[EVENT] L'été des tortues

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MessageSujet: Re: [EVENT] L'été des tortues Lun 5 Oct - 16:37

Eye Of The Tiger
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Un hurlement me tira de mon sommeil. Ivy ! A peine redressé, je l'aperçue, parfaitement endormie dans son panier d'osier. Un mauvais rêve. Je me laissai retomber sur la paillasse, exténué. Je grimaçai, mon épaule me lançait, me rappelant de la ménager.
La lumière me brûlait les yeux. Quelle heure était-il ? Pas envie de me lever... Je me retournai, rabattant le drap par dessus ma tête, espérant grappiller quelques précieuses minutes. La petite avait mal dormi et de fait, moi aussi. Et pourtant, elle avait eu une belle journée, la veille... Elle avait vu pour la première fois des tortues. Venant du sud, une vingtaine de spécimens avait entamé la traversée du village en direction de la plage. Elle avait pu toucher de tout son soûl les carapaces rugueuses de ces imperturbables reptiles. Quand elle s'était endormie, nous avions caressé l'espoir d'une nuit calme. Mais elle n'avait cessé de se réveiller, hurlant à pleins poumons. Et si les cris cessaient à peine mes mains refermées sur elle, ils reprenaient de plus belle dès que je la reposais dans son panier. J'avais pris mon "quart" et assuré, plus ou moins somnolent, de longues heures de murmures apaisants. Maintenant, évidemment, elle dormait comme un ange. Lola a dû l'allaiter avant de partir.
Prenant soin de ne pas faire de bruits, je m'extirpai du lit et passai mon pantalon avec difficulté. Les ablutions matinales achevèrent de me réveiller. Ce ne fut qu'alors que je prêtai attention à l'étrange rumeur qui bourdonnait dehors. D'ordinaire, le village était vide à cette heure, plus animé par les rires des enfants que par le tumulte de l'activité. Je tirai la porte.

Et me retrouvai nez à nez avec une tête écailleuse aux yeux calmes, plus profonds que les eaux sombres du Grand Lac. Derrière cette tortue, il y en avait une autre et une autre encore, et cela continuait à perte de vue, une mer de carapaces. Interdit, je restai là, les yeux plongés dans ceux du gigantesque reptile. Si sa tête était à hauteur de la mienne, sa carapace atteignait presque mes hanches. J'aurais aisément pu me hisser dessus. Je tendis mon bras valide et apposai ma main contre son long cou rugueux, empreint d'une humilité que je ne me connaissais pas. Du bout des doigts, je suivis les innombrables plis qui veinaient sa peau comme autant de vestiges du temps passé et des traces de l'immense sagesse qui régnait dans ses prunelles.
Entre ses pattes, une petite tortue tenta d'entrer dans la cahutte. Je la remis gentiment dans le droit chemin avant de retenir un cri. Je gargouillai, à la fois de douleur et de surprise, les cheveux pris dans le bec crochu de la plus grande qui m'avait manifestement pris pour une touffe d'herbe. A l'aveuglette, je tentai de me libérer sans y laisser les doigts, calmement d'abord puis frénétiquement, gagné par une légère angoisse. Mais j'eus beau me tortiller comme un singe, rien n'y faisait, sa mâchoire ne se desserrait pas d'un centimètre. Arc-bouté contre les murs de l'abri, me voilà résistant aux mouvements qu'elle imprimait à ma tignasse, quitte à y laisser un scalp. Et quand elle lâcha enfin, emportant tout de même une belle mèche, je manquai de m'étaler au sol. Je m'empressai de pousser la porte, repoussant encore une tortue (la même ? je n'aurais su le dire) pour la débloquer. A peine était-elle fermée qu'un coup sourd y cogne. Mon cœur palpita, son battement se répercuta tout le long de mon bras droit. L'abri n'était pas de taille pour lutter si la plus grande s'y attaquait. De l’œil, j'avisai le baudrier d'Ivy. Ni une ni deux, je l'enfilai et y glissai précautionneusement le poupon encore endormi avant de la déplacer dans mon dos pour être libre de mes mouvements.

