses cheveux. La nature. La nature, encore et toujours celles-ci. Évidemment qu’elle aime la nature, et ça ne changerait certainement pas pour l’instant. Elle cache une envie profonde de gambader, peut-être un peu trop joyeuse pour le moment – seulement une impulsion, cependant, pour retourner son regard d’émeraude et de saphir sur le jeune homme, lui souriant de plus belle alors qu’ils marchent – vers où, en fait ?

    « So, what did you do, back in the … Old world ? »
      v.f. : Alors, que faisais-tu, avant, dans le… Vieux-monde ?


Son ton curieux perce l’atmosphère silencieuse. Puis, un petit cri d’un oiseau jovial qui s’envole de la forêt. Elle le regarde voler avec fascination – un spécimen assez coloré. Étrange dans un endroit non-tropical, mais que peut-on dire d’un monde dont on ne connait rien encore ?
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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Toutes les rencontres se font par hasard. Mer 30 Mai - 17:06

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    Gavin Matthew - R.I.P.

    Comme moi, cette demoiselle semblait passionnée par cet endroit nouveau : elle s’était émerveillée à la vue des coquillages- ce qui me mis bien en aise- et se questionnant immédiatement sur leurs habitants possibles :

    « Lots of really colorful sea snails, or so I've seen. Didn't picked up any : Didn't want to bother them...but no one’s gonna care about those. * » Dis-je en resserrant rapidement les jolis coquillages ; je n’avais pas vraiment vu de crustacés, mais je n’avais pas cherché très loin non plus. La mer c’était bien : je n’avais jamais vu la mer auparavant – mais O que je l’avais sentie alors où j’étais enfermé dans cette boite, dans ce bateau, alors où je me rendais chez le docteur. Une odeur salée, putride sentie de la cave d’un vieux bateau de transport, ici par contre, l’odeur salée était douce et agréable -

    Nous nous approchions du champ…Voilà, nous y étions : le soleil était puissant et chaud pour ce printemps encore jeune – si toute fois, c’était ici aussi le printemps comme dans l’autre monde et non plutôt l’été ou je ne sais quelle autre saison régissant ce Nouveau Monde-. Il me semblait alors apercevoir au loin vers l’est, la bride d’une légère fumée. Était-ce là le produit de mon imagination et des légers nuages vaporeux dont le ciel était de parts et d’autres couverts ? Ou était-ce plutôt là la trace d’un feu et donc d’une autre présence humaine ?

    « So, what did you do, back in the … Old world ? »

    -Oh well...I was a doctor- I still am, of course- , a doctor who come from the people, for the people. My cousin teached me... trained by the state, he was. Je pris une pause, prenant une grande inspiration, appréciant le parfum serein des feuilles, de l’écorce, des herbes humides et des diverses fleurs nous entourant. « I was happy...Then my family got killed and here I am ! What about you, what kind of past brought you here? *»

    J’avais répondu sur un ton jovial, sans laisser transparaitre ce que j’en pensais réellement : avant de partir de chez le Docteur, je m’étais promis de ne plus m’en morfondre, enfin...De ne plus m’en morfondre en public : la douleur et la rage, elles étaient toujours bien là ; mon cœur gardait cette plaie béante, plaie que je ne devrai pas laisser venir gâchée mon devoir de guérisseur si d’aventure je devais soigner un soldat de l’état. Mais plutôt que de méditer afin de pardonner, je priais simplement pour ne jamais devoir le faire.

