[EVENT] Que la neige soit noire

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MessageSujet: Re: [EVENT] Que la neige soit noire Mer 14 Oct - 16:35

Eye Of The Tiger
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J'avais été l'un des premiers à entrer dans la grotte, clopinant malgré mes jambes tremblantes pour me mettre à l'abri, pour pouvoir m'asseoir sur une proéminence rocheuse et reprendre mon souffle, perdu quelque part dans la tempête. J'avais déjà parcouru des dizaines de fois une distance semblable sans jamais ressentir cette fatigue, aussi me surprenait-elle. Pavel m'avait pris sous son aile dans les douces tiédeurs du printemps et j'avais sué sang et eau sous les chaleurs d'été, m'endurcissant toujours un peu plus. La neige était-elle si fatigante à parcourir qu'elle me vole mon souffle, ma force ? Je fermai les yeux quelques secondes avant de les rouvrir à la hâte, cherchant mon assise à tâtons. Cela ne faisait qu'empirer les choses, le sol tanguait sous mes pieds et perdait toute consistance. L'absence de vent cependant me permit de remettre la main sur mes pensées, de me retrouver en quelques sorte, ce qui m'apaisa. Au fur et à mesure que tout le monde entrait dans la grotte, je retrouvais mes forces. Et me jurais silencieusement de m'endurcir plus en vu du prochain hiver.

Quand tout le monde fut à l'abri, on s'enfonça dans les profondeurs. Dans mon dos, la silhouette de chacun se découpait dans le cercle de lumière venant de l'extérieur. On distinguait encore la danse des flocons grisâtres dans les vents mais, sans le son, tout paraissait irréel. Et, aussi soudainement qu'on souffle une bougie, la lumière disparut, ne laissant place qu'aux ténèbres. La réalité se distordit complètement. Les sons s'étiraient sans raison dans le long corridor, se répercutaient à qui mieux-mieux sur les murs, le sol, le plafond, faussant notre perception des choses, nous perdant les uns les autres. Notre propre souffle semblait sortir de la bouche d'un autre, se mélangeant à l'air humide qui nous entourait désormais. Mes mains rencontrèrent une paroi qu'elles quittèrent aussitôt. Elle était moite, presque gluante. Mieux valait garder sa propre chaleur intacte. Je songeai à Lola, derrière moi, à quelques pas. Ou dix ? J'avais beau tendre les bras dans tous les sens, je ne touchais rien de chaud, rien d'humain.

Depuis combien de temps marchions-nous ainsi à l'aveuglette, sans traces d'espace ou de temps ? Autour de moi, l'air passait de halitueux à épais en un clin d’œil, se chargeant d'une odeur douceâtre qui disparaissait aussitôt, comme inventée par mon cerveau affolé par ce manque de repères tangibles. Ici et là, proches et lointains, leurs pas m'indiquaient que je n'étais pas seul dans le noir, que quelque part se trouvait quelqu'un, que je pourrais bientôt toucher, étreindre et qui m'étreindra à son tour. Ici et là, proches et lointains, leur souffle m'indiquait que d'autres étaient encore vivants. Là et ici, lointains et proches, des gémissements retentirent. Encore vivants pour l'instant... Je me giflai. Le son se répercuta dans le vide sans que rien n'y réponde.

Combien de temps encore allions-nous marcher au hasard ? Allions-nous déboucher la bouche en cœur de l'autre côté des grottes et découvrir la mer avec soulagement ? Allions-nous seulement revoir le jour avant de mourir ? Je fus pris d'une envie de vomir. L'air était si... lourd et sirupeux, il me semblait qu'il ne descendait plus jusqu'à mes poumons. La panique comprima ma poitrine. N'avais-je échappé au Régime de Fer que pour mourir comme un pleutre dans le noir complet, entouré mais seul ?

Et, tout aussi éloignée qu'à proximité, la voix chaude et rassurante d'Alek me tira de ma turpitude. Mes mains fouillèrent frénétiquement ma besace à la recherche de la petite bourse où se cachait mon briquet et son galet et se refermèrent dessus avec avidité. Que pouvais-je donc enflammer qui nous rassemblerait tous, nous rendant la vue et avec elle, l'espoir de s'en sortir vivant ? Un deuxième tour de sac me fit retrouver les feuillets qu'Aschton m'avait remis, dans de bien plus glorieux buts que de finir en cendres. Cela ferait l'affaire, quelques minutes, le temps de trouver autre chose. Je m'agenouillai et, tout en tentant de calmer mon souffle, entrepris de faire gerber de minuscules étoiles contre le papier.
.



Action - Tenter de trouver une source de lumière fiable.