Maintenant, sortir. J'inspirai lentement. Et sorti, renfermant la porte aussi vite, la bloquant au mieux avant d'escalader la première carapace venue. Cette nouvelle perspective m'appris deux choses : un, qu'elles étaient vraiment partout et deux, qu'elles commençaient à faire des dégâts. Au loin, j'aperçus un petit groupe refermé autour d'Olivier. Je m'apprêtai à les interpeller, souhaitant avoir un aperçu plus précis de la situation quand Pilar me passa devant, agrippée de son mieux à la tortue qu'elle chevauchait. Pas paniquée, elle semblait pourtant en piètre posture. Veillant à ne pas laisser mon petit bout de chou à la portée d'un bec, j'entrepris de la rejoindre.
L'exercice, plus facile à dire qu'à faire, s'annonça même assez périlleux. Passant de carapace en carapace quand le plus simple n'était pas de les contourner, il me fallut faire attention car toutes ne n'étaient pas égales sous mes pieds ! Toutes étaient dissemblables, l'une large, l'autre étroite, huileuse, crochue, pentue ou plate, coupante ou douce...

« Poussez-vous !! »

Le cri me fit perdre l'équilibre, que je récupèrai tant bien que mal en moulinant à tout va du bras gauche, penché en avant avec la sensation de faire face au précipice. Dans mon dos, Ivy s'était réveillée, surprise elle aussi et s'agita à son tour. Je la passai sur mon torse histoire qu'elle ne panique pas - le pire aurait été qu'elle crie - mais ce furent de grands yeux calmes et curieux qu'elle posa sur moi. Tant mieux. Restreint en amplitude de mouvements, je repris tout de même ma progression.

« Hé Pilar ! Do you love your little dragon ? » criai-je dans le vent.(« Tu aimes ton petit dragon ? »)
.



Dernière édition par Théodore Lefaucheux le Sam 9 Juil - 13:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [EVENT] L'été des tortues Mar 13 Oct - 3:54

Je suis mère des terres fertiles, j'accueille en mon sein celui qui y chasse
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La digue qui avait longtemps servi à retenir sa rage accumulée avait cédé. Au début, ce n’avaient été que de simples gouttes renversées par impuissance, une bruine par résignation, une pluie d’injustices et finalement, un ouragan d’interdictions. Sous tant de pression, il n'était pas étonnant que la digue ait finalement rompu.

À grand coup de hache, Émilie démembrait et mutilait les petites tortues, soit trop lentes, pour fuir, ou sinon trop inconscientes du danger pour avoir peur. Une tornade de force majeure dont les vents emportaient des coups de hache meurtrière. Comme une héroïne de conte, elle lassait sur son passage des traces, seulement en échangeant les miettes de pain contre des membres détachés et ensanglantés de tortues sur un chemin inondé d'eau rouge : à la fois signe de vie, signe de mort. Le liquide vermeil aura coulé dans les deux camps : son fils aura versé son sang, mais nécessairement, il coulait plus dans le leur quand dans le sien.

Peu avant que le vent souffle, l’océan tempétueux de son regard avait convenu avec celui, sombre et calme, de l'homme qu'elle avait tant vu, mais à la fois si peu, de prendre soin de la brise qui hurlait encore de douleur, mais qui peu à peu se calmait.

Épuisée, ses muscles douloureux, elle se calmait à son tour en écho à son fils. La digue avait déversé son flot de rage. Bientôt elle serait reconstruite, mais seulement pour contenir les eaux noires de rancœur, attendant la prochaine tempête pour se vider de nouveau. Le souffle court, de longues mèches imbibées de sueur collées à sa peau, la rousse contemplait son œuvre macabre.

Indifférentes à son élan de rage, à tout le sang de leurs sœurs qui parsemait leur chemin de croix, les tortues marchaient et avançaient, parfois en contournant les membres des défuntes, parfois en les escaladant, mais pour elles une évidence s’imposait : tout ceci était parfaitement normal. La loi de la nature.

►Essayer de tuer une tortue de petite taille avec l’aide d’une hache.



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MessageSujet: Re: [EVENT] L'été des tortues Mar 13 Oct - 17:34

Je suis le son que personne ne fait, je suis l'ombre dans la nuit, et le vent dans tes cheveux
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Vous avez essayé de tuer une tortue de petite taille avec l’aide d’une hache :

Contrairement à ses sœurs qui avaient été déchiquetées sans trop de mal lorsque la hache avait rencontré leurs membres ténus, votre dernière cible aura eu le temps d’aller se cacher dans sa forteresse d’écailles. Elle était d’autant plus solide pour une si petite créature, tellement qu’à son contact, la hache se brisa. Pour être précis : la tête de la hache, fragilisée par son utilisation passée, s’évada des liens qui la retenaient sur son manche de bois, et en réponse à l’impact, la lame vola rejoindre le sol, son tranchant s’enlisant cruellement dans le sol meuble.

De votre côté, le choc vous prend par surprise : vous tombez par en avant, vous écorchant les genoux et les coudes.