    Pour être ici, pour avoir connu le docteur, elle ne devait pas avoir eu une vie rose –sinon, pourquoi l’avoir quittée ?- ou bien le docteur a peut-être dans l’idée d’envoyer des collègues aussi, des scientifiques et des médecins diplômés mus par l’envie de la découverte. Me semble-t-il, n’aurait-ce donc pas été plus facile, pour son idée de civilisation nouvelle, d’envoyer uniquement des scientifiques hors paires et des guerriers surpuissants? La progression aurait, il me semble, été plus rapide. Oh oui : il doit garder se projet secret ! Assez de disparues pour rebâtir un monde, des disparues faisant parti de son entourage porche finirait immanquablement par le faire se faire arrêter et donc stopperait le projet Terra Nova ; les disparues devraient passer inaperçues, comme moi dont les motifs de disparition étaient expliqués – mais pas excusé- par la perte de ma famille et la menace d’être retrouvé pas leurs assassins. Nous verrons, nous saurons, passons donc…

    Nous avancions calmement dans le champ dont les herbes de plus en plus hautes rendaient cette d’abord gracieuse promenade de moins en moins élégante. Les premiers grands rochés approchaient lentement notre vue et la lointaine fumée se dessinait hors des nuages.






* Plusieurs limaces très colorées, de ce que j’ai vu. Je n’en ai pas ramassé : je ne voulais pas les déranger…Mais personne ne sera dérangé pour ceux-là.

* Oh bien…J’étais guérisseur – évidemment, je le suis toujours- Un docteur venant du peuple pour le peuple. Mon cousin m’a enseigné, lui avait été formé par l’état. […] J’étais heureux…Et puis ma famille s’est fait tuer et me voilà ! Et vous, quel genre de passé vous à mener ici?


. . . . . . . . . . . . . Meh.


Dernière édition par Gavin Matthew le Lun 5 Nov - 19:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Toutes les rencontres se font par hasard. Mer 13 Juin - 23:03

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Des escargots colorés ! Oh, Kaja se les imagine, ces petites créatures, dans leurs coquilles, toutes gluantes et jolies. Elle sourit. Les coquillages étaient tout de même gros, pour certains, et petits pour d’autres. L’écosystème semblait bien vivant, de quoi se réjouir dans un endroit comme ça. Un monde nouveau dans lequel elle pourrait tout explorer sans que l’Homme et sa technologie vienne s’en mêler. Un nouveau départ qui allait être à la fois excitant et tellement, oh tellement enrichissant ! Elle respire un autre bon coup, ses pas foulant le sol doucement dans des bruits bien caractéristiques. Elle replace une mèche de cheveux derrière son oreille et sourit doucement.

Vieux-monde, nouveau-monde. D’une manière, c’est encore étrange, à dire, à penser, à croire. Elle vient d’arriver, après tout. Sans blessures ni rien, safe and sound ! Étrange de croire qu’elle ne se trouve pas sur Terre, mais en même temps, tout semble avoir cette différence étrange avec le monde dans lequel elle se trouvait, seulement quelques heures plus tôt. Ils marchent doucement vers un endroit inconnu, sans trop savoir où aller, par où il faut retrouver les autres. Ils marchent là, silencieux pendant un moment, alors qu’il ne répond pas. Peut-être qu’une simple fraction de seconde qui s’étend entres les herbes hautes et le ciel bleu, où, poussés par la brise, les brins verts descendent et remontent dans des vagues qui ressemblent étrangement à ceux de l’Océan. Nouveau-monde. Nouveau départ. Nouvelle vie. Nouveau combat. Et tant de choses. Elle le regarde de ses yeux dépareillés et sourit timidement alors qu’il répond. Ah, un médecin ? Ça se rapproche amplement de son propre métier, ça ! Elle sourit de plus belle, hochant la tête pour signifier qu’elle comprend bien (on sait jamais, peut-être aurait-il pu penser que son anglais n’était pas totalement à point avec sa pointe d’accent Norvégien.), continuant d’écouter attentivement.

Mais son regard prend une autre teinte alors qu’il continue de parler, sourire aux lèvres, d’un massacre familial, presque sans émotion. Ou bien c’est ce qu’il veut laisser croire. Mais ses yeux trahissent un peu ses intentions – l’empathie, ça existe, et elle l’a un peu, s’entend, pas qu’avec les animaux. C’est horrible de devoir passer au travers tout ça. Surtout que lui il semble plus près de sa famille qu’elle ne l’a jamais été.