Dernière édition par Théodore Lefaucheux le Sam 9 Juil - 12:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [EVENT] Que la neige soit noire Sam 17 Oct - 4:30

Je suis le son que personne ne fait, je suis l'ombre dans la nuit, et le vent dans tes cheveux
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Vous avez tenté de trouver une source de lumière fiable :

Soudain, des étincelles germent dans le noir, puis s’enracinent à du papier, elles poussent en une grande flamme qui fait fleurir des éclats rocheux. Malheureusement, les flammes consument très vite les maigres feuilles et, conséquemment, la lumière se fane après seulement quelques secondes.


La brève lumière aura accordé juste le temps nécessaire pour voir la grande silhouette glabre d’une créature grotesque pendue à la paroi et, ou, la forme hérissée d’une petite créature humanoïde.


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MessageSujet: Re: [EVENT] Que la neige soit noire Dim 8 Nov - 16:37

Frostbitten Requiem to a Forgotten Elegy
Masculin

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Une délicatesse de verre pour bloquer le fil de pensées se consumant au rythme de la ferveur vindicative des bourrasques enneigées. Une délicatesse transparente pour mieux embuer la torpeur miséreuse du hurlement d’un millénaire.

J’avais pointé les cavernes dans un désir d’évitement fallacieux, couvant Lola pour pouvoir oublier mon envie de m’effacer au cœur de la tempête, de contrevenir à cet instinct démesuré qui me sommait d’exister. Le froid scandait et je persistais péniblement, éternellement coincé dans l’étau de son étreinte funeste. La fureur immaculée du vent m’enhardissait et me tuait implicitement, chargeait mes pas d’une fougue obstinée qui se traduisait au travers des tremblements et des sueurs froides qui envenimeraient mes cauchemars dans les semaines à venir. Domina de toutes mes chimères, il serait cette convergence de couleurs complète, cette entité d’impossibilités balistiques, il me sourirait et m’entrainerait et jamais, jamais, jamais, – Yui en était la preuve vivante, existence asynchrone, cauchemar synaptique, songe cervical – je n’arriverais à me dissocier de sa poigne.

Il y avait un prix à tout, un prix à l’existence, un prix à l’oubli, et mon cœur battait cette désorientation fétide que m’avait imposé ma naïveté, il y avait de cela plus d’un siècle.

Ha. Délicatesse.

Peu importe où j’allais, le blanc me suivrait toujours.

LA PÉNOMBRE SE VOILE DE BLANC.

L’intérieur de la grotte laissait résonner les lamentations de l’amant bafoué, de cette part perdue de moi-même qui tâtonnait à l’aveuglette en espérant sentir ses mains se refermer sur la consistance frêle d’un corps qui masquait l’implacabilité de sa puissance. Le murmure de l’incertitude pointait dans la noirceur rêche d’un tunnel dont la longueur incitait à la perte. La perte de soi au travers de manifestations de manques diverses et fugaces, qui s’immiscerait par l’accélération des pulsations cardiaques pour en venir à tordre l’air barbotant au creux des poumons.

Ce fut probablement ce murmure qui m’écarta momentanément de Lola, qui exacerba le résonnement de la conspiration des foulées chevrotantes des pionniers de l’éden d’Alan la fourbe idole de plomb. Une seconde je me tenais au bord d’un gouffre prometteur de tout, la morsure nostalgique de la glace se frayant un chemin au travers de mes artères, scindant mes nerfs de son auréole grelottante, puis, juste comme ça, plus rien. Plus rien d’autre que le blanc pour me calciner la chair. Je tendis les doigts, papillonnant des paupières dans une tentative vaine de voir, de percevoir, cherchant du bout des phalanges les contours de la silhouette méconnue qu’était celle de Lola.

Mon toucher ne rencontra que la stagnance gelée de l’air. Mon cœur s’affola dans un tambourinement soucieux. Je battis des cils, encore et encore, m’écœurant de tous ces souffles sonores qui s’adonnaient à une cérémonie nuptiale digne d’un mauvais film de série B. Mes ongles trouvèrent une surface rocailleuse et s’y logèrent, laissant l’écho d’un crissement calcareux s’ajouter à la cacophonie des paniques muettes.

Il semblait y avoir quelque chose de fondu dans le noir, une présence goudronneuse qui se camouflait dans les replis humides de la pierre et des fungi. Elle entremêlait ses respirations aux nôtres, serpentant avec une agilité qui ne s’agençait que trop sinistrement à l’atmosphère. Mes doigts quittèrent la cloison granuleuse pour faucher de nouveau l’air, piochant les ténèbres dans une nouvelle tentative de trouver Lola.

Quelque chose ne tournait pas rond et, malgré la vérité indéniable qui faisait d’elle une personne plus solide et forte que moi, elle demeurait la membre la plus vulnérable de l’expédition. Ou plutôt, la tumeur chargée d’affect émotif qu’elle portait me permettait de la catégoriser ainsi.

