Une enfant sauvage dans un monde sauvage

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MessageSujet: Une enfant sauvage dans un monde sauvage Mar 26 Juin - 13:02

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Amber Anderson- R.I.P.

Elle avait tout quitté : son pays, son cheval, ses possessions, son amie, son petit-ami…De toute façon, elle n’avait nulle part où aller. Son petit ami était devenu un homme marié, son amie avait à faire, sa ferme avait brûlé. C’est pourquoi elle avait accepté d’être envoyée dans ce monde parallèle. De toute façon, quelle idée de vivre dans un monde où les orphelins se comptent par centaines ? Non, il valait mieux prendre un nouveau départ.

C’est donc par un enchainement de coïncidences qu’Amber était assise devant le Dr Alan Oliver, un beau jeune homme aux cheveux noirs, semblant légèrement fou mais intérieurement calme et posé. Il lui demanda son nom de famille et son prénom avant de lui faire des test médicaux, chose que Amber n’avait jamais vécu avant et qu’elle trouva bien étrange. Pourquoi diable lui prélevait-il du sang ?

Un problème se posa lorsqu’il voulu tester sa vue. Il la fit s’asseoir sur un fauteuil et lui dit :

« Quelle lettre voyez-vous ? »
Un moment de silence gêné précéda la réponse de Amber :
« Je vois…un triangle avec une barre au centre au lieu d’une barre à la base… »
« Un A donc…très bien… Et là ? »
« …un…pont à l’envers ? »


Le médecin arrêta la diapositive et se tourna vers elle, il la fixa une seconde et demanda :

« Savez-vous lire ? »
« Je dois avouer que je n’en ai jamais eu l’occasion Docteur. »
« Désirez-vous apprendre ? »
« Je dois avouer que je n’en vois aucune utilité. J’espère que cela ne pose aucun problème quant à mon admission dans un monde que la civilisation humaine vient à peine de toucher… » Dit-elle d’un air sarcastique.

Le médecin rit et dit :

« Ne vous en faites pas mademoiselle, vous l’êtes pas la première analphabète à passer ce portail, et certainement pas la dernière ! Continuons ! »

Il reprit le test mais au lieu de lettres, il montra des formes. La vision de la jeune femme s’avéra parfaite. Il lui demanda si elle avait des talents particuliers, elle lui dit qu’elle avait passé un grand nombre d’années à cultiver des champs mais qu’elle n’était pas très douée pour autant ; elle connaissait aussi un art martial ; savait jouer du violon et d’autres choses plutôt inutiles. L’homme sourit et dit que c’était parfait. Quelques heures plus tard, il la fit s’asseoir dans une machine étrange, lui fit prendre quelques médicaments. Lorsqu’il lui tendit, elle les regarda d’un air sceptique et regarda le médecin qui sourit et dit :

« Ne vous en faites pas, ce n’est pas nocif ! »

Après une seconde d’hésitation, elle goba les pullules. Elle ferma les yeux, lorsqu’elle les rouvrit, elle vit une lumière puissante, elle tourna la tête vers le Docteur qui lui sourit avant de disparaître, baigné dans la lumière. Et soudain, elle tomba par terre.

Un bruit de tonnerre raisonna dans le ciel, un arbre tomba au loin. Amber se releva, elle était déjà trempée jusqu’aux os et pleine de boue. Elle regarda autour d’elle : partout autour d’elle, dans la terre et dans l’herbe, des pierres de formes et de tailles différentes ornaient le sol. Elle inspira un grand coup et s’étira sous la pluie. L’air était pur, la pluie était pure, le sol était pur, elle était heureuse.

Amber était trempée jusqu’aux os, ses cheveux et vêtements étaient plein de boue, c’est pourquoi elle retira ses bottes, son chapeau, son veston, sa chemise et son pantalon. Oui, elle était en sous-vêtements, mais après tout, elle était seule, alors qui allait s’en faire ? Elle les posa sur une pierre afin que l’eau les nettoie et détacha ses cheveux qu’elle laissa tomber dans son dos. La pluie fit vite de les laver. Afin d’éviter qu’ils ne soient trop salis par la terre, elle fit une queue de cheval longue, elle trouva d’ailleurs cela «étrange, elle qui n’avait jamais attaché sa tignasse de la sorte.
N’importe quelle personne normale aurait été gênée de se trouver trempée en sous vêtements au milieu d’une zone où tout était visible à l’horizon, mais pas Amber. Les apparences, ça la passait au-dessus. Elle s’allongea sur une pierre plate et regarda le ciel nuageux, laissant la pluie dégouliner sur son visage. Elle se sentait vivante, elle était heureuse.