Art by koyamori.
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MessageSujet: Re: [EVENT] L'été des tortues Mer 28 Oct - 19:25

Faire tenir l'infini dans la paume de la main, et l'éternité dans une heure
Féminin

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Olivier pleurait dans ses bras, Alex dans ceux de Robin. Cette dernière en avait visiblement déjà trop sur les bras et c’est finalement Orlare qui se présenta à la rescousse.

Lorsqu’Émilie-Anne arriva enfin auprès du petit groupe, Lune tenait entre ses mains un lainage poisseux et la tête inclinée de son fils. Le tissu beige se fleurissait lentement d’un rouge foncé et visqueux. La jeune mère était accroupie devant elle, ses yeux brulants sillonnant ses moindres gestes. Lune en devenait d’autant plus fébrile, cherchant désespérément ce qu’elle pourrait faire de plus pour aider l’enfant blessé, et incidemment, apaiser sa mère.

Elle était elle-même déchirée par les pleurs de son propre enfant qui gesticulait, perché dans les bras d’une étrangère. Elle savait qu’il n’avait pas mal et doutait même qu’il ait seulement été effrayé par les évènements : ses cris faisaient seulement écho à ceux de son ami Olivier. Et bien qu’elle le savait, elle n’avait envie que de le prendre de ses bras et l’éloigner de la cohue reptilienne.

Émilie-Anne se sépare d’eux pour laisser place à un mystérieux personnage. Lune n’avait pas manqué de le remarquer au village. Il y avait quelque chose dans son apparence et sa stature qui lui était magnétique. Elle ne le connaissait pas vraiment, mais Émilie-Anne semblait entretenir avec lui un lien particulier. Elle se rappelle toutefois, alors que la jeune mère s’éloigne avec une hache, qu’on avait dit de cet homme qu’il était médecin… ou quelque chose comme ça.

Elle confiera le petit à Terrence, ce qu’il accepte sans prière. Elle ne peut toutefois pas les laisser derrière elle pour s’occuper de son propre poussin et reste, sans grande motivation, auprès d’eux. Alors que l’enfant se calme lentement, sa mère au loin s’emporte avec grand fracas. Sa hache rencontre sans pitié les membres fragiles des créatures, la scène est morbide et grandiose, hypnotique. En fait, à tour de tête, elle ne rencontrait que des scènes fascinantes : passé Émilie-Anne et sa hache, des tortues de plus en plus grotesques, puis Lena et Orlare qui agitaient leurs lances, puis la tortue en rut. Juste sous ces yeux, il y avait Terrence qui apaisait comme par magie l’enfant qui pourtant n’avait cessé de pleurer avec elle.

Une tortue ronde s’était glissée dans le groupe humain sous les yeux vigilants des adultes. Elle n’était pas très menaçante, ce qui n’empêcha pas Lune d’aller cueillir Alex des bras de Robin lorsque le chélonien vient se frotter aux jambes de cette dernière. Sans agressivités, elle frottait sa tête sur ses genoux en omettant soudainement de continuer son chemin.

- Attenção, cette tortu‘a t’aime bien.

Dit-elle, à demi amusée par les possibilités incarnées dans ces marques d’affection.
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MessageSujet: Mar 15 Déc - 22:50

Pionnier
Féminin

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Le village est chaotique. Tellement chaotique que j'en ai le tournis. J'ai mal au coeur de toute cette activité. Tous ces cris me blessent au plus profond de mon âme et tous ces petits êtres qui crient pour avoir l'aide des adultes, pour survivre à ce tsunami de tortues. Je regarde la scène se dérouler sous mes yeux et c'est avec intérêt que je vois la femme noire secourir un enfant qui s'accroche désespérément à elle. Mon coeur s'enfle d'un sentiment étrange alors que je prends conscience du désir violent de vivre qui anime les enfants et que j'ai perdu. Un deuxième enfant est secouru par Lune qui tente tant bien que mal de rejoindre l'autre côté du village. Je ne sais pas ce qu'il y a dans cette direction. Je réalise que je ne connais pas le village, et encore moins ses habitants, mais que je souhaite très fort qu'on soit épargné par cette catastrophe naturelle.

Anna n'a pas quitté mon esprit et alors que mon regard suit celle qui sauve les enfants, je cherche aussi ma sœur dans la foulée. Où est-elle? L'ont-ils amené? Je sais que ces tortues sont maléfiques, vilaines, méchantes. La vue du petit être plein de morve sanglotant et saignant à mes pieds confirme mes soupçons et je serre les poings. Les tortues ne peuvent pas attaquer ma sœur et les membres du village puis s'en sortir ainsi, je ne les laisserai pas faire. Nous ne les laisserons pas faire.