Je toisai le néant.

Qui mourrait en premier ?

Une petite voix, d’abord trop près, puis ensuite trop loin, me chuchotait un ressenti similaire. Ses intonations n’appartenaient à aucune des femmes dont je connaissais la voix, pas à Lena que je reconnaitrais avant n’importe quelle autre des âmes du village, pas à Lola, encore trop vive et virulente dans mon esprit pour que j’arrive à l’oublier. Teva grommelait des incohérences sourdes qui se voyaient avalées par la cohue des cognitions, par ce désir primaire qui nous poussait à fuir le froid, à nous abriter. Je n’avais même pas besoin de fermer les yeux pour avoir l’impression d’être de retour dans ma capsule.
Il faisait noir. Il faisait froid. Le blanc irradiait mon cœur.

Et je ne me souviens pas. Pas vraiment, pas de quoique ce soit, simplement de cet éveil et du regard trop profond d’un Alan écourtant le tact.

Nous étions coincés.

Une pensée me susurrait que je pouvais au moins me réjouir de l’absence d’Émilie-Anne, de sa persistance à réussir notre pari coûte que coûte, à survivre, à vivre. La superposition de sa voix à celle de Teva m’aurait empli d’effroi, d’incertitude, aurait exagéré les explosions monochromes qui filtraient devant mes prunelles, les auraient magnifié de sorte à les rendre grotesques, réellement meurtrières. Soit. J’avais une promesse à tenir, un sourire à coudre à mes les remparts tégumentaires de mon visage.

Je n’allais pas mourir. Et le blanc ne m’étoufferait que depuis le voile des rêves.

Ou peut-être que je rêvais et que Eve tirerait bientôt du lit. Peut-être que j’étais ce cadavre que nous avions croisé à l’entrée de la grotte.

Ha.

-

Ce ne fut qu’au bout d’un moment, à l’orée de la concertation des silences, qu’Aleksei s’emporta, grognant une intempérie qui, comparée à la tempête extérieure, me paraissait plus chaude, plus rassurante. Une percée de vivacité humaine pour roucouler contre le blanc, pour minauder au gré des vagues du concerto respiratoire ; Tu ne penses pas, Ashton. Tu ne penses jamais. Au moins, certains sont disposés à le faire à ta place.

Je fouillai machinalement mes poches, serrant mes doigts contre le vide qu’avaient laissé mes ustensiles d’écriture lorsque je les avais confiés à Théodore, grommelant une insatisfaction étouffées par les couinements vaporeux des êtres m’entourant. Je n’avais rien qui pouvait être utile à la formation d’une clarté qui restaurerait notre vision. Rien.

Je soupirai.

-

L’embrasement soudain d’un tierce combustible m’arracha un sursaut et je posai mon regard droit devant, momentanément figé, accrochant dans ma pétrification les cheveux de Lola pour mieux les déposer sur une silhouette ombrageuse, inconnue au bataillon, qui décorait le mur derrière elle.
L’éclairage disparu comme il était venue et ma gorge se noua.

« Something is wrong . . . », chuchotai-je, alors que fixais deux lucioles de lumière découpant des formes sphériques là où j’avais aperçu . . . . ce que j’avais aperçu.

L’appréhension me rongeait les os.



I'll Always Strive to Shine for You.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Que la neige soit noire Jeu 16 Juin - 6:33

Je suis le son que personne ne fait, je suis l'ombre dans la nuit, et le vent dans tes cheveux
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Vous avez observé deux points lumineux au loin:

Dans la lumière, les ombres deviennent un cauchemar qui ne s'éteint pas dans la noirceur retrouvée. Deux orbes flottent encore dans le noir, elles regardent, fixent, lorgnent, et soudain, plus rien. Les ténèbres sont totales. Totale comme la peur qui ronge les entrailles des avalés. On entend le silence : le silence entre les murmures, les gémissements, les plaintes, mais cette fois, le silence n'a rien d’apaisant.

La bête est bien réelle, et elle enfonce son existence dans de la chair fraiche. Un cri féminin déchire le vide.

Malgré les ténèbres opaques, les hurlements, les frottements et les craquements dessinent très clairement la scène horrible qui se déroule dans la caverne : la bête s'est emparée d'une personne et entreprend de dévorer celle-ci alors qu'elle vit encore.



La créature s'est emparée de Teva Riddell qui mourra dans d'atroces souffrances, surpassées seulement par l'horreur que celles-ci inspirent.


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MessageSujet: Re: [EVENT] Que la neige soit noire Jeu 16 Juin - 6:55

Pionnier
Féminin

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Elle s'éveille avec la lumière et aperçoit la petite forme vautrée de l'ombre. Pendant quelques instants, elle croit discerner sous les fourrures cadavériques la forme d'une enfant.