Elle s’endormit, pourtant, elle n’était pas fatiguée, non, le bien être l’avait faite s’endormir. Lorsqu’elle se réveilla, le sol chauffait sa peau complètement sèche. Elle se leva et se cambra pour faire craquer ses vertèbres. Elle regarda ses vêtements qui étaient déjà secs. Elle les remit en vitesse mais garda ses bottes de côté. Elle s’assit et regarda le ciel qui était d’un bleu parfait. Elle posa sa main sur son dos, la cicatrice qu’elle s’était faite étant enfant vagabond semblait plus à sa place que jamais dans ce monde sauvage.
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MessageSujet: Re: Une enfant sauvage dans un monde sauvage Dim 8 Juil - 14:31

Frostbitten Requiem to a Forgotten Elegy
Masculin


Une Enfant Sauvage dans un Monde Sauvage

STEP TWO.
« Mes bottes écrasent les herbes qui semblent s’étendre à perte de vue, mes yeux suivent le filet de fumée qui spirale dans le ciel tel une bouée de fortune. Le ciel est bleu, l’air est clair, les rayons du soleil me paraissent moins nocifs.
Je crois que l’espace temps séparant notre Monde de celui-ci est totalement différent.
Combien de temps s’est-il écoulé de l’autre côté depuis qu’Oliver m’a projeté dans cette réalité ?
»

-

Depuis combien de temps avançait-il, royalement égaré parmi les hautes herbes et les rochers ? Depuis combien de temps gardait-il les yeux rivés sur le ciel, utilisant le souvenir de cette volute de fumée maintenant disparue pour se guider jusqu’à un endroit colonisé ? Quelques heures, certainement, au vu de tous les dédalles climatiques qui s’étaient posément succédés, comme pour lui offrir un avant goût de ce que lui réservait cet endroit, comme pour lui offrir un magnifique spectacle en guise de bienvenue. Une averse, cristaux diluviens s’abattant sur le sol dans un tambourinement appaisant, s’était profilée quelques minutes après son arrivée, imbibant ses vêtements d’eau et se chargeant de le désorienté totalement. L’Ouest était devenu l’Est et le Nord avait changé de place avec le Sud. Le vent avait laissé les hautes herbes frétiller sous ses bourrasques, balai sordide, mais ô combien enchantant. Ashton, malgré son appréhension à être perdu, aurait aimé avoir un appareil photo pour capturer le moment sur film, pour immortaliser à jamais cette scène. Les éléments se déchaînant avec une douceur inimaginable, la pluie, eau de source plutôt qu’acide, revigorant son épiderme. M’enfin, il aurait tout de même préféré que la petite tempête ait attendue qu’il ait atteint les autres avant de se déclarer, mais il n’avait plus de quoi jouer au difficile. Et l’averse avait réellement été somptueuse, inspirante et magnifique. Une bonne motivation pour solidifier son désir de marcher sur ces terres intouchées. Entre l’incertitude, la déraison, l’espoir et l’avènement. Et heureusement qu’Oliver lui avait filé un sac de cuir animal, laissant l’eau glisser sur le sol sans atteindre le contenu se trouvant à l’intérieur, sinon, les journaux de Kohaku se seraient vu totalement détruit. Et Ashton aurait sans doute perdu la raison avec eux. Sa raison de vivre reposait entre ses pages qu’il n’avait toujours pas eu la force de lire en entier.

Soit. Les lunettes, éloquent subterfuge de son oncle William, reposaient maintenant dans un étui fabriqué à la main, dans les confins du sac. Ses doigts s’étaient fatigués de les essuyer sans cesse durant la courte tempête et il avait préféré les mettre en sureté pour éviter un éventuel bris. Il faudrait faire attention à ses affaires dorénavant. Un accident était si vite arrivé . . .