L'enfant pleurs toujours alors que je tiens le deuxième qui n'est pas blessé, mais je n'ai aucune idée comme aider. La femme me réclame un bout de tissus, je crois, et je cherche du regard quelque chose qui pourrait aider. Il n'y a pas de tissus propres à l'horizon. Je suis inutile, complètement inutile et le désir de mourir revient avec plus de force. Mes yeux s'emplissent d'eau, ma vision se brouille, Anna me chuchote que j'aurais dû disparaître à sa place. Elle aurait été utile, elle, dans une telle situation. Elle aurait su quoi faire, se serait penchée, l'aurait secouru, aurais su apaiser l'enfant que je tiens. Elle aurait su panser ses pleurs et le rassurer comme elle l'a toujours fait avec moi. À ce moment et pour l'éternité, je ne vaux rien.

Une nouvelle venue sûrement attirée par les cris et les pleurs propose son aide. Je veux répondre, mais aucun son ne sort de ma gorge nouée. Les larmes coulent discrètement sur mes joues alors que je n'arrive plus à les retenir. La femme arrache un bout de ses vêtements et j'ai à cet instant envie de me pendre pour ne pas y avoir penser. Ma douleur s'amplifie alors que je me penche, dépose l'enfant que je tenais, dans l'idée de me mettre en boule et pleurer, mais je croise le regard plein de souffrance de l'enfant estropié et y reste accroché. Je suis subjuguée par ce petit bout d'homme qui hurle, s'agite, cherche à se déprendre des mains de Lune. Cette contradiction vivante, cet enfant qui ne veut pas être touché, qui veut grandir et découvrir, mais qui a besoin d'être réconforté et soigné. Cet enfant qui s'agrippe et repousse à la fois. Je tends une main tremblante vers le petit garçon, effleure sa joue du côté de son oreille valide et je comprends enfin comment je me sens. Je comprends comment il se sent.

Les femmes s'activent sur la blessure de l'enfant que je ne quitte plus des yeux. Lui ne se préoccupe pas de moi, je ne suis que la jeune femme silencieuse et inconnue qui le fixe. J'entoure mes genoux et l'enfant dont j'ai la charge de mes mains et alors les tortues n'existent plus. Il n'y a plus que notre petit groupe dans le monde et tout ce qui nous entoure ne suscite plus d'intérêt pour ma petite personne recroquevillée. Je n'ai toujours pas parlé, j'ai oublié comment communiquer et ce n'est plus le premier réflexe qui me vient.

Je suis soudainement bousculée par une masse humaine qui arrive en trombe. Je tombe vers l'arrière mollement, atterrissant sur mes fesses, mes mains toujours accrochées autour d'Alex. Mon regard se lève paresseusement sur Émilie-Anne qui inspecte Lune sévèrement. Les sourcils se soulèvent au-dessus des mon regard curieux. Qui est-elle, que veut-elle? La panique dans ses yeux m'intrigue et je lui soupçonne un lien de parenté avec le petit garçon à l'oreille déchiquetée. Cette théorie expliquerait pourquoi elle s'empare finalement d'une hache pour frapper les tortues qui passent dans le coin. Mon regard revient vers l'enfant maintenant soigné par Terrence que je continue d'examiner avec un grand intérêt alors qu'on me prend Alex qui pleure toujours. Lune s'en empare et s'en occupe.

L'arrivée d'une autre femme n'attire que très peu mon attention que je reporte immédiatement sur Olivier. Les paroles échangées par les autres que le petit garçon ne m'intéresse pas, je ne les entends qu'à peine, comme des chuchotements lointains qui ne m'atteignent pas. Leur discussion ne me concerne pas, je ne veux pas, je ne peux pas leur répondre. Je ne vis pas dans le même univers qu'eux. Olivier se calme et je peux voir sous mes yeux le miracle du réconfort, alors qu'il cris de moins en mois fort. Il ne se laisse toujours pas franchement toucher à son oreille ensanglantée qui ne saigne déjà plus autant, mais la présence de Terrence le calme, comme elle semble calmer aussi mon angoisse et que je lâche Olivier du regard. Je prends finalement conscience que le monde a continué de tourner pendant que j'observais le petit garçon s'accrocher à la vie. Je remarque aussi une petite tortue qui se frotte contre mes genoux. Une petite tortue que je hais déjà que je veuille tuer à cet instant, mais faute d'arme, je la renverse sur le dos et le regarde cruellement se débattre. Je pourrais la torturer jusqu'à ce qu'elle me dise où ils ont emmené ma sœur. Anna. Ma Anna.

La petite tortue ne s'en sortira pas aussi facilement...
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