    « Oh, that’s awful. I’m sorry. »
      v.f. : Oh, c’est horrible. Désolée.


Elle se sent mal Kaja. D’avoir posé cette question. Mais enfin, elle ne pouvait pas savoir. Elle ne fait que changer de sujet comme lui l’a fait si habilement en lui renvoyant sa question.

    « Well… I was never really close to my family. My father was an Orphan and my mother believed way too much in the ideology those guys had… So my father sent me there at a very young age… And I worked for those bastards. I was a vet. Cared a lot for the animals. Couldn’t take any more of what they were doing… So I went in the Resistance… And met that guy… And… And now I’m here. That’s my life in a nutshell. »
      v.f. : Eh bien… Je n’ai jamais vraiment été proche de ma famille. Mon père était un Orphelin et ma mère croyait beaucoup trop à l’idéologie que ces mecs avaient… Alors mon père m’a envoyé là quand j’étais vraiment jeune… et j’ai travaillé pour ces bâtards. J’étais vétérinaire. M’occupait beaucoup des animaux. ‘pouvais plus en prendre de ce qu’ils leurs faisaient… Alors j’ai joint la Résistance… Et j’ai rencontré ce mec… Et… Je suis ici. Voilà le résumé de ma vie.


Elle ponctue ses paroles de gestes, de mouvements de main, de tout ce qu’elle peut pour bien se faire comprendre, avant de le regarder et de lui sourire une nouvelle fois d’une manière timide. Elle se sent encore mal, mais elle ne va pas le montrer. Plutôt passer au travers.

    « Oh ! »


Sous ses pieds, une créature se sauve. Oups. Elle l’a dérangée, la pauvre. Et celle-ci se sauve entre les herbes hautes. Elle n’aura pas eu le temps de l’apercevoir. Tristesse. Oh, elle aura tout le temps de les dessiner et de les étudier un autre jour. Maintenant… Ils doivent partir et trouver les autres, qui doivent déjà être établies quelque-part, avec chance.
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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Toutes les rencontres se font par hasard. Dim 1 Juil - 10:00

Pionnier
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Gavin Matthew - R.I.P.
    D’abord elle avait semblé intéressée par ce que je lui disais : le mot ‘’docteur’’ avait provoqué une étincelle dans ses yeux. Son visage c’était ensuite lentement décomposé dans une expression inconfortable et triste à la fois.

    « Oh, that’s awful. I’m sorry. »

    Je la contemple, un poids au cœur, une boulle dans la gorge, mais en même temps je ressentais un amusement déplacé : une sorte de plaisir malsain à la voir ainsi mal à son aise. Il semble que de sortir d’une épreuve comme celle dont je sors ne laisse pas sans traces. Du coup, réalisant ce ‘’ vice’’ j’ai ressent envers moi-même une soudaine répugnance.

    Gros mélange de sentiments et de sensations toute plus complexe les une des autres, au final. Je crois que le sujet de ma famille devra rester sous silence autant que possible si je tiens à garder ma santé d’esprit.

    -They'll never come back, so there is no need to talk or to be sorry about it… *
    Dis-je d’une voix qui sonna doucereuse – douce, mais désagréable- à mon oreille. Moi qui m’étais promis de ne plus jamais m’en morfondre, voilà que je me retrouvais littéralement dans tous mes états : ce que je venais de dire tout haut était vrai…Autant simplement ne plus jamais remettre le sujet sur la table et passer à autre chose.

    Comment faisait-il, ceux qui après la mort tragique de proches, se devaient de vivre dans le même monde, dans le même pays, dans la même maison ? N’en suis-je pas plus pitoyable? Je suis carrément dans un Nouveau Monde et pourtant j’ai encore du mal.

    Ça va me passer. Ça doit me passer.