Elle est curieuse, mais la lumière se meurt. Toutes ses peurs évaporées, elle cherche dans les entrailles vaporeuses de la caverne l'enfant, mais ses mains trouvent plutôt la peau ridée de la mort.

Elle pousse des hurlements carmin pour omettre l'horreur qui déchire son corps, mais dessine plutôt celle-ci avec tous les sons qu'elle est capable de produire. Elle sent ses membres qui se déchirent, son sang qui s'enfuit, et la vibration des cris dans sa gorge. Elle crie plus fort, et plus fort, et plus rouge, mais tout le liquide brulant dans sa gorge ne pourrait réchauffer l'effroi qui lui glace le sang.

Elle meurt, comme elle l'avait prédit. Toutefois, elle avait eu tort de penser qu'elle allait mourir seule puisque la bête l'embrassait férocement.

Mourir seule. Si seulement.

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MessageSujet: Re: [EVENT] Que la neige soit noire Jeu 16 Juin - 9:09

Une ombre parmi leurs ombres
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Tu es presque dehors. Tu sens les odeurs de froid, de pin et de résines qui s'infiltrent dans la grotte. Mais encore, tu hésites.

Les bipèdes sont aveugles, perdus. Aucun n'en sortira vivant. La bête le prendra comme une victoire. Elle marchera sur ton territoire. Les bipèdes sont plus faciles à vivre.
Tu fais demi-tour.

Elle prend son temps. Elle ne craint rien, du sol à la voûte s'étend son terrain de jeu. Et même les meilleurs d'entre eux ne voient rien. Oh, ils la sentent, indistinctement, c'est sûr... Mais elle prépare la peur, la fait monter, enfler jusqu'à s'en enivrer.

A toi d'incarner l'ombre que tu es.
Tu te coules entre eux, tu cherches les chasseurs. Tu attrapes des doigts, tu les glisses dans une main. S'ils décident de faire demi-tour alors, elle n'en emportera peut-êt...

Tu n'as que le temps de protéger tes yeux que jaillit la lumière. Aussi minuscule soit-elle, elle inonde les parois comme un éclair et révèle à tous ce que dissimulait le noir. Fou ! La mort a arrêté son choix.

Le temps que s'éteignent les flammes, naissent les cris qui remplacent la clarté par autant d'aiguilles qui transpercent les âmes. Ce n'est plus l'humidité qu'exsudent les roches mais la peur. Et le temps leur est compté.

Une voix rauque attire les autres et les guident. Tu multiplies les contacts, tu rapproches les corps et quand rester plus est impossible, tu t'empares de la première main et tu tires. Ici seule s'applique la loi de la nature et les trainards y resteront, os à ronger pour la bête.
Tu te fais phare dans la nuit, t'enfonçant dans les ténèbres tête nue pour mieux sentir les effluves d'air qui indiquent une sortie.

Cul-de-sac.

Mais l'air est là, la vie est de l'autre côté. La main que tu tiens, qui ne t'a pas lâchée, tu la donnes à la roche. Là est la sortie, murmures-tu en silence. Trouve-la. Et des tiennes, tu t'affaires, chaque interstice est une prise, chaque creux est une avancée.
Tu grattes, tu grattes à t'en saigner les mains, et le sang de mille mains se joint au tien. Jusqu'à ce que s'écroule le mur.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Que la neige soit noire Sam 18 Juin - 4:20

Je suis le son que personne ne fait, je suis l'ombre dans la nuit, et le vent dans tes cheveux
Féminin

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La lumière pleut dans la caverne avec la violence d'une averse. En quelques secondes à peine, elle lave la silhouette de l'ombre qui se défait et se mue en une toute jeune fille. Elle porte des peaux de bête et est barbouillée de sang, mais elle est bien humaine, contrairement à la bête qui résonne encore dans les cris mourants de Teva.

L'enfant sauvage s'extirpe de la caverne et vous invite prestement à la suivre vers la survie.
Dehors, la tempête est calmée, mais l'horizon est brumeux et jaunâtre, alors que le sol est gris de neige et de cendres. À l'insu de tous, un volcan lointain a craché sur le monde. Maintenant, il se rendort, mais pas sans que l'orage ait porté les couleurs de son souffle brulant. Une odeur humide de soufre vole dans l'air, et pourtant, se respire comme la vie qui persiste.

Il neige encore un peu, mais plus pour longtemps.

Dans le froid qui fond, au loin, on entend un oiseau qui siffle entre les branches. Sur sa brindille, il sautille, plein d’espoir. Il lustre ses ailes avec la pluie qu’il essuie, et il chante le beau temps qui renait dans l’averse légère.


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