Le soleil maintenant de retour depuis un bon moment, se chargeait de lentement sécher ses vêtements humides, Ashton continuait de progresser dans une direction aléatoire, ayant la douteuse impression de tourner en rond depuis des heures. Ses phalanges s’attardaient à parts égales entre son pendentif et son foulard, tentant d’instaurer un brin d’assurance à sa contenance, même si personne n’était là pour le voir.

Puis, écartant à nouveau de longs filaments de verdure, se frayant un chemin entre elles, le jeune ex-noble tomba nez-à-nez, ou plutôt nez-à-dos, avec la première forme de vie ( si l’on ignorait les nombreux insectes de toutes sortes ) qu’il avait eu la chance de croiser. À première vue, il s’agissait d’une femme. Blonde, accoutrée dans des loques qui rappelaient l’époque western. Ashton, loin de ses prédispositions rudes habituelles, ne ressentit pas réellement la force d’émettre des critiques mentales à son sujet tant il était heureux de trouver quelqu’un. Un être vivant, pensant, parlant. Ses vêtements étaient la preuve même qu’elle ne pouvait qu’être une envoyée d’Alan Oliver, elle aussi.

Il s’approchant bruyamment pour ne pas l’effrayer, indiquant la tangibilité de sa présence dans une cacophonie d’herbe et de piétinement craquant. Il ouvrit la bouche, se préparant à prendre la parole, lorsqu’une pensée idiote, mais pourtant réaliste, lui traversa sournoisement l’esprit. Il mordilla sa lèvre inférieure, en proie à un questionnement douteux.

Il ne savait trop quel langage utiliser . . .

Ses doigts vinrent tenailler son pendentif, pensivement, alors qu’un silence étrange s’immisçait entre les deux humains provenant de différentes époques. Quelle était la langue la plus couramment parlée à son époque à elle ? En 2030, l’anglais dominait encore les strates, suivit de près par le mandarin, mais . . .

Ashton espérait vraiment qu’elle puisse communiquer dans l’une des langues qu’il connaissait, craignant que la barrière de la compréhension vienne balayer son arrivée d’un halo désespérant d’incompréhension. Il se trouvait déjà perdu au beau milieu de, littéralement, nulle-part ; était-il réellement nécessaire de rajouter un mur linguistique au tout ? S’ils ne pouvaient communiquer, il serait plus ardu de faire équipe et de trouver l’ébauche de civilisation présente. Soupir.
D’abord l’anglais, son dialecte maternel. Ensuite, si elle ne comprenait pas il poursuivrait avec le français, puis le japonais. Et en cas de code rouge, il tenterait de lui balbutier quelques paroles dans l’une des langues qu’on avait tenté de lui imposer sans grands succès. Sacha espérait vraiment ne pas avoir à user de ces langages non-maîtrisés.

Il ouvrit de nouveau son orifice buccal.

« Hey. You ! Were you sent by Doctor Alan Oliver ? »

Son visage exprimait une incertitude rongeante, observant les traits de la dame dans l’attente de sa réaction. Allez, allez, comprend ce que je dis, je t’en pris. Je partagerai même mes rations avec toi si tu me comprend. Allez, Bumblebee.


-

Spoiler:
 



I'll Always Strive to Shine for You.
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MessageSujet: Re: Une enfant sauvage dans un monde sauvage Mer 31 Oct - 14:08

Je suis le son que personne ne fait, je suis l'ombre dans la nuit, et le vent dans tes cheveux

Arpentant les cieux depuis un bon nombre d'heures, un majestueux volatile au plumage translucide au travers duquel on peut apercevoir son squelette, rappelant fortement un vautour, remarque la forme de deux mammifères mal dissimulés à l'Est du Champ de Pierres. Saisissant l'opportunité, il il pique une descente rapide jusqu'à la créature au pelage doré et la choppe entre ses serres pour ensuite la ramener dans son nid en bordure du Canyon Abrupt.

-> Amber Anderson doit donc poursuivre son rp au Canyon Abrupt en espérant que quelqu'un la trouve ! Elle a soit la possibilité de composer un post-unique expliquant comment elle s'est tiré de là pour ainsi recommencer un nouveau rp ailleurs ou elle peut être trouvée par un autre joueur dans le Canyon.


Art by koyamori.
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MessageSujet: Re: Une enfant sauvage dans un monde sauvage


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