    Puis fut son tour de me résumer sa vie. Vétérinaire ? Nous sommes de professions semblables, quand même : ont charcutent des choses afin qu’elles aillent mieux ! Humain ou animal, c’est pas mal la même chose…

    Dans les premières secondes ou mon cerveau comprit qu’elle avait été entrainée par l’état, il y avait eu un flou dans mon esprit, bang, comme ça, tout à off. Mais son aversion envers ses ex-supérieurs et le fait qu’elle ait rejoint la résistance avait rapidement balayé se malaise : tous les orphelins n’étaient pas mauvais ! Mon père et mon oncle avaient été de braves hommes, tout comme le sont Rory et Karl. Ceux qui posent problème sont plutôt ceux qui y croient, ceux qui sont à fond avec le régime, les idiots qui ne font qu’exécuter les ordres, mais qui n’ont jamais tenu un raisonnement logique -encore moins étique- de leur pauvre vie et qui se croient ainsi en droit de prendre celle des autres.

    Non, elle, elle est bien gentille. Et mignonne. Surtout mignonne.

    Nous avancions dans le champ, je n’étais plus trop certain d’où nous étions rendus, je ne me consentirais pas vraiment sur la route. Mes yeux l’observaient, elle, alors qu’elle me parlait et mimait sa vie.

    - Well, your life was much sadder than mine, in some ways *

    Dis-je pensivement, les yeux dans le vague, la tête dans les nuages, l’esprit dans la lune. Mais quand même : moi j’avais connu le bonheur d’avoir une famille et des amis, la séparation en fut peut-être plus horrible, mais jamais je n’ai même songé avoir préféré ne jamais les avoir connus. Une vie froide et sans amour, n’était-ce pas là le pire?
    …Oh bien, si elle a besoin d’amour, je veux bien lui en donner, moi.

    Un léger sourire se dessina à mes lèvres alors que je longeais, toujours perdu dans ma tête, sa silhouette du regard ; je ne sortis de cette indolence que lorsqu’elle s’exclama – et s’arrêta- . Mon œil fut tout de suite attiré par ce petit éclaire dans l’herbe, puis la zébrure dans les hantes herbes qui s’éteignit après quelques mètres. -le fait qu’elle soit vétérinaire expliquait soudainement pourquoi elle était si curieuse quant aux animaux, quand j’y pensais !-

    «It looks like that the other’s camp is over there» Dis-je en pointant soudain la direction d’où venait la fumée «All that smoke…Couldn’t be produce all by itself…Sooo! Do we go and check or would ya prefer to get lost in the wood with me for a little bit longer?» * Viens-je lui susurer à l’oreille.





* Ils ne reviendront jamais, donc il n’y a nul besoin d’en parler ou de s’en sentir désolé…

* Eh bien, votre vie ne fut pas bien plus rose que la mienne, en un sens…

*Il semble que le camp des autres soit là-bas. […] Toute cette fumée…Elle ne peut pas s’être produite toute seule… Doonnc ! Va-t-on voir ou préféreriez-vous venir vous pendre dans les bois ,avec moi, un peu plus longtemps?


. . . . . . . . . . . . . Meh.


Dernière édition par Gavin Matthew le Lun 5 Nov - 19:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Toutes les rencontres se font par hasard. Jeu 5 Juil - 1:14

Actual Disney Princess
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C’est horrible de penser à un massacre. De penser que tous ceux pour qui tu tiens sont morts, devant tes yeux ou près. Elle ne sait trop, mais seulement la mort l’attriste. Kaja a du ressentiment. Pourtant, elle ne peut s’empêcher de se demander ce que c’est réellement, une famille qui aime, une famille qui encadre réellement son enfant – et qui ne l’envoie pas à un trop jeune âge dans un camp pour qu’elle ne les voit presque jamais. Qu’une relation presque seulement professionnelle ne les unisse. De les voir partir, de les quitter, pour elle, n’avait pas été quelque-chose qu’elle regrettait et elle ne les manquerait certainement pas. Ses parents n’avaient jamais réellement vu à ses besoins et ne l’avaient pas élevée avec amour, mais plutôt avec conviction qu’un jour, elle deviendrait elle aussi quelqu’un d’endoctrinée. Un soldat. Un pion dans la nation. Comme si ses parents n’étaient que des robots et elle une jeune colombe tentant de se sauver de ce monde trop contrôlé. Et c’est en écoutant ses paroles qu’elle ressent plus encore de remords face à ses paroles – qu’un certain manque peut même se voir. Car même si elle sent sa douleur, elle ne peut comprendre – et ne pourra certainement jamais comprendre – comment c’est de réellement aimer des membres de sa famille de cette manière.

Elle avait vu cette certaine étincelle, peut-être la même, alors qu’elle lui avait dit qu’elle était vétérinaire. D’une certaine manière, ça lui faisait du bien de se retrouver avec quelqu’un qui avait une profession fortement semblable à la sienne. Comme si elle n’était pas totalement dépaysée, finalement, et qu’elle pouvait parler de trucs techniques d’une manière plus précise sans devoir tout expliquer pour se faire comprendre. Maintenant, elle en était assez convaincue, ils allaient bien s’entendre. Enfin, c’est ce qu’elle aimait penser en ce moment, car rien de plus que cela ne pouvait lui remonter le moral, elle, Norvégienne entourée de nature et d’animaux, dans son domaine, complètement dans son domaine. C’est après le résumé de sa vie qu’elle s’étonne de ses paroles.

Plus triste encore que la sienne ?Qu’est-ce qu’il peut y avoir de plus triste que de perdre sa famille, tout ce que tu tiens ? Elle n’avait pas d’attache à l’Ancien Monde, rien qui aurait pu la retenir, rien qui aurait pu lui dicter de rester sans qu’elle ne puisse partir. Elle n’avait aucun regret à se retrouver ici et à risquer sa vie pour sauver l’humanité. C’était quelque-chose qu’elle avait pu accepter, car elle était seule au monde et d’être seule au monde l’avait aidé à surmonter la bute. Elle n’avait même pas eu à monter quoi que ce soit. Seulement de continuer à marcher tout droit. Vers une nouvelle vie, un nouveau départ, qui lui permettrait de changer complètement – ce qu’elle espère. Kaja ne remarque pas réellement le manque, car elle a toujours vécu là-dedans, mais il est tout de même vrai qu’elle sent quelque-chose, au plus profond d’elle, qui a besoin d’être comblé, qu’elle a toujours comblé en s’occupant des animaux, qui ont été pendant son enfance et toute sa vie, d’une manière, ses seuls réels amis. Les autres ? Seulement des connaissances, des relations strictement professionnelles, peut-être quelques amis, mais rien de durable, jamais rien de durable. Malheureuse vérité.

Bref. Le regard de la Scandinave s’était perdu sur le petit animal pendant encore une dizaine de secondes – petit animal devenu seulement un souvenir entre les brindilles d’herbe. Elle soupire un peu, se redressant alors qu’elle se retourne, interpellée par la voix du jeune homme, qui était dans ses souvenirs juste à côté d’elle, et maintenant à un mètre derrière pour une raison qu’elle ignorait totalement. Elle suit son doigt du regard pour finalement croiser de ses yeux d’émeraude et de saphir une fine fumée provenant d’un endroit qui ne semble pas très éloigné de leur position de départ – après quelques réflexions, il était même intelligent de poser le camp près de ce qui semblait être le ‘point d’arrivée’ des explorateurs du Nouveau Monde. Elle esquisse un sourire en pensant qu’elle n’aura pas eu à chercher bien longtemps pour le camp – quand un souffle dans son oreille et d’autres paroles lui viennent aux oreilles. Elle frissonne doucement, sentant ses joues s’empourprer de plus belle, tournant son regard dépareillé et puis finalement son visage vers le sien – il s’était vachement rapproché. Presque sans contrainte des barrières personnelles. Elle sourit.

    « Well… I suppose they won’t miss us if we wander a little longer... »
      v.f. : Eh bien... J'imagine qu'ils ne nous manqueront pas si on erre un peu plus longtemps...
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MessageSujet: Re: La forêt rocheuse - Toutes les rencontres se font par hasard.


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